Ce que sera l’annĂ©e 2009
Content de vous retrouver en ce début d’année que je vous souhaite heureuse !
Ce ne sont malheureusement pas de bonnes nouvelles que je vous annonce. Je rentre de France où la crise est, certes, sur toutes les lèvres, mais je dois vous dire qu’ici, c’est pire. Ce pays qui a connu des années d’euphorie, qui affichait des taux de croissance insolents et un chômage très bas, tombe de beaucoup plus haut que nous.
D’un côté, le marché immobilier s’effondre. Il est vrai que les prix étaient montés tellement haut qu’il fallait que cela cesse. Le laxisme des banques qui avaient prêté à n’importe qui et sans conditions avait entrainé une bulle qui aujourd’hui éclate.
Dans le même temps, la population surendettée a mis un terme à  sa frénésie de consommation. Le crédit ayant fonctionné comme un produit dopant, tout semble s’effondrer comme un château de carte.
Après Woolworths et ses 27 000 salariés, c’est Marks & Spencer qui annonce la suppression de 1700 emplois. Mais la liste ne fait que commencer : les enseignes que sont Debenhams, Next, Principles, Waterford, Wedgwood, Adams, Oasis, Passion and Perfume, et j’en passe, seraient, elles aussi, en difficulté… Et Gordon Brown reconnaît que la baisse de la TVA ne suffira pas.
Pour conjurer la crise, le Premier ministre n’a qu’une solution : emprunter à son tour. Il annonce la création de 100 000 emplois. Le secteur public doit compenser ce que le privé ne fait plus. Et pour montrer qu’il est aux côtés des plus pauvres, il va s’immerger pendant trois jours en province, dormant dans les hôtels, contrairement à son prédécesseur Tony Blair qui rentrait chaque soir à Downing street.
Dans le même temps, le chef des conservateurs David Cameron promet des baisses d’impôts sans convaincre. Du coup, une différence idéologique réapparait entre une gauche plus dépensière de l’argent public et une droite qui mise sur la prudence de l’Etat.
Voilà donc ce que sera 2009 : Une année économiquement catastrophique, sur fond de clivage entre des travaillistes et des conservateurs qui se donneront un rendez-vous électoral majeur. Mais pour plus tard : sans doute en 2010 !















9 janvier 2009 Ă 21:20
Merci Jacques, pour la qualité de vos reportages, de vos analyses et de vos commentaires.
Happy new year !