Eclaircissements salutaires
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Bon, on y voit un peu plus clair désormais sur les raisons qui ont motivé le rehaussement du seuil d’alerte terroriste en Grande-Bretagne.
Il y a d’abord des renseignements échangés entre les services secrets indiens et britanniques. Les indiens ont arrêté un homme, Amjad Khwadja, soupçonné d’être impliqué dans plusieurs attaques contre des intérêts indiens. Or cet homme aurait fait état d’un complot ourdi depuis le Pakistan visant à s’en prendre à des avions indiens au départ de Bombay ou de New Delhi.
Il y a ensuite deux hommes, un Egyptien et un Saoudien, interdits de vol très récemment à Heathrow et à Chicago, car ils figuraient sur une liste noire de suspects liés à la mouvance intégriste islamiste.
Il y a encore un précédent : un attentat raté à Noël en lien avec le Yémen.
Et deux réunions internationales d’importance prévues la semaine à Londres. L’une sur le Yémen justement, et l’autre sur l’Afghanistan.
Voilà donc pourquoi, dans ce contexte, le comité chargé de la sécurité ( le JTAC) a préféré renforcer sa garde, même si aucun de ces renseignements ne mentionne de menace spécifique d’attentat contre la Grande-Bretagne.
Mais jusqu’où la menace terrorisme empiète-t-elle sur les libertés ? C’est la question que posait dans le même temps cette manifestation plutôt inhabituelle qui a eu lieu ce week-end dans les rues de Londres.
Des photographes professionnels, de plusieurs pays, ont manifesté pour dire qu’ils en avaient assez de se faire interpeller par la police lorsqu’ils prennent des clichés dans les lieux publics. C’est désormais assez courant. Les lois antiterroristes sont détournées pour justifier des fouilles policières qui n’ont pour but que de dissuader les photographes de travailler.
Cela étant, ces lois sont détournées dans bien d’autres domaines…
Des municipalités les utilisent pour surveiller leurs administrés, afin de vérifier qu’ils sont bien domiciliés où ils le prétendent. Certains vont même jusqu’à fliquer les possesseurs de chiens pour vérifier qu’ils ne laissent pas leurs animal préféré faire leurs déjections dans la rue.
Il est vrai que dans ces cas là, la sécurité des citoyens est sérieusement menacée !