Eclaircissements salutaires
Bon, on y voit un peu plus clair dĂ©sormais sur les raisons qui ont motivĂ© le rehaussement du seuil d’alerte terroriste en Grande-Bretagne. Â
Il y a d’abord des renseignements Ă©changĂ©s entre les services secrets indiens et britanniques. Les indiens ont arrĂŞtĂ© un homme, Amjad Khwadja, soupçonnĂ© d’être impliqué dans plusieurs attaques contre des intĂ©rĂŞts indiens. Or cet homme aurait fait Ă©tat d’un complot ourdi depuis le Pakistan visant Ă s’en prendre Ă des avions indiens au dĂ©part de Bombay ou de New Delhi.Â
Il y a ensuite deux hommes, un Egyptien et un Saoudien, interdits de vol très rĂ©cemment Ă Heathrow et Ă Chicago, car ils figuraient sur une liste noire de suspects liĂ©s Ă la mouvance intĂ©griste islamiste.Â
Il y a encore un prĂ©cĂ©dent : un attentat ratĂ© Ă NoĂ«l en lien avec le YĂ©men.Â
Et deux rĂ©unions internationales d’importance prĂ©vues la semaine Ă Londres. L’une sur le YĂ©men justement, et l’autre sur l’Afghanistan.Â
VoilĂ donc pourquoi, dans ce contexte, le comitĂ© chargĂ© de la sĂ©curitĂ© ( le JTAC) a prĂ©fĂ©rĂ© renforcer sa garde, mĂŞme si aucun de ces renseignements ne mentionne de menace spĂ©cifique d’attentat contre la Grande-Bretagne.Â
Mais jusqu’où la menace terrorisme empiète-t-elle sur les libertés ? C’est la question que posait dans le même temps cette manifestation plutôt inhabituelle qui a eu lieu ce week-end dans les rues de Londres.
Des photographes professionnels, de plusieurs pays, ont manifestĂ© pour dire qu’ils en avaient assez de se faire interpeller par la police lorsqu’ils prennent des clichĂ©s dans les lieux publics. C’est dĂ©sormais assez courant. Les lois antiterroristes sont dĂ©tournĂ©es pour justifier des fouilles policières qui n’ont pour but que de dissuader les photographes de travailler.Â
Cela Ă©tant, ces lois sont dĂ©tournĂ©es dans bien d’autres domaines…   Â
Des municipalitĂ©s les utilisent pour surveiller leurs administrĂ©s, afin de vĂ©rifier qu’ils sont bien domiciliĂ©s oĂą ils le prĂ©tendent. Certains vont mĂŞme jusqu’à fliquer les possesseurs de chiens pour vĂ©rifier qu’ils ne laissent pas leurs animal prĂ©fĂ©rĂ© faire leurs dĂ©jections dans la rue.Â
Il est vrai que dans ces cas là , la sécurité des citoyens est sérieusement menacée !















24 janvier 2010 Ă 11:46
Dis Jacques, tu ne t’arretes jamais de travailler?
C’est dimanche aujourd’hui, je sais pas, va faire un tour en ville, dans un parc, prends-toi un cafe, lis tes journeaux, fais du sport, mais surtout arrete de bosser!
Je ne sais pas ce que ca vaut, mais il y a des rumeurs qui circulent a propos de ces reunions cette semaine. Cette securite accrue serait en particulier pour la Secretaire d’Etat des US, Hilary Clinton. Quand on se rappelle la derniere visite de G. Bush a Londres (le centre ville etait paralyse, des bobbies partout et aux frais de l’Etat Britannique bien sur!), je crois qu’il y a au moins un peu de vrai la-dedans.
Pour l’affaire des photographes, il y a une autre affaire qui dure depuis des annees, celle des “trainspotters”. C’est un loisir treeeees britannique (je connais aussi un “plane spotter” pour vous dire) et meme si ce n’est pas du tout mon truc, y’a pas de raison de ne pas les laisser faire. Leur dada est de voir passer des trains, de noter leur(s) numero(s), la date et l’heure precise de leur passage, et d’en prendre des photos. Et depuis 2003 au nom de la securite nationale, ces pauvres gens risquent ÂŁ1000 d’amende s’ils se font arreter en “flagrant delit”. Ils seraient aussi sur le point de se faire banir de King’s Cross. Paranoia…….