“It’s the french revolution !”
La colère monte dans tout le pays, depuis que l’on sait qu’AIG a distribuĂ© 160 millions de Bonus Ă certains de ces cadres. Des centaines de petites manifestations se sont dĂ©roulĂ©es dans tout le pays hier. Le New York Post, tout en finesse, titrait ce matin (enfin… hier vu l’heure qu’il est) “Not Too Fast Greedy Bastards“. “Pas si vite, batards avides” (en gros)
Le “Colbert Report” a sorti les fourches (ici); une idĂ©e qui a bien plus Ă CNN dans ce reportage hilarant (lĂ ); remarquez au passage ce reprĂ©sentant Ă la chambre qui propose une chambre Ă la Bastille pour ceux qui ont reçu des bonus. Toute cette imagination dĂ©ployĂ©e (et cette culture française !) pourrait prĂŞter Ă rire, mais l’image de la rĂ©volution française n’est pas forcĂ©ment hors de propos, guillotine mise Ă part (!)
Haro sur les riches. Haro sur ceux qui vivent dans un autre monde pendant que le prix du ticket de métro va augmenter à New-York.
Obama ne peut pas se permettre un retournement contre lui des foules de chĂ´meurs ou de salariĂ©s tirant le diable par la queue dont il porte le reste d’optimisme Ă bout de bras. Il ne peut pas non plus se retrouver face Ă un congrès qui, suivant la “colère du peuple”, refuserait dĂ©sormais de le suivre dans les aides supplĂ©mentaires aux banques qui ne manqueront pas de se reproduire. Rappelez vous que 3 rĂ©publicains, 3 seulement, ont votĂ© OUI au stimulus du mois dernier.
Il a fallu jouer serrer. Un peu de dĂ©magogie. (”I am stunned”) Mais pas trop. Surtout une grande explication hier chez Jay Leno sur NBC sur les rĂ©gulations lĂ©gales nĂ©cessaires pour ne pas voir se reproduire de telles histoires. Â
La chambre des reprĂ©sentants, qui joue sa tĂŞte tous les 2 ans, a votĂ© avec une cĂ©lĂ©ritĂ© très inhabituelle un texte permettant de taxer Ă 90% les primes de ceux qui travaillent pour des entreprises renflouĂ©es par l’Etat. Les bonus de Merril Lynch, distribuĂ©s juste avant son sauvetage par Bank of America ET les contribuables, seront Ă©pluchĂ©s dans la foulĂ©e.
En attendant, les dirigeants de chez AIG sont poursuivis jusque chez eux. Et la compagnie a distribuĂ© des consignes de sĂ©curitĂ© aux employĂ©s. Ne vous attardez pas devant le siège de l’entreprise. Enlevez vos badges avant de sortir dans la rue.
“Ne dites pas Ă ma mère que je travaille chez AIG, elle croit que je me dĂ©shabille dans un cabaret porno”.
Have a nice day