Le blog de Grégory Philipps

Jérusalem, Gaza, Tel-Aviv, Ramallah

Article(s) pour avril 2012

Netanyahu endeuillé, la vie politique israélienne s’arrête

Lundi 30 avril 2012

L’historien Bentzion Netanyahu est mort ce matin à l’âge de 102 ans. Ce fervent partisan de la droite nationaliste fut le secrétaire de Zeev Jabotinsky mais aussi le père de trois garçons : Yonatan, un officier tué lors de l’opération de sauvetage des otages d’Entebbe en 1976, Iddo, écrivain et dramaturge et Benjamin Netanyahu, actuel premier ministre de l’état d’Israël.

Si les médias israéliens parlent tant aujourd’hui de la disparition de Bentzion Netanyahu, c’est parce que beaucoup d’analystes pensent que cet homme classé très à droite a eu une influence fondamentale sur les convictions politiques de son fils. On se souvient que lors du premier mandat de Benjamin Netanyahu, à la fin des années 90, son père l’avait violemment critiqué pour avoir accepté un retrait partiel de la ville d’Hébron en Cisjordanie. 

En raison du deuil qui frappe le chef du gouvernement, plusieurs partis ont décidé d’une pause dans la vie politique du pays, alors que débute la session d’été du parlement, la Knesset. Le judaïsme en effet prévoit une période de deuil de sept jours (la shiva) durant laquelle la famille du défunt n’est pas censée travailler afin qu’elle puisse recevoir les condoléances des proches et des amis.   Cette période de deuil devrait donc provisoirement interrompre les spéculations qui fleurissent depuis presque 48 heures maintenant sur la tenue d’éventuelles élections anticipées. Initialement programmées pour l’automne 2013, elles pourraient finalement avoir lieu dans les prochains mois, peut-être fin aout ou début septembre. Netanyahu a fait savoir qu’il trancherait rapidement. « Bibi » pourrait décider d’avancer les élections pour profiter au mieux de sa popularité actuelle. Son parti, le Likoud arriverait, selon toutes les enquêtes d’opinion, largement en tête d’un scrutin qui aurait lieu rapidement. Cela lui permettrait aussi de gérer après des élections un dossier explosif : le projet de loi sur le service militaire qui pourrait être imposé aux jeunes arabes israéliens, ainsi qu’aux ultras orthodoxes. Normalement, le texte doit être examiné le 9 mai prochain par la Knesset et risque de provoquer l’implosion de l’actuelle coalition gouvernementale. Plusieurs journaux avancent que Netanyahu préférera sans doute prendre les devants et ne pas avoir à organiser des législatives dans l’urgence, à l’issue d’une crise gouvernementale. 

A propos d’élections, une information passée inaperçue. Le Djihad Islamique pourrait organiser dans les prochaines semaines ses propres élections internes. L’information du journal Al Sharq al Awsat était reprise hier par le site Ynet. A lire ici. Selon le quotidien, le scrutin prendrait la même forme ou presque de celui actuellement organisé au sein du Hamas. Les élections au sein du mouvement de la résistance islamique se déroulent actuellement dans le plus grand secret, et dans quatre « collèges » ou « circonscriptions » : Cisjordanie, bande de Gaza, à l’étranger, et parmi les militants détenus dans les prisons israéliennes. Selon mes confrères de l’Agence France Presse, ces élections générales au sein du Hamas devraient se conclure par un duel entre le dirigeant sortant Khaled Meechal, et son adjoint Moussa Abou Marzouk. Le numéro 2 du Hamas vient d’ailleurs d’accorder un entretien au quotidien juif new-yorkais Forward à découvrir ici. C’est la première fois qu’un dirigeant de ce mouvement islamiste répond aux questions de la presse juive américaine. Intéressant. 

Après Ramallah

Lundi 30 avril 2012

Après Ramallah est le premier roman de Mathilde Vermer. La jeune femme a travaillé pendant cinq années comme responsable de la communication au sein d’entreprises et de différentes organisations non gouvernementales. C’est dans ce cadre qu’elle a découvert Ramallah et la Cisjordanie. Elle a tiré de cette expérience un livre riche et intéressant. Y est racontée la relation entre Elisa et Youssef, un jeune militant palestinien. Le roman décrit aussi la vie de l’autre côté du mur, les paysages de Cisjordanie, la ville de Naplouse, et les motivations de ces jeunes militants internationaux, qui débarquent en Palestine et que l’on croise, sans vraiment les connaître, dans les manifestations du vendredi à Nabi Saleh ou Bil’in. A découvrir.

 © Editions Michel de Maule

© Editions Michel de Maule

  

La brigade de répression du houmous

Lundi 30 avril 2012

Le houmous est il israélien ? Libanais ? Voire même palestinien ? Régulièrement, l’état hébreu et le Liban se disputent la paternité de cette purée de pois chiche, composée de pois, de tahina (délicieuse pâte à base de graines de sésame), de citron et d’huile d’olive.

 © DR

© DR

Des vidéastes amateurs israéliens ont imaginé ce que serait la vie sans houmous. Le scénario est simple : les députés de la Knesset ont adopté un « Humus act », un projet de loi qui bannit le plat national de la vie de quotidienne des israéliens. Pour d’obscures raisons, l’houmous devient hors-la-loi. Le film « The hummus enforcement agency » est à voir ici. D’une douzaine de minutes, ce court métrage est l’œuvre du réalisateur indépendant Eran Vered. Des personnalités politiques (le député Dov Khenin) ou médiatiques (le journaliste de Ynet Michele Dor) y font une apparition… surprenante. 

A déguster sans modération. 

 

64

Jeudi 26 avril 2012

Israël commémore aujourd’hui le 64ème anniversaire de sa création. C’était le 14 mai 1948, dans le calendrier hébraïque, le 26 avril cette année. 

C’est le moment précis où les dirigeants militaires du pays tentent de calmer le jeu avec l’Iran. Le général Benny Gantz, chef d’Etat major de l’état hébreu, a jugé hier que Téhéran n’était pas prêt à franchir le pas de l’arme nucléaire. Dans un entretien accordé hier à Haaretz, le général Gantz estime que « le guide suprême iranien Ali Khamenei ne voudra pas franchir le pas supplémentaire pour la production d’armes nucléaires. Les sanctions internationales commencent à porter leurs fruits, précise le plus haut gradé israélien, et les dirigeants iraniens sont des gens très rationnels ».  Le ministre de la défense Ehud Barak semble d’ailleurs sur la même longueur d’onde : « l’Iran n’a pas encore décidé de produire une bombe atomique » a dit Barak à quelques heures des cérémonies de Yom Haatsmaout.   

Ce double discours tranche évidemment avec la rhétorique habituelle des dirigeants israéliens, et avec l’analyse du premier ministre Netanyahu selon lequel « les gens qui refusent de voir la menace iranienne n’ont rien appris de la Shoah ».  Gantz et Barak semblent désormais partager l’avis des services secrets israéliens (l’ex patron du Mossad Meir Dagan) et américains aussi d’ailleurs, qui pensent que Téhéran n’a pas encore pris la décision d’enrichir de l’uranium à 90%. Les dirigeants militaires israéliens semblent également se ranger sur la position de Barack Obama qui reste persuadé que « la diplomatie peut encore faire fléchir Téhéran ». 

Alors question : Israël est il est train de renoncer à une intervention militaire sur les installations nucléaires iraniennes dans les prochains mois ? Seul l’avenir le dira.

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

 

PS : A l’ occasion de ce 64ème anniversaire de l’état hébreu, le bureau israélien des statistiques publie des chiffres particulièrement intéressants.

Israël compte désormais 7,9 millions d’habitants (il y aura 8 millions d’israéliens avant la fin de cette année 2012).  75% des habitants sont juifs (5,9 millions). 20% de la population est arabe (1,6 million). Les 5% restants sont chrétiens ou « indéterminés ». 

Il y a maintenant six villes de plus de 200.000 habitants : Jérusalem, Tel-Aviv, Haïfa, Ashdod, Rishon Lezion, et Petah Tikva. 72% des juifs qui vivent en Israël sont nés dans le pays. Ils n’étaient que 35% en 1948. 

Sarkozy en tête en Israël, Mélenchon à Ramallah !

Lundi 23 avril 2012

Voici les résultats quasi définitifs du vote des français d’Israël enregistrés ici par l’ambassade de France à Tel-Aviv et le consulat général de Jérusalem. Première donnée, la participation. Elle est très faible : 15%. Sur les 62.602 inscrits, seuls 9808 votants se sont exprimé.  

En recueillant 77% des suffrages exprimés, pas de surprise, Nicolas Sarkozy arrive largement en tête. Il faut se souvenir qu’en 2007, au deuxième tour, le candidat de l’UMP avait recueilli ici plus de 90% des voix. 

Le score de François Hollande est particulièrement faible si on le compare avec celui enregistré au niveau national : 7.5% 

Marine Le Pen enfin recueille 3,7% des voix.

On notera la particularité du bureau de Ramallah, en Cisjordanie. Sur les quelques 200 inscrits, c’est Jean-Luc Mélenchon qui arrive en tête avec 18 voix sur les 54 bulletins dépouillés. 17 voix pour Hollande et 8 pour Sarkozy. 

La presse israélienne de ce matin enfin note le score enregistré en France par Marine Le Pen. Boycottée par la classe politique du pays, la candidate du Front National a durant la campagne souhaité courtiser la communauté franco-israélienne. Persona non grata en Israël, elle avait envoyé ici au mois de décembre le numéro 2 du FN Louis Aliot. 

Allumer le feu

Samedi 14 avril 2012

Les chrétiens orthodoxes célèbrent Pâques ce weekend. Ils sont 200 millions à travers le monde. Et des milliers d’entre eux étaient ce midi à Jérusalem, en la basilique du Saint-Sépulcre, pour assister à la cérémonie du Feu nouveau. C’est la célébration la plus importante de la foi orthodoxe. Cette tradition du Feu nouveau ou Feu sacré remonte au VIIIème siècle. Et elle donne lieu chaque année à des scènes de ferveur assez impressionnantes. Que je vous propose de partager grâce à ces photos prises ce samedi après-midi…

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

 © G. Philipps / Radio France

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 © G. Philipps / Radio France

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 © G. Philipps / Radio France

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© G. Philipps / Radio France

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

 © G. Philipps / Radio France

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Hamas

Vendredi 6 avril 2012

Frédéric Sautereau est un photoreporter particulièrement doué et plusieurs fois primé. Il a couvert le Nord-Kivu, Haïti, l’Irlande du Nord… et Gaza. L’un de ces derniers projets est d’ailleurs consacré au Hamas, le mouvement de la Résistance Islamique. Ses 89 photos font l’objet d’une exposition précisément intitulée « Hamas » et qui doit être présentée à partir du 10 avril prochain à Angoulême. 

Richard Prasquier, le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) assure dans un entretien accordé à mes confrères de la Charente Libre qu’il se réserve le droit de « recourir à tous les moyens pour faire annuler cette exposition, Hamas » estimant qu’elle fait « l’apologie du terrorisme ». 

Sans vouloir alimenter la polémique, je me permets de rappeler à Monsieur Prasquier que les journalistes qui couvrent cette région complexe sont amenés à rencontrer et à interviewer toutes sortes d’interlocuteurs : des juifs, des arabes, des laïcs, des religieux, des habitants de Tel-Aviv ou de Naplouse, des représentants politiques de tous bords, des habitants juifs de Cisjordanie et leurs voisins palestiniens, etc. Et parfois, quand nous allons à Gaza, des représentants du Hamas afin de tenter de comprendre qui sont ces gens qui dirigent ce territoire depuis 2007. Comme ici en septembre 2011 avec l’un des principaux dirigeants du Hamas à Gaza Mahmoud Zahar :

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

Il n’y a derrière ces reportages aucune idéologie, et évidemment aucune apologie du terrorisme. Frédéric Sautereau a effectué un travail journalistique de grande qualité (à découvrir ici) et il parait inimaginable de le voir censuré.  

Je me permets ici de reproduire la lettre ouverte que Sautereau a fait parvenir au site d’informations Rue89, et qui à mon sens, résume parfaitement bien le projet du photographe, et ses intentions :  

Lettre à monsieur Prasquier, président du Crif. 

Auteur du travail d’enquête sur le Hamas qui doit être exposé à Angoulême à partir du 10 avril, je fais l’objet d’attaques et menaces répétées du Crif depuis plusieurs jours. Je tenais à pouvoir m’exprimer. 

Tout d’abord, je regrette cette polémique mais surtout, je ne la comprends pas.Monsieur Prasquier, président du Crif, m’accuse de faire l’apologie du Hamas et du terrorisme. Je mets au défi quiconque de trouver dans mon travail photos et textes, la moindre apologie du Hamas et encore moins du terrorisme. 

Dans les six premières lignes de mon texte de présentation, j’utilise trois fois le mot terrorisme. Je parle des attentats suicides du Hamas commis contre la population israélienne entre1994 et 2005 et des roquettes envoyées sur les villes israéliennes. 

Je mène cette enquête depuis plusieurs années où je montre les aspects politique, social et militaire du Hamas avec sa branche armée, l’embrigadement fait auprès des jeunes, les Palestiniens, hommes et femmes, qui s’opposent courageusement au Hamas dans la bande de Gaza et qui se font arrêtés et tabassés. Je montre un prisonnier dans la prison de Gaza torturé, par le Hamas, car accusé de collaboration avec Israël. 

Et je montre des civils palestiniens blessés par des bombardements israéliens (trois photographies sur 88 que contient mon travail) où j’explique comment le Hamas aide financièrement les familles pour s’assurer, bien évidemment, de leur soutien. 

Pensez-vous, monsieur Prasquier, que lorsque j’explique que le Hamas s’est approprié les terres des anciennes colonies de Netzarim et les revend à des Palestiniens alors que ces terres appartiennent à l’Autorité palestinienne et que je montre en photographie un des intermédiaires que le Hamas utilise pour effectuer ces transactions et s’enrichir, je fasse l’apologie du Hamas ?  

Vous ignorez, visiblement, ce qu’est une enquête journalistique. 

Il n’est pas question, pour moi, de liberté d’expression, il est juste question de respect envers un travail réalisé avec sérieux et honnêteté intellectuelle. Ces deux principes étant le fil conducteur de mon travail depuis dix-huit ans. 

Comment osez-vous, monsieur Prasquier, faire un lien direct entre mon travail et l’atroce massacre des enfants juifs de Toulouse ? Je me souviens au lendemain de ce drame des communautés juive et musulmane de France qui demandait de ne pas faire d’amalgame, c’est exactement, ce que vous faites. Si une enquête journalistique sérieuse peut entraîner un passage à l’acte, il faut interdire tout documentaire sur les guerres, la drogue, le nazisme, (je rappelle que vous comparez mon travail à un éloge du nazisme), il faut aussi interdire la télévision, le cinéma… 

Oui, la charte du Hamas écrite, il y a plus de 25 ans, est un ramassis d’antisémitisme et autres ignominies. Mais mon analyse du Hamas, de ces trois dernières années, m’amène à dire que le Hamas aujourd’hui est prêt à reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël. En acceptant de discuter avec Israël sur les frontières de 1967, c’est une acceptation implicite de son existence. Je ne suis pas le seul à le dire, c’est le constat de tout observateur, un peu sérieux, de ce conflit. Et en tant que journaliste, je trouve qu’observer et raconter cette évolution me paraît importante, notamment vers un espoir, enfin, d’une paix durable dans la région. Le Hamas a aujourd’hui les mêmes problèmes à contrôler le djihad islamique et les Comités de résistance populaire que le Fatah avait avec le Hamas, il y a dix ans. 

Ephraïm Halévy, ancien chef du Mossad, a déclaré en janvier 2011 : « Le Hamas est en train d’évoluer vers une acceptation de l’Etat d’Israël, les islamistes ne le disent pas ainsi. Ils disent quelque chose de différent : qu’ils acceptent un Etat palestinien dans les frontières de 67. Si on comprend leur langage, c’est-à-dire qu’au-delà de cet Etat, il y a un autre Etat, c’est Israël. ». 

Il dit également que l’Occident a tort de ne pas parler avec les islamistes palestiniens.Monsieur Prasquier, accusez-vous, Ephraïm Halévy, ancien chef du Mossad, de faire l’apologie du Hamas et du terrorisme ?  

Une nouvelle fois, le Crif se trompe de cible.Je suis triste, monsieur Prasquier, car à travers votre voix, le Crif ne fait pas honneur à la communauté juive française qu’il est censé représenter. Je le déplore. 

Je vous invite, cordialement, au débat qui doit avoir lieu à Angoulême le mercredi 11 avril, à 20 heures, où, je l’espère, nous pourrons avoir un échange intelligent sur ce conflit. 

Bien à vous. 

Frédéric Sautereau, photojournaliste.

Semaine sainte à Jérusalem

Dimanche 1 avril 2012

Autant dire que la semaine qui débute sera religieuse… ou ne sera pas ! Les juifs s’apprêtent à célébrer Pessa’h, les chrétiens fêteront Pâques lundi prochain. Histoire de se plonger dans cette atmosphère, voici un reportage photo réalisé cet après midi à l’occasion du Dimanche des Rameaux. Cette journée ouvre la Semaine sainte et vient commémorer la dernière montée de Jésus Christ à Jérusalem. Jésus aurait été, selon les évangiles, reçu triomphalement par des hiérosolymitains en liesse, à quelques jours de sa crucifixion et de sa résurrection le matin de Pâques.

Ce dimanche après-midi, les fanfares palestiniennes et des milliers de pélerins ont donc défilé du Mont des Oliviers jusqu’à la Vieille ville. La tradition veut que l’on salue leur passage avec des palmes ou des rameaux d’olivier. Et la procession se fait au son des cornemuses… legs du mandat britannique !

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

 

 © G. Philipps / Radio France

© G. Philipps / Radio France

 © G. Philipps / Radio France

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