Le blog de Fabienne Sintes

L’Amérique par les chemins de traverse

Cher mon successeur

En passant...

Cher mon successeur,

Tout journaliste qui laisse son poste à Washington a quelque part en tête le «syndrome Jérôme Godefroy».

Après des années aux Etats-Unis pour RTL, Jérôme a quitté le pays le 9 septembre 2001. L’histoire qui se transmet d’un correspondant à l’autre dit qu’à son successeur, il déclaré quelque chose du genre : «De toute façon, Bush vient d’être élu, il ne se passera plus rien ».

Certaines versions disent même que cette phrase a été prononcée en haut d’une des tours jumelles. Je ne sais pas si la légende s’est emparée de cette anecdote, mais dans le doute, pour m’aider à partir sans regarder derrière et t’aider à t’installer tranquillement, j’évite de monter plus haut que le tabouret de ma cuisine et je m’abstiens de toute phrase définitive.

D’autant que moi aussi j’ai eu en 6 ans mon lot de clairvoyances douteuses. Je suis arrivée en septembre 2007 en démontrant à mes chefs qu’une femme serait présidente des Etats-Unis; j’ai passé toute un après midi le lundi 16 mai 2011 à expliquer sur les antennes pourquoi DSK n’avait aucune chance de finir à Rickers ; longuement disserté sur le fait que les débats présidentiels ne servent à rien ; envoyé un texto au red’chef de la matinale en disant que j’allais me coucher et qu’on verrait demain, quand un policier tué à Boston ne m’a pas paru avoir un lien avec les attentats de la veille.

Cher mon successeur, c’est peut-être toi qui finiras par élire Hillary Clinton ;  pour ce qui est de l’avenir d’Obama, n’hésite pas à en faire des tonnes s’il arrive à convaincre le congrès de passer une réforme, ce sera peut-être la seule de son 2eme mandant ; je ne crois pas que DSK s’aventure aux Etats-Unis de sitôt ; et je ne te souhaite pas de passer une semaine d’antenne sur le fonctionnement détourné d’une cocotte minute.  

Je te laisse l’Amérique dans l’état où je l’ai trouvée en arrivant : fascinante, irritante, étonnante, agaçante, changeante et immuable.

J’ai été bien occupée ces dernières années. En particulier d’ailleurs la veille ou pendant mes vacances. Mais je t’ai laissé quelques petites choses qui sauront te divertir : J’ai cru un moment que j’avais déterré puis enterré les Tea Party le temps d’un cycle électoral,  mais ne t’inquiète pas, la bête est finalement coriace et le parti républicain a fait naître depuis quelques spécimens très attractifs; je t’ai mis au chaud une mauvaise affaire de fonctionnaires du fisc au zèle très embarrassant, des écoutes téléphoniques à l’agence AP et une attaque à Benghazi qui reviendront empoisonner l’administration ; j’ai vu Obama prendre des cheveux blancs, tu le verras peut-être devenir chauve, et toi aussi tu finiras par avoir 10 fois entendu des discours moralement justes mais pas toujours efficaces.

Tu seras forcément celui qui couvrira son retour à Chicago

Tu seras peut-être celui qui verra le Texas latino virer démocrate. 

Tu auras peut-être la chance de raconter la fermeture de Guantanamo 

Tu monteras en haut de la Liberty Tower de New-York enfin terminée.

Tu agaceras toi aussi tes amis quand tu laisseras échapper un soupir parce que tu dois descendre en Floride en plein hiver pour la 8eme fois avant les élections. Mais va faire un tour sur les plages de la sortie de Tampa tôt le matin. Tu seras le seul à marcher sans déambulateur, c’est excellent pour le moral.

L’Ohio aussi va finir par te sortir par les yeux. Mais ne le dis jamais trop fort, tu risques de finir avec le fait divers le plus glauque de ces 10 dernières années.

Quand tu seras dans l’Iowa pour ton premier «caucus» et que tu verras la plus grande démocratie occidentale voter à main levée en mangeant des muffins à la banane, essaye de ne pas trop t’étonner. Au début ça fait flipper, mais on s’y fait.

Si tu passes par Santa Rosa, Nouveau Mexique, va voir mon pote Mike qui dirige le «Communicator» ; il t’emmènera dans son “diner” Mexicain préféré. N’oublie pas de demander au patron de te montrer les semi-automatiques qu’il vend dans son arrière boutique.

Essaie d’aller voir une course de tondeuses à gazon dans le Tennessee, je me remets difficilement d’avoir raté ça. Mais je compte avant de partir, aller faire du bulldozer à Las Vegas.

Si tu entres en Arizona, vise la fin d’après-midi et prends la route 163 qui vient de l’Utah voisin : tu traverseras la Vallée des Dieux avant de voir se découper Monument Valley. C’est le plus beau paysage des Etats-Unis.

Si tu entres en Oklahoma par le Sud Ouest du Kansas au dessous de la ville de Liberal, vérifie que mes initiales sont toujours sur l’un des piliers en bois du panneau d’entrée dans l’état.

Cher mon successeur, tu verras, on cesse très vite de lever un sourcil devant ceux qui demandent du ketchup pour accompagner leur poisson ; on finit par raconter sa vie comme tout le monde en faisant la queue chez CVS ; on se surprend à dire « amaaaazing » même quand on nous raconte des trucs pas du tout étonnants ; on boit son café dans du carton comme si c’était normal; et même quand il n’y a pas une voiture en vue, on attend le signe «walk» pour traverser la rue.

Je t’ai laissé quelque part une casquette des “Washington Nationals” qui depuis la saison dernière semblent avoir enfin compris les règles du baseball; tu jugeras vite que le football Américain est un sous-rugby sans intérêt mais tu regarderas le Super Bowl ; tu mangeras du pop corn géant au cinéma ; tu auras des points chez Staples à force de leur acheter des rames de papier, et tu retiendras bêtement les noms de tous les journalistes de CNN.

Comme nous tous avant toi, tu apprendras les “feet” et les “inches” au lieu des mètres et centimètres pour passer le permis de conduire et tu t’empresseras d’oublier ensuite comment ça marche; tu auras un moment d’effroi la première fois que tu te pèseras en “Pounds”; tu ne sauras jamais traduire les Fahrenheints en Celcius; et quand tu te feras arrêter pour exces de vitesse, si tu envisages de faire croire au flic que tu as confondu “miles/h” et “km/h”: n’essaye pas.

Si tu es une fille -ou que tu as une femme- n’oublie pas de me demander l’adresse de mon coiffeur. Ses cheveux, c’est la seule chose qu’on ne DOIT pas laisser entre les mains d’un Américain.

Si tu aimes les séries télé, ne t’avise pas de me raconter la saison 3 de « Homeland », ou la saison 5 de «The Good wife»: désormais de mon côté de l’atlantique, télécharger illégalement les séries US pour les avoir en temps réel et en VO, c’est mal.

Cher mon successeur, Washington n’est pas toujours une ville festive, mais elle se laisse apprivoiser.  L’un de mes amis l’a toujours appelée «Limoges sur Potomac ». Elle se couche tôt et court sur un tapis à 5h du matin. Elle ne sait s’arrêter de travailler que pour Thanksgiving mais se paralyse instantanément dès qu’il tombe 2 cm de neige. Tous les lobbyistes de K street se ressemblent ; les congressistes snobent la presse étrangère, mais le Capitole est magnifique dans la lumière du soir ; si les Américains ne sont jamais tendres avec leur Etat Fédéral, tu les verras tout au long de l’année visiter les symboles du pouvoir et profiter des musées gratuits; ne boude surtout pas ton plaisir quand tu verras passer pour la première fois les 25 voitures de la « motorcade » de Barack Obama. Autour de toi vous serez rares à ne pas tourner la tête d’un air blasé.

Mon Starbucks préféré est à l’angle entre New Hampshire et la 16eme. J’y ai souvent transporté mon bureau, la terrasse est très agréable. Mais prends de l’anti-moustique l’été. Le Whole Foods de P street est impraticable le week-end ; le plus chouette club de Jazz est sur U street ; pour boire un dernier verre, passé minuit tu n’auras d’autre option que le «Bar Dupont», mais le meilleur Mojito est au Havana Café d’Adams Morgan.

Si tu as des enfants, oublie tout ça : tu habiteras forcément à Bethesda ou à côté à cause de l’école ; mais pense déjà à commander un clown ou un magicien pour leurs anniversaires. Tu ne crois quand même pas que les petits voisins Américains se contenteront de jouer dans le jardin.

Cher mon successeur, tu as de la chance. L’Amérique est vaste. J’ai adoré mes 6 ans chez ces zozos dont on croit qu’ils nous ressemblent parce que nous sommes pétris de leur culture, mais qui n’ont souvent rien de commun avec nous. Tu te surprendras très vite à les défendre. Même s’ils ont une arme à la ceinture et croient que Jésus est passé par le Missouri.

Cher mon successeur tu as de la chance. Tu vas pouvoir faire de l’antenne dans ton pyjama sans que personne ne soupçonne rien. Il est temps pour moi de penser à m’habiller pour aller travailler.

Bien des bises.

Fab.

 © fs

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A vous qui avez laissé traîner vos “clics” sur ce blog, sur twitter ou facebook et avez partagé avec moi sur les antennes de Radio-France cette aventure Américaine, merci de votre accompagnement attentif, pertinent et amical. On a surtout bien rigolé et c’est vraiment ce qui compte. Ce blog est désormais fermé mais les réseaux sociaux restent ouverts: le bavardage continue.

Pour les plus fidèles de twitter, je m’offre un KitKat king size à votre santé ; pour ceux qui ont aimé les petits morceaux de vie sur facebook, merci de me rappeler où j’ai laissé mes clefs.

A très vite sur les ondes … And for the very last time: Have a nice day ;)

104 commentaires pour “Cher mon successeur”

  1. oliv dit :

    Merci pour ces années de correspondance aux USA. Votre voix était devenue si familière sur les antennes de Radio France que cela va être étrange de ne plus vous entendre dans ce contexte.

  2. Dominique Hasselmann dit :

    Merci pour ce très beau texte qui n’est pas un résumé de six ans passés aux States mais un panoramique d’une vie d’observatrice futée dans un pays lointain pour nous.

    Votre voix sur France Inter reste dans l’oreille : on espère la retrouver là ou ailleurs car elle nous manque déjà !

    So long, Fabienne !

  3. Marianne dit :

    Très joli billet, pour ce qu’il fait pressentir de quelques aspects des USA, et qui ne fait que confirmer la grande qualité de vos interventions, écoutées ces dernières années.
    Bonne poursuite !

  4. Radio Fañch dit :

    Bonjour Fabienne,
    Même si c’est la première ou la deuxième fois peut-être que je viens vous lire, je viens de passer un très bon moment. Prévoyante, superstitieuse, pro vous n’avez pas annoncé la date de votre départ. Votre long billet montre, s’il en était besoin, le bonheur d’écrire, particulièrement peut-être quand, loin de chez soi, “tout est étranger” . Comme celui de Jérome Godefroy votre nom résonnera longtemps de l’”aura” de l’Amérique ou d’un certain prestige…
    Votre challenge de demain sera peut-être de donner un ton, une couleur, une ambiance à “votre” matinale qui, sans nous faire croire que vous êtes en pyjama, pourrait nous donner l’impression que vous n’êtes pas enfermée dans votre studio.
    Good luck and welcome back.
    Fañch

  5. Sylens dit :

    Merci pour vos reportages
    Bon retour parmi les mangeurs de grenouilles et d’escargots.

  6. Val Bianco dit :

    c’est compliqué et douloureux de découvrir le dernier billet de ce blog… je retournerai lire les premiers pour ne pas rompre trop brutalement ;) pas assez d’adjectifs pour dire à quel point j’ai aimé voir l’Amérique à travers tes yeux, ta voix et tes aventures… parfois mésaventures et à force nosaventures :) on ne te quitte pas, parce que tu auras toujours des clés, une moto garée tu ne sais où, des vacances à passer quand le monde quelque part s’écroulera, et surtout parce qu’on t’aime et que tu es et resteras “amaaaaaazing” :D have a nice future

  7. Catherine dit :

    Chère Mademoiselle que je ne connais pas
    Votre succession va être rude, vous aviez un regard bienveillant sur les Etats-Unis que tous les correspondants n’ont pas, plein de curiosité, et sans a-priori. Vous étiez souvent drôle, toujours précise - votre modestie vous pousse à mettre en avant les bourdes que vous avez peut-être commises en effet, mais je garderai plutôt le souvenir de toutes vos excellentes analyses, souvent à chaud, que vous accompagniez avec beaucoup de reportage ou de sons piqués sur les télés, rendant le tout très vivant. J’ai eu beaucoup de plaisir à vous écouter ces dernières années. Votre départ est une très mauvaise nouvelle, en fait. Je vous souhaite beaucoup de plaisir dans la suite de votre vie.

  8. Mouronvalle dit :

    Merci pour le son pour les images pour les tweets. C est bon les kit kat. Beau billet. Bon retour en France.

  9. Jérôme Godefroy dit :

    Chère Fabienne,

    C’est d’abord l’auditeur fidèle du service public que je suis qui est triste de te voir quitter ce pays que j’aime autant que toi. Tu as offert à Radio-France une “couverture” exemplaire des Etats-Unis. “Couverture”, affreux mot de notre jargon. Il ne s’agit pas de couvrir mais faire découvrir. D’expliquer et de faire ressentir ce pays qui, comme tu le soulignes, nous parait familier à cause de sa culture mais qui, finalement, n’a rien à voir ou presque avec le nôtre. Les Etats-Unis, c’est aussi compliqué que la Chine. Et pendant 6 ans, tu as, avec grâce et clarté, décrypté et fait aimer ce pays-continent.

    Je suis flatté que tu me cites au début de ton billet. La citation est néanmoins légèrement apocryphe. Je me permets de la rétablir ici.

    Après avoir assuré la correspondance de RTL aux Etats-Unis pendant 12 ans, j’ai quitté le pays le 1er septembre 2001. Je n’ai pas prononcé de phrase définitive du haut du World Trade Center dont les jours étaient comptés.

    Mais il est vrai que j’ai dit avant de partir à mon successeur (Thomas Legrand, désormais chroniqueur politique à France-Inter) : “Tu vas être tranquille pendant au moins 6 mois. A Paris, ils seront trop occupés par l’arrivée de l’Euro, l’élection présidentielle et la coupe du monde de foot”.

    Funeste prévision : Thomas Legrand n’a pas été longtemps tranquille. Le World Trade Center, au pied duquel j’avais savouré mon dernier Starbucks, s’est effondré 10 jours après mon départ….

    Bon retour, Fabienne ! Bon courage à ton successeur. Il a de la veine : c’est un boulot formidable.

    Nous, nous allons davantage écouter France-Info le matin…. (Surtout ne pas le dire à Patrick Cohen…)

    Je t’embrasse confraternellement.

    JG

  10. Stéphane dit :

    Il faudra penser à en faire un livre. Je le pré-commande !

  11. Charlie dit :

    Merci Fabienne — tres beau au revoir, meme si on ne dit jamais au revoir a DC ou a l’Amerique en général. Je me suis vraiment retrouvee la ;-)
    Keep the faith and good luck!

  12. Tardrew dit :

    Bravo, merci pour tout! Welcome homme. Je vais de ce pas m’acheter une petite radio pour la cliper à mon Marcel, histoire de pas rater le 8/10 de France INFO pendant la gym…

  13. leandre dit :

    Bon papier journalistique en tant que représentatif : plein de clichés qui se veulent originaux, saturé de vide, plus quelques coup de pattes aux républicains pour confirmer son parti pris, quelques mentions de l’idole Obama dont on observe les cheveux à défaut de pouvoir les recueillir pieusement.
    Quelle chance d’avoir pu vivre au pays de sa sous-culture télévisuelle.
    Bon retour parmi les colonisés serviles si loin de leurs rêves cathodiques.

  14. When the Shit hit the fan dit :

    Fabienne Sintes and the USA, just the perfect match for me. Enjoy your last kingsize Kitkat in the best country of the world :-)
    All the best

  15. Saâdia dit :

    Comme beaucoup certainement, c’est par votre voix que je vous ai connu. Puis la modernité faisant, je vous ai trouvé sur Facebook voire même découverte sur twitter. J’ai toujours vos analyses pertinentes. Il m’est souvent arrivé de me demander comment vous faisiez pour dormir si peu alors que vous deviez faire des directs pour nous ici en France.
    C’est avec tristesse que j’apprends votre départ. Je chercherai votre voix, ici ou ailleurs. Quant à votre plume, j’espère que vous ne la laisserez pas au repos parce qu’elle est très agréable à lire.

    Ceci étant, j’avais déjà envie d’aller passer quelques temps là bas de l’autre côté de l’Atlantique mais après la lecture de ce texte, force est de constater qu’on plus qu’envie d’aller visiter certains coins de nos amis américains.

    Bon vent à vous,
    Bien cordialement.

  16. Elise dit :

    Très beau texte, et bravo pour votre regard et votre travail !

  17. Paul M dit :

    Merci pour ce témoignage riche, drôle et touchant. La marque des bons journalistes.
    Welcome back

  18. Norbert Gabriel dit :

    Cher successeur de Fabienne

    j’espère que tu auras la bonne idée de poursuivre ce genre de carnet de route, de notes, et d’images qui m’a rendu souvent ces étranges américains aussi fréquentables que les auvergnats, les parigots ou les bretons…
    Bonne route

    Norbert Gabriel

  19. Nathalie dit :

    Fabienne Sintes rimait avec Amérique … il va falloir changer de style ! Mais bon c’est ça aussi la différence ! Il va aussi falloir changer de station … ça c’est plus compliqué où pendant quelques cases horaires - genre 11-12,30 la semaine … Happy Come Back in France. L’autre avantage hormis celui de retrouver les délicieux “fromages qui puent ” maintenant vous pourrez jouer aux “experts” sur les plateaux TV lorsque l’on y parlera des States !

  20. Marina balasse dit :

    Chère Fabienne,
    Merci pour ce morceau d’Amérique !! Ça fait du bien de se replonger dans les petites manies de l’oncle Sam…
    Alors tu vas voir à Paris, l’ambiance n est pas la même !!! Tu ne vas entendre parler que de crise et de chômage, déjà à l aéroport tu vas être surprise par l’.inorganisation de Ch dG, tout autours de toi les gens vont râler, te bousculer si tu fais la queue pour un taxi et t’écraser pour sortir leur valise du tapis roulant avant toi…
    Tu ne verras plus personne se balader avec un cafe à la main ou un bagel, tu devras acheter des sacs partout où tu feras tes courses, et tu attendras souvent que la caissière mette tes courses dans les sacs avant de comprendre, que même si tu es au bord du malaise, elle ne le fera jamais…Plus personne ne te dira have a good day, et au restaurant tu devras demander un verre d eau 10 fois avant de l obtenir, accompagné d’un joli soupir qui en dit long sur notre beau pays….Sans vouloir trop te casser le moral, tu devras faire minimum 7 heures d avion pour trouver un peu de chaleur en hiver, tu verras que même si il pleut 300 jours par an les parisiennes ne mettent toujours pas de bottes en plastic Hunter, et enfin peu de gens ici ont la délicatesse de nettoyer après leur chien…
    Sinon, tu vas retrouver les gens que tu aimes ici et picard qui manque drôlement là bas et surtout tu pourras déboucher une bonne bouteille pour moins de 10 euros….
    HAVE A SAFE TRIP, take care
    Marina

  21. Lise dit :

    Bon atterrissage Fabienne ! On t’attend pour un apéro les pieds dans l’eau (y a pas que des grenouilles et des escargots ici, on te prépare quelques huîtres). Des bises

  22. claude sempere dit :

    tu vas nous manquer. Ta couverture des USA était top. De la fraicheur, de l’humilité et de la rigueur. Bon retour à toi.

  23. Michelle Morin dit :

    Très bel écrit, c’est par Véronique Julia que je le découvre, nos chemins s’étaient croisés car je bosse à Pôle Emploi. Je suis, comme on dit, une fidèle auditrice de France Inter et je ne veux pas perdre votre voix et la pertinence de vos dires… Bien à vous.

  24. Faustine dit :

    Avec vous, on était projeté juste à l’endroit de votre reportage. On voyait tout! Au bonheur de vous retrouver chaque matin la saison prochaine. C’est moi qui serait en pyjama!

  25. Neel C dit :

    Trois lignes de plus et j’aurai été obligée de sortir un mouchoir !
    Merci pour ce beau “dernier billet” qui te ressemble si bien. Je suis bien contente de ne pas être ton successeur - your shoes are hard to fill!

  26. Claude Nadeau dit :

    Merci pour ce superbe billet! et merci pour ces années de correspondance… Bon vent bonne mer dans les nouvelles aventures! on sera là pour écouter! <3

  27. blindboygrun dit :

    merci pour tous ces conseils, moi qui m’apprête à partir…

  28. Daniel Michaud dit :

    Je suis déçu de ne plus entendre vos reportages si pertinents. Vous saviez si bien nous faire comprendre que les USA, ce ne sont pas que des “rednecks” ou des “bostoniens” et que comme partout il y a des gens extraordinaires. Et aussi des c…..
    Mais en même temps je suis ravi de vous entendre dans la matinale.
    Ces derniers temps, je “zappais” de plus en plus tellement cela ronronnait.
    A tout bientôt

  29. Benjamin dit :

    Merci pour ce superbe billet et pour toutes ces années où vous nous avez fait partager l’actualité américaine avec un grand talent.

    Un auditeur.

  30. Atticus dit :

    Et on a le nom de l’heureux successeur ?
    Bonne continuation !

  31. Fouchtra dit :

    Fabienne, merci pour ce message émouvant et ces longues années passées à décrypter et à nous faire comprendre comment vivent les américains. Vos éclairages et mises en perspective ont souvent aidé à “traduire” leur culture et leur comportement. Comme vous le dites si bien, ils paraissent si proches de nous grâce à nos repères occidentaux en commun et pourtant sont si surprenants dans leur quotidien. Merci d’avoir donné le meilleur de vous mêmes pour nous les rendre “proches” et pour vous être jouée des décalages horaires et nous servir l’info quand nous en avions besoin! A très bientôt, la voie(x) est libre maintenant !

  32. Nasya dit :

    Merci pour toutes vos interventions que j’écoutais attentivement sur France Info. Jamais banales, toujours brillantes, je me suis souvent demandé ce qui faisait que j’écoutais Fabienne Sintes plus que les autres. Votre voix, vous avez une voix et un ton très particuliers, qu’on reconnait entre mille. La voix capte l’oreille, puis l’oreille devient attentive car on sait que ce qui va être dit mérite d’être entendu :-)
    Merci donc pour nous avoir transmis un peu d’Amérique de l’intérieur, vous et l’autre américaine, Laurence Haïm, avez vraiment bien fait votre boulot.

    Mais bon, la France c’est vachement chouette aussi, vous verrez :-)

  33. Pollux dit :

    Merci Fabienne d’avoir été la “voix de l’Amérique” pour ceux qui comme moi en suivent l’actualité. L’entendre à travers vous était très chouette. Merci et bon vent !

  34. R2mi dit :

    Journaliste : vendeur de sacs à main.

  35. Jocelyn dit :

    Merci pour votre travail à l’antenne et vos billets pleins d’humour et de sensibilité. Nous étions un tout petit peu aux États unis par procuration grâce à vous. Bonne chance sur France info, puis à la présidence de Radio France, après tout, JLH fut aussi correspondant à DC…!!!

  36. Anne-Laure Chouin dit :

    Putain, le mec (ou la nana) qui va passer derrière toi…
    Ben il va faire ce qu’il pourra, mais il faut bien reconnaître que la qualité de tes interventions et la façon que tu avais de faire vivre l’Amérique à nos oreilles de franchouillards seront difficilement égalables. Ma foi, il trouvera son ton.
    Excuse moi, je te tutoie, c’est que tu nous parais si familière (et que je suis de la maison).
    Au plaisir de t’écouter sur France Info (où les matinaliers sont plus souvent habillés qu’en pyjama, fais gaffe!)

  37. carrie (@JustineBibine) dit :

    j’espère que vous continerez l’antenne,que votre successeur sera aussi bien que vous,que vous n’abandonnez pas Twitter et que les Kitkat français seront à votre goût

  38. robin dit :

    Moralité : un correspondant de presse en poste à l’étranger , représentant d’un grand nom de la presse nationale est toujours un diplomate qui porte en lui la french touch, partout où il se faufile; j’ai un jour par hasard entendu Fabienne Sintes ; ensuite je l’ai écouté; et à mes amis américains francofiles qui ne nous comprenaient pas j’ai prescrit fabienne Sintes : élégance subtile et amusée, aristocratie légère de la couleur sonore et fausse ingénuité élégante et courtoise du représentant de notre radio nationale, bref tout y était; j’adore, j’avoue, Fabienne Sintes; ce dernier courrier est une délicieuse façon de dire à bientôt ; terriblement génial et incroyablement bien fichu ethnologiquement parlant. A savourer.
    Merci donc à vous. Au fait, de quel univers allez vous désormais vous occuper au sein de la maison ronde ?
    Bonne chance pour votre retour at home.

  39. Rémi dit :

    Fidèle auditeur de la matinale d’Inter et ancien habitant de Bethesda, merci pour ce billet drôle qui me rappelle tant de souvenirs. Merci pour vos chroniques, pour lesquelles j’ai toujours tendu une oreille attentive, malgré l’heure matinale. Merci pour ces quelques morceaux d’Amérique.

    En vous souhaitant un bon retour en France (ça va être difficile!) et en espérant vous ré-entendre sur les ondes.

  40. Mélanie dit :

    Chère Fabienne Sintes,
    vous allez me manquer… j’adorais votre voix, votre clarté, votre esprit de synthèse et votre art de raconter l’Amérique.
    Merci et bravo pour le travail fantastique que vous avez fait.
    Bonne route et bon courage à votre successeur…

  41. Serge Fèvre dit :

    Bonjour Fabienne,

    même si je n’ai passé qu’une petite semaine aux US pour le boulot (4j à Pax River, comme ils disent, et un petit tour dans Washington avant de repartir), à vous écouter et à vous lire j’ai l’impression de bien les connaître ces américains que je ne pratique pourtant régulièrement qu’au téléphone ou par e-mail. Ce que j’ai retenu de vos chroniques et billets du blog m’ont souvent permis de me sentir moins “bête” avec eux, dans ces conversations où on ne veut surtout pas parler boulot. Ce fut un grand plaisir de vous écouter et de vous lire. Merci Madame et que le meilleur accompagne votre nouveau chemin.

  42. KLIPFEL dit :

    chère Fabienne
    Consoeur et admiratrice, je suis triste de te perdre sur Inter. J’essaierai de me mettre à Info, au moins un peu chaque matin.
    Autant amoureuse qu’agacée parfois par ce pays que je connais aussi, je te remercie pour ce dernier papier. Tellement juste, drôle, il me rappelle plein de moments d’antenne, mais aussi pleins de moments joyeux sur U Street ou à Brooklyn Heights. Bref, thank you et oui, you ‘re amazing !!
    Fanny

  43. Sylvie Bégasse dit :

    Too bad, vous allez nous manquer sur Twitter! J’espère que cher votre successeur aura autant d’humour que vous. Bon vent!

  44. Laure dit :

    Tout a été dit dans les autres commentaires… bravo et merci, tant pour vos passages sur les ondes que pour vos billets sur ce blog et les pauses kit-kat sur Twitter. Ce dernier post est une perle.

  45. Soledad dit :

    Merci Fabienne !! Merci pour vos interventions à l’antenne tellement pertinentes et justes ainsi que pour ce blog qui est un régal.
    On continuera a vous écouter dans la matinale et j’espère que vous pourrez garder la même liberté que depuis les US.
    À bientôt sur les ondes et bon retour en France :)

  46. Maud From LR dit :

    J’aimais tant votre ton, vos analyses, votre clarté et la passion que l’on sentait dans votre voix.
    Mille mercis.

  47. vincent dit :

    Merci j’ai beaucoup aimé votre voix et ce qu’elle disait de ce pays que je frequente depuis 20 ans sans vraiment savoir ce que je dois en penser
    Merci encore et bonne continuation sur les ondes

  48. Aurélie S dit :

    Bonjour,

    Ce matin, en écoutant France Inter, bercée par la voix de Bruno Duvic, j’ai appris que vous ne seriez plus la représentante de Radio France aux États-Unis. J’ai été réellement surprise et touchée que Bruno Duvic vous dédicace ce petit message aux alentours de 7h20, si je ne m’abuse.

    Nombreuses fois, j’ai reconnu votre voix annonçant des nouvelles d’Outre-Atlantique et me demandant régulièrement où vous pouviez être cette fois-ci.

    Régulièrement, je me suis dit “Mais quel métier passionnant elle doit faire d’être au plus près de l’actualité et de pouvoir nous la rapporter sur notre vieux continent”, je me suis aussi souvent dit en revanche que ce ne devait pas être facile d’être à la fois aux États-Unis, tout en devant être sans cesse disponible durant les créneaux horaires français.

    En tout cas merci, je serai ravie de vous entendre à nouveau sur France Info, vous souhaite une excellente continuation et un bon retour en France,

    Bien cordialement,

    Aurélie S

  49. Christophe dit :

    Au revoir Fabienne Sintès, j’adorais votre voix et j’ai vraiment aimé vous entendre durant ces années. Vous étiez la voix depuis l’Amérique et c’était vraiment intéressant. Vous me manquerez et je ferais sans doute quelques infidélités à Patrick Cohen (chut !) pour vous écouter. Je citais fréquemment ce blog dès que je parlais des Etats-Unis (j’aime beaucoup parler infos) et vous étiez une référence pour moi.

    Merci à vous et bonne chance dans ce nouveau challenge.

  50. Thomas Baudart dit :

    Mrs Sintes,

    Je voulais vous remercier pour votre présence durant ces 6 ans à Washington. Je vous ai vraiment entendu pendant la campagne de 2008 de Barack Obama. C’était à l’époque de “Et pourtant elle tourne !” où vous avez dépeint les enjeux de la campagne, des primaires au dernier sprint finale.

    Merci pour l’oeil “frenchy” de l’autre côté de l’Atlantique, “good luck” pour le retour en métropole (en faisant attention à ne pas confondre les miles et les km). “Welcome” pour celui ou celle qui reprendra le micro.

    Bien à vous,

    un auditeur

  51. Sylvain dit :

    Merci de ce post dans lequel on se retrouve tellement. Après 6 ans, vous arrivez encore à distinguer ces petites subtilités qui font qu’on se sent bien ici mais quand même déraciné. Pour le coiffeur…. c’est clair que ça ce n’est pas possible.
    Bon retour et bonne continuation.

  52. TARDREW dit :

    Si mes souvenirs sont exacts, le successeur de Godefroy était un certain Thomas Legrand!

  53. jcdr dit :

    Enfin :-)
    Enfin tu nous reviens !
    Bon ben maintenant que tu as vu le bout du bout, tu ne te sentiras pas dépaysée en Moselle. Alors vient nous faire un bisou :-)
    Et merci pour tout Fab. c’était excellent. Et surtout, très souvent #priceless

    bises

  54. Anne du pays lointain dit :

    Jeune auditrice de France Info, je ne manquais jamais de tendre l’oreille quand vous passiez à la radio. Votre voix et votre présence à l’antenne me manqueront vraiment beaucoup !
    Je vous souhaite un bon retour sous nos contrées :)

  55. Curiosités à NY dit :

    Génial cet article! Je retrouve tellement de similitudes avec ce que je pense et vis dans ce pays incroyable (dans tous les sens du terme).
    Et il me rappelle que je devrais penser un peu à bouger ma carcasse en dehors de NY!!!
    Bon retour!

  56. Sophie G dit :

    Rhhhaaa, NON !! Je découvre aujourd’hui votre blog alors qu’il ferme le même jour ! Je suis parisienne depuis 2 ans et demi installée au Texas (expat). Votre lettre a votre successeur est un bijou d’observation et je suis passée du rire… au rire en lisant vos anecdotes qui ressemblent parfois beaucoup aux miennes. Bon retour dans la Mere Patrie. Et si vous racontiez comment ça fait de s’y retrouver après 6 années transatlantiques ? … :-)

  57. Thierry Z dit :

    Très beau texte, bravo!

  58. Odile aux US dit :

    bonjour,
    je ne vous découvre que ce soir, je ne connais pas votre voix. Je suis française et vis dans l’Ohio, à Cleveland (ah oui, on m’avait dit, un jour cet état et cette ville auront leur moment de “gloire”). Je retrouve dans votre billet tres agreable a lire beaucoup de cliches certes, mais qui font notre vie quotidienne ici ! Merci et bon vent !

  59. Isa du Kansas dit :

    Moi aussi je redoute le moment ou j’aurai à quitter ce pays … Dommage que je ne vous rencontre que maintenant mais promis j’irai vérifier si les initiales sont toujours sur le poteau entre le Kansas et l’Oklahoma … Et vérifier si Jésus est passé au Missouri … En même temps que j’irai a la découverte de Jessy James à Saint Joseph,Mo.
    Ce pays me fascine aussi …. Bonne route et merci pour ce texte … Isa

  60. Pascal Guimier dit :

    Vous allez me manquer. Vous avez fait un travail remarqué car remarquable. Beaucoup de pertinence, le souci de la mise en pespective, de l’empathie mais aussi de la distance. Des papiers utiles car modestes et subtils. “Vingt sur vingt, en cotant vache!”
    Je vous souhaite autant de succès dans vos nouvelles aventures.
    Confraternellement,
    P.G.

  61. BrunoP dit :

    Chère Fabienne,
    je dois vous avouer que c’est la première fois, grâce au Monde, que je lis votre blog… et votre billet est à l’image de vos interventions sur radio-france qui m’étaient familière : rempli d’informations, anecdotes qui transmettent si intensément l’atmosphère et les nouvelles de l’autre côté de l’atlantique, chaleureux comme votre voix, humoristique…
    Mais surtout il permet de répondre à une des questions qui me hantait : mais où est-elle à cette heure aux US lorsqu’elle intervient dans les journaux de la matinale ou pire 9h00 et 10h00 AM (!). Mon imagination est dépassée!…
    Merci Fabienne et j’attends vos reportages et votre voix à la nouvelle saveur “française”. J’ai hâte.

  62. Alain Monard dit :

    Fabienne chère, que je ne connais pas personnellement…

    Je me suis permis de relayer votre billet sur ma page Facebook avec cette en-tête : “Pour tous ceux que le métier de journaliste intéresse encore, voici les adieux de Fabienne Sintes à Washington, piqués sur son blog. Pour moi, ce texte est aussi beau que les adieux de Napoléon à sa vieille Garde à Fontainebleau… En tout cas, il prouve que la race (oooops !) des vrais journalistes n’est pas tout-à-fait éteinte. Bravo, la “gamine” ! :))”

    Je le pense sincèrement, et vous renouvelle les compliments d’un vieux Rédacteur-en-Chef des débuts de France Info, plus connu sous le nom de Momo. Bonne chance pour la suite de votre carrière !

  63. estelle dit :

    très contente de te retrouver bientot de visu sur place… :)

  64. Minard dit :

    Très drôle et juste ce billet sur DC. Cela me ramène 7 ans en arrière.
    Nous nous sommes loupés a Washington, j’y ai connu ton prédécesseur, Marc Crépin. En tout cas j’espère sincèrement continuer a t’entendre sur les ondes, de Paris ou d’ailleurs!!!
    Bon courage pour le déménagement et bonne réadaptation a ton pays d’origine: tout aussi étrange et immuable que les US, je le crains!!

  65. Melade dit :

    Merci consœur pour ces 6 belles années . Quel talent ! Quelle voix! I miss you

  66. jean louis dit :

    chère Fabienne

    RACONTER … je crois que Bruno Duvic a trouvé le mot juste hier matin …si la plupart des journalistes rapportent les info sur l’actu … Fabienne Sintes elle a su RACONTER les USA pendant ses 6 années… nous raconter, nous faire découvrir, nous aider à décoder nous surprendre … avec sa voix …une vraie voix de radio (timbre, intonations, silences, sourires et mm soupirs)… merci Fabienne pour ces 6 années de découvertes des USA qu’on aime ou déteste mieux grace à toi … et bon courage au prochain à qui tu souhaites autant de plaisir qu’à toi

  67. Carole Thompson dit :

    Chere collegie,
    Je vous souhaite un bon retour au pays. Vous avez eu le talent de travailler pour un support stable. Le mien ne l’etait pas. Quand je suis partie en mission de correspondance sur la cote Ouest des Etats-Unis, en 1994, en deux ans, je suis devenue expatriee . Par la force des evenements, je me suis adaptee a ce pays aussi attachant que revoltant. En lisant votre etat des lieux, j’imagine ce que ma vie aurait ete, a Paris, la radio tournee sur Fance Inter, a ecouter votre voix que je ne connais pas me parler des USA. Sans doute aurais-je regrettee de ne plus vous entendre. Maintenant que vous partez je vous envie plutot. Meme en ecrivant sur un clavier en mode azerty, les accents ne s’inscrivent pas, c’est ca aussi ecrire en Francais des USA. May your life back home be enhanced by your last six years in the land of the braves.

  68. Marie-Pierre dit :

    Merci d’avoir été cette voix qui nous a si bien raconté (eh oui ! quand le mot est bon, pourquoi le changer ?) les Etats-Unis, cette Amérique qu’effectivement nous aimons détester.
    J’ai découvert New York cette année, ou plutôt Manhattan (ne pas confondre !) et tout au long de mon séjour, votre voix, vos récits me revenaient à l’oreille. Merci, merci pour ces 6 années. Et comme je suis branchée sur France Info en intraveineuse, à bientôt !

  69. Alain Marcu dit :

    L’information est aussi dans ce qui n’est pas dit. On respire une intention, une tendance, un choix qui arrivera..peut-être, car l’info. contraire n’apparait pas.
    C’est certainement une vision de “militant”, mais aussi d’une vigilance “humaine”.
    Cet émouvant billet dit plein de chose en creux, face cachée du filtre de vos infos. et je comprends mieux pourquoi, en plus des radios du service public, j’allais faire un tour aussi sur vos twitt, (où la face caché n’y est d’ailleurs pas la même LOL).
    Pour le erreurs d’analyse…bien venue au club !
    Merci donc.

  70. admin dit :

    Encore un texte truculent et émouvant que nous, les auditeurs, prenons grand plaisir à lire, même s’il ne nous est qu’un peu adressé, in fine. Non sans éprouver une certaine tristesse aussi. Enfin moi qui, quand ça ch… aux States, ne cherchais que votre voix à écouter, pour son franc-parler, sa subtile gouaille, son accent abroad, et bien sûr ses infos et analyses uniques qui nous transportaient au coeur de l’événement. Et quand on vous lit, on l’entend aussi cette voix. Etonnant. Ce sera certainement bizarre de vous écouter dans la matinale. Surtout depuis que l’on sait que vous travaillez en pyjama! (je plaisante - super interview ce matin sur Fr.Inf.). Mais au moins on ne vous perd pas. Bon retour parmi nous (c’est sûrement mois excitant que de partir chez les Américains, mais enfin c’est chez vous…).

  71. Guy dit :

    Merci pour la qualité de vos reportages au long de ces années, merci pour votre blog, et par dessus tout, merci pour votre humour !

    Ça va sérieusement nous manquer pour appréhender la vie de nos “cousins” états-uniens.

  72. Dan SUPER dit :

    Quel portrait si juste de l’amérique et de ses habitants. Après ce passage de relais réussi, votre successeur peut déjà commencer à se mettre au boulot pour préparer le sien. Ce papier vaut bien tous les petits futés et guides du routard sur le sujet. A bientôt et bonne route pour de nouvelles aventures.

  73. Laure Colmant dit :

    Oh oui merci. Pour moi l’Amérique à votre et j’attendais vos papiers des qu’ ils s’y passait quoi que ce soit. Bon retour chez nous.

  74. Laure Colmant dit :

    Votre voix bien sur

  75. ludo dit :

    Bonjour Madame,

    votre voix chaleureuse et vos chroniques intelligentes et distanciées vont nous manquer.Je vous souhaite une pleine réussite dans vos activités futures.

  76. Charles Voisin dit :

    Le sud virer au bleu, incroyable mais c’est bel et bien une possibilité. Que le GOP change… ou pas d’ailleurs, car les latinos n’ont pas cette méfiance de l’état propre aux républicains.

  77. Le Vagueresse dit :

    jolie plume, j’espère qu’il y aura un livre qui nous racontera ces six années chez nos cousins pas germains… bonne continuation et merci encore …

  78. Geneviève Delporte dit :

    Bonsoir de France,
    Un grand merci à la grande Dame reporter et motarde que vous êtes. Votre voix m’est devenue tellement familière au fil des ans. J’ai entendu votre témoignage émouvant sur France Info ce matin. Et j’ai imaginé combien vous avez les États-Unis dans les tripes. Ce soir, je lis votre prose en forme de lettre de transmission d’un héritage avec beaucoup d’émotion. Le retour en France va vous paraître bien fade. Mais je pense que les auditeurs de France Info auront vite hâte d’entendre de nouveau votre voix. Et ne vous gênez pas pour venir en pyjama dans les studios

  79. Olivier dit :

    Un grand merci à vous, Fabienne, pour ces 6 années d’actu américaine. Votre voix chaleureuse venant de ce pays qui nous paraissait du coup si proche va me manquer.
    Comme beaucoup, j’espère qu’un livre sortira un jour où vous partagerez vos souvenirs et anecdotes.

    Merci encore, bon retour en France.

    Et vivement la rentrée, pour ré-entendre votre voix sur France Info !!

    Kenavo, comme on dit dans ma région ;)

  80. Chrystel Damez Schneider dit :

    Hello Fabienne,

    Ta voix depuis les Etats-Unis va nous manquer, bravo pour tes 6 années, l’information américaine avec toi était un vrai plaisir, toujours très professionnelle.
    Mais nous sommes contents que tu reviennes parmi nous, dans l’espoir de te croiser bientôt du côté de Lyon… Les paysages Rhône-Alpins n’ont rien à voir avec les grands espaces américains mais on s’y refait très vite…
    Bon retour.

  81. Zeno dit :

    Ca me donnerait presque des regrets d’avoir quitté le métier.
    Bien vu
    bien écrit
    bien sympa.
    All the best !
    (Il parait qu’ils veulent ouvrir un poste à Grosny. Si tu peux, n’hésite pas, fonce !)

  82. Claire Defresnes dit :

    Allant régulièrement aux Etats-Unis, je confirme tous ces points.

    Peut-être le successeur en parlera: j’aurais ajouté le nombre des églises (on en voit à chaque coin de rue), la grande variabilité des lois et mentalités d’un endroit à l’autre (à New York, on peut être seins nus y compris dans la rue, dans les Etats de Washington (côte Nord-Ouest, Seattle) ou de l’Oregon (Portland), c’est la nudité complète qui est légale (pas besoin de se cantonner à une plage naturiste, on peut, comme en Allemagne ou en Espagne, être nu(e) dans un parc tout ce qu’il y a de plus urbain, quand dans d’autres coins, on avait obligé un homme ayant fait dans son jardin une sculpture de glace représentant la Vénus de Milo, à couvrir la poitrine de cette dernière.

    J’aurais aussi parlé de la voiture qu’on prend 15 fois par jour, pour aller faire une course “juste à côté”, aller à l’école “du quartier”, aller faire une partie de tennis au stade “le plus près de chez moi”, c’est-à-dire dans ces trois cas à 5 km au moins.
    Mais c’est facile, les grandes avenues (la moindre avenue, c’est 3 voies dans chaque sens) circulent facilement, on n’a jamais à chercher une place de parking et les Américains sont d’ailleurs totalement incapables de faire un créneau. S’il n’y a pas 3 mètres devant et trois derrière, ils se garent simplement dix mètres plus loin.

    J’aurais parlé aussi de la très grande difficulté à trouver des yaourts ou autres qui ne soient pas allégés (ils feraient mieux de se renseigner: la graisse apporte à la fois le goût et la satiété, à manger allégé, on mange tout le temps et c’est comme ça qu’ils sont obèses), au fait que très vite on ne trouve plus grosse une fille de 15 ans dépassant les 100 kg, parce qu’on en aura déjà croisé plusieurs plus jeunes et dépassant les 120 kg (les hommes aussi).

    Ce qui est particulièrement déroutant aux Etats-Unis, c’est que dans l’absolu on aurait de quoi passer son temps à être surpris, mais en fait très vite on ne s’étonne de rien, et on ne se pose pas de questions: tout est normal, puisqu’il n’y a pas de norme. Il y a finalement beaucoup moins de tendances à l’uniformité qu’en France, où il faut rentrer dans le moule.
    Regardez les étrangers: là-bas, on ne leur demande nullement d’être assimilés, seulement intégrés, ça suffit. Car en fait, ils sont tous des étrangers, il y a trois siècles il n’y avait que quelques millions d’indiens qui pour la plupart ont péri, et même il y a un siècle il n’y avait pas encore grand monde.

  83. Delphine dit :

    Chère Fabienne Sintes,

    votre voix m’était devenue si familière et vos analyses si indispensables que j’ai du mal à imaginer comment je vais accepter votre successeur… ! Oui, rares sont les journalistes que l’on a envie de suivre où qu’ils aillent, mais c’est le cas pour vous. Et comme les autres, je ne peux que vous remercier pour la réelle qualité de vos reportages, à froid ou à chaud (je me souviens n’avoir jamais autant suivis - et compris ! - les “caucus” qu’avec vous). Lorsque vous parliez, j’intimais le silence à tout le monde, enfants compris. Parce que arriver à nous faire comprendre un monde aussi “étranger” que celui des USA n’est pas une mince affaire, comme vous le dites si bien : “on croit qu’ils nous ressemblent parce que nous sommes pétris de leur culture, mais [ils] n’ont souvent rien de commun avec nous”. C’est pour cette subtile différence qu’il nous fallait une journaliste aussi subtile que vous.
    Merci pour ces 6 années de States, et à vous réécouter bientôt !

  84. KLEE Louis dit :

    Chère Fabienne Sintès,

    Bravo pour ce papier et merci pour vos chroniques qui souvent illustrèrent le programme scolaire de nos enfants et nos discussions familiales.

    Ci-joint 2 extraits de Comprendre les États-Unis aujourd’hui d’André Kaspi

    Les États-Unis ressemblent à une auberge espagnole. […] Rien n’est, en effet, plus facile que de découvrir tout et son contraire, les attitudes les plus libérales et les plus conservatrices, les valeurs profondes de la démocratie et la persécution des minorités, la richesse acquise par le mérite et par le travail en même temps que la pauvreté la plus insupportable. Les États-Unis sont le pays des contrastes, qui touchent à la nature et aux climats, aux structures sociales et politiques, aux diversités culturelles. Nous avons beau décréter que les Américains sont de grands enfants, aux idées simplistes et aux comportements aisément prévisibles, nous découvrons vite qu’ils sont au moins aussi compliqués et divers que nous, les Européens, le sommes.

    *
    Comprendre les États-Unis aujourd’hui, André Kaspi, éd. Perrin, 2008, p. 307

    A la réflexion, cette prétention à l’universalisme, ce mélange d’insolence et de fraternité, cet appel aux grands sentiments et à l’intérêt égoïste, ne nous rappellent-ils rien ? C’est peut-être aussi ce qui décrit le mieux l’attitude des Français, leur référence aux grands principes de la Révolution, la fierté, voire la suffisance qu’ils affichent et que bon nombre d’étrangers leur reprochent. Oui, entre les Français et les Américains, les points communs ne manquent pas. C’est ce qui les unit et les sépare. Voilà deux nations qui ont, l’une et l’autre, vocation à incarner les grandes aspirations de l’humanité, à parler au nom de tous, à transcender, par les valeurs qu’elles défendent, les vicissitudes de la conjoncture. L’Amérique s’étonne que la France puisse exprimer les mêmes prétentions qu’elle. La France n’est plus le phare de l’humanité et dénonce une Amérique qui lui aurait volé son rôle.

    *
    Comprendre les États-Unis aujourd’hui, André Kaspi, éd. Perrin, 2008, p. 309

  85. Ferdinand dit :

    Thank you !
    C’est un pays géographiquement fascinant et humainement troublant - en positif comme en négatif- et culturellement… so strange : fast-food, fast…
    C’est le temps qui avance, c’est une splendide chance que d’avoir pu y vivre en y exercant le métier de journaliste, tous sens aiguisés à l’affut du moindre évènement à résonance internationale.
    Bon courage pour le déracinement et que soient vives les nouvelles découvertes dans la nostalgie de l’expérience de ce pays qui ne laisse pas indifférent.

  86. Jacky dit :

    chère Fabienne Sintès

    Ainsi donc , vous quittez les E.U.
    Pour paraphraser Jacques Brel:
    “adieu Fabienne, on t’ aimait bien” Le tutoiement est dans la chanson,cela va sans dire.
    J’étais addict à vos interventions de Washington où d’un autre lieu du continent américain,pendant les campagnes électorales entre autre.Dés que le présentateur(trice) vous donnait l’antenne, je prétais l’oreille, ce n’était jamais inintéressant..
    Bonne suite dans votre carrière professionnelle et si j’ai bien compris à la revoyure à France-Info.
    Un auditeur de radio-France en général et de France-Inter en paticulier.

  87. Jean-François Achilli dit :

    Chère Fabienne, j’ai toujours aimé ta description des Etats-Unis, sans parti pris, avec beaucoup d’humanité et de vie, et ton billet adressé à ton successeur est un bijou. L’aventure continue! Amitié, Jean-François.

  88. Richard LORENTE dit :

    Celà fait maintenant 19 ans… que je “monte le son” de la radio, chaque fois que tu passes à l’antenne. Depuis que nous avons eu l’occasion de travailler ensemble, dans une radio locale de RF qui s’appelait “Radio France Roussillon” et dont le rédacteur en chef (décédé) était Louis Monich. Depuis cette époque, même si je ne t’ai jamais recontacté, j’ai toujours suivi avec beaucoup d’attention les papiers de celle qui savait déjà donner de la vie à ses “enrobés”, avec précision et sans prétention. J’avoue avoir parfois eu peur pour toi, lorsque je t’ai entendue dans certains grands reportages dans des parties du monde très agitées…Aujourd’hui, alors que je travaille dans la presse écrite depuis plus de 15 ans maintenant, tu fais partie de celles (ceux) qui, chaque fois que je les écoute, me donnent envie de revenir à la radio…
    Bon retour et comme l’été semble arriver, si l’envie te prend de regoûter les joies des plages du Roussillon, c’est “en bas” sur la petite carte de France…

  89. José Pinheiro dit :

    Ici ou là, ou là-bas, soyez heureuse fabuleuse Fab , belle voix, beau visage, cœur.

    François Morel chronique dans Le Monde des Livres- Vendredi 31 mai 2013
    Ils sont rares, les livres qui osent donner une définition du bonheur. Page 163 du livre Histoire d’Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) de Francis Dannemark on peut lire:
    - “J’ai pensé hier soir, lui ais-je dit, qu’en vous rencontrant, j’avais rencontré quelqu’un d’heureux. Même si je sais qu’il est bien difficile de savoir ce que c’est, être heureux
    - Ce n’est pas si difficile que ça. Je crois qu’on est heureux chaque fois qu’on ne pense pas qu’on pourrait être avec d’autres gens ou ailleurs, à faire autre chose. Right now, I’m happy
    - Me too
    - Tu vois, c’est facile. J’ai été heureuse des milliers de jours.
    “C’est limpide et assez lumineux” conclue François Morel.

  90. LN dit :

    hello Fabienne, je vous appelle Fabienne, l’impression de vous connaître, un peu comme une cousine d’Amérique qui donne des nouvelles de temps en temps, pas toujours bonnes les nouvelles mais toujours fraîches et décalées, ensommeillées et drôles. Bon, plus personne au bout du fil…. C’est Cohen qui va prendre cher le matin. Des bises Fab

  91. Anne-Séverine dit :

    Chère Fabienne
    Qu’a cela ne tienne, il ne vous reste plus qu’à ouvrir un blog sur vos aventures parisiennes et à nous faire vivre vos points de vues sur vos reportages francais comme vous avez pu nous faire vivre ceux fait aux US.
    Ce blog a souvent accompagné mes dej sandwich au bureau et toujours avec plaisir
    Bon vent (rien à voir avec la moto ou les cheveux) et attention aux bulldozer, ils ruent parfois plus fort que les motos :)
    Anne Séverine

  92. GUERIN dit :

    chere fabienne ,mille merci de vos commentaires judicieux et vos analyses agreables ,merci de nous avoir si bien tenu au courant des evenements politiques et societaux
    de ce monde different de notre europe , au grand plaisir de vous entendre à nouveau
    sur les ondes merci encore et so long !!!

  93. Deleforge dit :

    J’ai encore eu grand plaisir à lire ce dernier article et regrette déjà votre façon si juste de décrire ce pays. Je vous suis quand vous dites qu’il est attachant et qu’on vient assez facilement à le défendre voire à le promouvoirn quandon le connait.
    Take care

  94. lamarao dit :

    Tu vas nous manquer ma belle, on aimé tout en toi grosses bises.

  95. Juji dit :

    Please Fabienne, un conseil de coiffeur pour tous les cheveux de françaises exilés à DC??

    Bon retour

  96. Sintès Daniel dit :

    Chère Fabienne,

    nous ne nous connaissons pas mais nous avons au moins une chose en commun.
    bravo pour pour tous vos reportages .
    à bientôt j’espère sur les ondes nationales.
    bien cordialement
    Daniel Sintès

  97. monier anne marie dit :

    merci pour ce “joli” papier ; envie d’aller aux états-unis même si je n’en ai pas les moyens ; j’ai adoré vos reportages sur france-info que j’écoutais quotidiennement au boulot. Bon vent et à bientôt de vous entendre…

  98. Sylvie Hamel dit :

    Merci pour ce très beau texte, pour l’humour et la tendresse, pour le regard posé sur ce pays et ses habitants attachants. See you!

  99. Jean-Claude Duluc dit :

    Chère consœur,

    Merci infiniment pour ce billet si touchant et rempli d’émotion.
    Il a réveillé bien des souvenirs. En 1992, j’ai dit au revoir à New York, après deux années professionnelles fantastiques passées comme journaliste « freelance ».
    Je sais donc ce que l’on ressent en pareille circonstance et je partage le blues qui ne manquera pas de vous envahir, sans jamais vous quitter.
    Les nombreuses réactions que suscite votre lettre d’amour à ce pays, prouvent que le cercle des « fous d’Amérique » est toujours bien vivant. C’est ainsi qu’ Yves Berger, le regretté directeur de Grasset, désignait les habitants du Nouveau Monde. Je sais aussi, qu’il incluait tous ceux qui, un jour ou l’autre, sont tombés fous amoureux des grands espaces, des vieux motels et des autoroutes interminables que sillonnent les bus de la compagnie Greyhound.

    Belle et longue route à vous Fabienne. En Amérique ou ailleurs…

    P.S. : je profite de cet espace pour envoyer un bonjour amical à quelques « fous d’Amérique » rencontrés au début des années 90 à New York : Juliette Rouillon (Reuters), Serge Marti (Le Monde) et Guy Lagache (agence Capa).

    jcduluc@wanadoo.fr

  100. Julio dit :

    Fabienne avec ce vademecum quel que soit celui ou celle qui vient après toi, il ou elle st paré au décollage.

  101. cécile dit :

    merci pour votre regard sur les Etats-Unis. très enrichissant et détendant pour des personnes comme moi, loin de pouvoir “aller voir ailleurs” et qui voyagent à travers les récits des autres, des images et leur propre imaginaire…

  102. Marie-Joëlle dit :

    Bravo Fabienne, c’est vrai que tu as une plume du tonnerre!

    Merci quand même pour Limoges, mais maintenant je pourrai toujours dire que c’est Washington-sur-Vienne!

    Bises, et encore bravo pour tes années aux US: tu nous as fait vivre l’Amérique en direct.

  103. Benjamin dit :

    Farewell Fabienne, et merci pour l’aveu du pyjama.
    I knew it !

  104. Sophie Chaubaroux dit :

    Chère Fabienne,

    4 années passées à SF sans prévoir mon retour (j’avais 20 ans, j’en ai 41) - en étudiante bien fauchée, mais assoiffée d’une liberté dont je me sentais privée en France (bon… un amoureux américain se cache dans l’histoire!).

    Je ressens en lisant vos lignes, les sentiments très forts qui m’ont un peu secouée lorsque j’ai quitté les US…

    Ça fait donc bientôt 20 ans que je défends une certaine Amérique, et que ses traces positives indélébiles ont tatoué ma vie: quelques stéréotypes ne suffisent pas à en définir la richesse: souvent excessive, parfois incompréhensible, mais aussi excessivement magique à ses heures…

    J’ai savouré chacune de vos interventions sur les ondes. J’ai adoré votre écoute et votre ouverture - votre respect de la différence - et votre sens critique. Vous avez gratté cette couche superficielle irritante pour laisser paraître les vraies couleurs, belles et lumineuses ou ternes et moches, d’un immense pays aux facettes infinies - toujours avec tact et affection.

    Je suis maintenant obligée de cultiver mes capacités d’adaptation - elles nous permettent de rester jeunes, non ;)? - en espérant toutefois que votre successeur marchera un peu dans vos traces.

    Un IMMENSE merci.
    Vous me manquerez…

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