Berliner Luft, le blog de Lise Jolly

Lise Jolly, envoyée spéciale permanente à Berlin pour Radio France.

Berlinerin !

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© Calmann-Lévy

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© roro

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Hélène Kohl connaît bien les Pintades berlinoises et pour cause, elle en est presque devenue une. La petite française arrivée au début du siècle dans la capitale allemande à écumé tout ce qu’on peut trouver de plus bizarre, de plus alternatif, de plus branché aussi pour nous décrire la vie des ces berlinoises décomplexées, fortes et sûres d’elles-mêmes. Savoureux, exotique, authentique, à déguster ! Petit extrait : « Je n’ai pas peur. »

Voilà le credo des Berlinoises. Elles écrivent dans la pierre qu’elles ne freineront pas, quoiqu’on dise de leurs projets, de leurs envies, de leurs passions. Même s’il faut rebâtir Berlin brique par brique comme après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Les hommes ont détruit Berlin, les femmes l’ont reconstruit. Tout le monde le sait ici. La basse-cour du XXI ème siècle n’en est pas peu fière. Elle s’en vante même souvent et criaille : « Nous n’avons pas besoin des hommes ! »

Est-ce pour cela qu’elle est rarement élégante ? Qu’elle évite (presque avec soin) les allures sophistiquées ? Que son pragmatisme met à mal toute velléité d’ironie ou de second degré ? Qu’elle est gouailleuse ?

A lire pour comprendre Berlin, ville à part, les berlinoises, filles à part, et découvrir aussi les addresses les plus trash et les plus branchées aussi de la capitale allemande…

Un autre livre nous plonge aussi au coeur de la société allemande, il raconte le desespoir d’un français face à l’attitude des femmes allemandes et recoupe en bien des points des points l’ouvrage d’Hélène Kohl.
Ecrit en Allemand, “Zur Sache, chérie”, d’Alain-Xavier Wurst, nous plonge dans l’univers de l’incompréhension entre les sexes qui vaut chez les jeunes générations allemandes. La guerre, le féminisme, la culture protestante sont passés par là. Les femmes allemandes sont impossible à draguer, les hommes allemands ne draguent pas non plus d’ailleurs. Forcer son naturel, mettre en oeuvre une tactique de séduction relève ici presque de l’hypocrisie, de l’inconvenance au pays où en matière de sexe pourtant la société n’est pas farouche. Mais le sexe n’est pas les sentiments, et là on rentre dans le domaine de l’intime, de l’engagement et de la peur qui va avec. Dangereux !
Mais tout de même un problème pour cette société dont les jeunes poursuivent l’université et l’adulescence jusqu’à 30 ans, et dont 40 % des jeunes diplômées se gardent bien de faire des enfants…

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