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Le blog de Jacques Monin


Gordon joue gros

economie, politique

Gordon le joueur. Le grand pari. Le new labour est mort… Que ne lit-on pas depuis l’annonce du budget 2009 qui se traduira par une frénésie de dépenses publiques ?

Le Chancelier de l’Echiquier l’a dit et répété : à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Pas question de laisser les gens souffrir et le pays s’enfoncer la récession. Puisque l’économie ne fonctionne plus, l’Etat va lui donner un coup de pouce, ou plutôt un coup de pied au derrière, en allégeant les impôts, en baissant la TVA, et en investissant dans les routes, les écoles et les logements sociaux. C’est ce qu’on appelle doper la machine économique.

Mais tout cela a un prix, et c’est là qu’est le hic : pour compenser ces dépenses, l’Etat va emprunter 350 milliards sur cinq ans !!! Son taux d’endettement va atteindre 57% du PIB en 2012. C’est ce qui fait hurler l’opposition qui explique qu’il faut toujours rembourser et que derrière ce plan en apparence ambitieux et généreux, se cache une bombe à retardement qui s’appelle un plan d’austérité pour plus tard.

Il est vrai que tout cela ne ressemble pas à Gordon Brown. Le Premier Ministre déjoue tout les pronostics. Lui qui était d’une prudence extrême fait un pari risqué qui s’appuie sur des prévisions très optimistes de retour de la croissance dès 2010.

Mais il n’échappera Ă  personne qu’en 2009 ou en 2010 (selon les sondages), il y aura des Ă©lections. Ce plan s’appelle donc aussi un va-tout. Gordon Brown sait qu’il a un an pour convaincre qu’il est le mieux Ă  mĂŞme de soulager la souffrance des classes moyennes et populaires. Ce qu’il va essayer de faire Ă  court terme. Ce n’est pas un hasard s’il propose une nouvelle tranche d’imposition pour les plus riches qui ne sera mise en place qu’en 2011,  s’il est reconduit.

Il redistribue aussi les cartes politiques, puisqu’on peut de nouveau identifier une différence entre Labour et conservateur.

L’année qui vient n’en sera que politiquement plus intéressante.

Maintenant ensuite… Lorsque l’on sait que l’endettement privĂ© Ă©tait dĂ©jĂ  de 174% du revenu intĂ©rieur brut, et que l’endettement public va lui aussi augmenter. On ne peut que reconnaĂ®tre que si le pari est osĂ©, il est aussi très risquĂ© !

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martel

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