L’Espagne est furieuse, elle a tord!
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Décidément, les espagnols se débarrassent mal de leurs vieux complexes. La raison, cette fois, de leur frustration ? Ne pas avoir été invités au fameux sommet monétaire mondial du 15 Novembre organisé par Washington..
Depuis l’annonce de ce rendez-vous, il ne se passe pas un jour sans que les dirigeants –et l’opposition de droite !- se battent bec et ongle pour participer à cette réunion. Même si, en privé, ces derniers reconnaissent qu’en dépit des assurances de Nicolas Sarkozy, aucune mesure concrète significative ne devrait être adoptée. Peu importe, disent-ils, question de principe !
Sans relâche, le gouvernement socialiste, sébile à la main, tire inlassablement les sonnettes du monde entier ! Aucun chef d’Etat « respectable » n’échappe aux doléances, aux plaintes plutôt, des dirigeants Madrilènes. La presse a pris le relais : les éditorialistes de tous poils agitent leurs plumes dans tous les sens pour dénoncer cette ségrégation. Ils rappellent à l’envi que l’Espagne occupe la 8éme place au hit parade économique mondial en terme de PIB. Ah mais…
Les espagnols furieux ? Le mot est faible. Ils sont … humiliés par une telle mise à l’écart.
Cette insistance tourne presque au ridicule. L’autre jour, une indiscrétion dans la presse révélait que la France, ô combien généreuse, allait céder son jeton de présence à l’Espagne. Un geste gratuit puisqu’elle participera de toutes façons au sommet en tant que Présidente de l’Union Européenne. Cette proposition a ravivé les espoirs. Mais semble avoir fait long feu. La droite s’est offusquée sur le thème : « nous ne demandons tout de même pas un strapontin ! ».
Alors, ira, ira pas ? La question a ouvert un débat national. L’Espagne qui ne fait partie ni du G4, ni du G8, ni du G 20 devrait, peut-être, se glorifier, au fond, de ne pas cautionner une rencontre orchestrée par un Président américain finissant. Qui sait, elle pourrait à terme faire figure de sage et, dans un avenir proche, se convertir en référence pour dispenser ses conseils avisés à un monde capitaliste déboussolé. Madrid peut, en tout cas, se glorifier de deux choses : de posséder une banque Centrale d’Espagne vigilante qui lui a permis de surfer sur la crise et d’avoir soufflé à Nicolas Sarkozy l’idée d’une réunion des dirigeants de l’Euro-groupe d’où est sorti le fameux plan européen ! Pas de quoi avoir des complexes ! Franchement pas..