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Mari Luz, 5 ans, faisait partie du quotidien des espagnols. Son corps a été retrouvé, gisant au bord d’un fleuve de Huelva, en Andalousie, le 8 mars dernier. 54 jours après sa disparition !
Tout le pays connaissait son visage diffusé via internet. Des centaines de milliers de pétitions pour la retrouver avaient été signées. Le propre Président du Gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero avait promis aux parents une enquête exemplaire. Et puis brusquement ce meurtre, ce petit corps chétif abandonné sur une rive !
Aujourd’hui les espagnols au-delà de la cruauté de l’assassinat sont bouleversés. Indignés ! Car l’assassin présumé de la fillette , un certain Santiago del Valle, était un pédophile archi-connu des services de police. Il avait été condamné pour actes sexuels contre des mineurs par un Tribunal de Séville. Une fois même contre … sa propre fille !
Au moment des faits, cependant, il errait libre, à Gijon, dans le Nord de l’Espagne. Un magistrat Rafael Tirado avait jugé bon de ne pas faire éxécuter la sentence le condamnant.
Ce juge, voué aux gémonies par l’Espagne entière, vient d’être condamné pour « faute grave » par une Commission disciplinaire à … 1500 euros d’amende ! Pas davantage.
La vie d’une enfant, décidément ne vaut pas cher !