L’Amérique par les chemins de traverse

Le blog de Fabienne Sintes


Article(s) de août 2008

Au revoir Saint-Paul

Dimanche 31 août 2008

Pourquoi je la sens si mal cette convention républicaine ?

Saint-Paul, Minnesota ne respire pas du tout la fête. Je n’ai même pas une photo à vous montrer tant les choses ne sont pas encore en place. La semaine dernière à Denver, soyons honnête, la ville n’était pas encore intégralement aux couleurs démocrates dès le samedi soir. Mais les vitrines au moins étaient déjà décorées. Des petites figurines d’Obama commençaient doucement à envahir la ville. Ici on sent que quelque chose se prépare lorsqu’on s’approche du “X-cel center”, au coeur de la ville puisque des rues ont déjà été fermées. Le CNN-Grill est en place (ouf !), mais guère plus.

Beaucoup de choses ne jouent pas en faveur des Républicains.

D’abord la convention démocrate a été si riche en mélodrames et en mises en scène qu’il sera difficile de faire mieux. Entre le jeu de la grande réconciliation avec la famille Clinton et le discours d’Obama suivi par 40 millions d’américains, on a un peu le sentiment ici de jouer dans une ligue très inférieure.

Ensuite, une fois l’effet de surprise passé, la nomination de Sarah Palin semble soulever plus de question qu’elle ne déclenche d’enthousiasme.

Et puis il y a cet ouragan, qui menace la Nouvelle Orléans 3 ans presque jour pour jour après Katrina. Les images de la ville qui plie bagage viennent rappeler à l’Amérique l’une des erreurs les plus colossales de Bush dans sa politique intérieure. Georges Bush justement, doit (devait ?) venir ici ce lundi. Avec Dick Cheney. Parler à l’ouverture d’une convention pour un président en titre et son vice président, ce n’est pas une politesse, c’est presque un affront. Le premier jour est en général assez morne. Les délégués sont là mais peu de public. Encore moins cette année, puisque ce lundi c’est “labor day”. Jour férié. Vite, Vite que Bush disparaisse de la photo, son taux d’impopularité est tel, y compris chez les Républicains, que le plus tôt il est là, le plus tôt il repartira.

L’approche de l’ouragan, qui prend de la vigueur dans sa course vers les côtes Américaines, fait d’ailleurs réfléchir les organisateurs à un possible recul de cette  convention. Georges Bush se demande lui s’il ne devrait pas descendre dans le sud tout de suite quitte à zapper son discours.

Quand aux milliers de journalistes censés suivre le sacre de John McCain, ils regardent eux aussi vers le sud. Beaucoup d’équipes chez les journalistes étrangers en particulier, ont été réduites pour envoyer du monde en Louisiane. Dont la notre. Je prends l’avion ce dimanche. Les médias Américains préfèrent se concentrer sur les évacuations en cours plutôt que sur les préparatifs de Saint-Paul. L’attention se détourne des républicains alors même que rien n’a démarré.

Ca commence pas fort cette convention. Ca commence pas fort…

Have a nice day.

En attendant Saint-Paul

Samedi 30 août 2008

Le colistier de McCain pour cette élection est donc une colistière. Elle s’appelle Sarah Palin, et sur son CV il y a 2 lignes: Gouverneur de l’Alaska depuis 2 ans, ancien maire de sa ville, une grosse banlieue dortoir de 9000 habitants.

En la choisissant, McCain annule tout seul l’un des arguments qu’il utilisait contre Obama: le manque d’expérience.

Il attire en revanche la branche très conservatrice de son parti en choisissant quelqu’un de résolument pro-life (anti avortement), et membre depuis toujours de la puissante NRA (association des porteurs d’arme).  Les premières images de Sarah Palin que l’on a vues c’est d’ailleurs la dame fusil en main ! Elle a 5 enfants, son plus grand fils part en Irak au mois de septembre. Le dernier est un “special needs kid” de quelques mois seulement. Il est trisomique en fait, et demande une attention plus particulière. Une famille telle que l’Amérique républicaine les adore.

L’autre raison de ce choix ? Je vous le donne en mille…  Dès son premier discours, ce vendredi après-midi à Dayton Ohio, Sarah Palin a annoncé la couleur en appelant sans ambages les déçues de Clinton a venir la rejoindre.

Elle a sciemment utilisé la métaphore du plafond de verre que Michelle Obama avait utilisé avant elle. “On a bien remarqué à Denver a t il dit, qu’Hillary avait fait 18 millions de fissures dans le plus haut et le plus difficile plafond de verre Américain. Mais il semble que les femmes d’Amérique n’ont pas dit leur dernier mot. Nous pouvons faire exploser en 1000 morceaux ce plafond de verre“.

 Où l’on apprend donc de la bouche de l’une d’entre elles, que les femmes en politique sont toutes interchangeables. Les hommes en revanche, sont bien sur tous singuliers, et tous irremplaçables.

Have a nice day.

Denver, jour 4: I have a dream ?

Vendredi 29 août 2008

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Faut il vraiment ajouter quoi ce soit à ce que vous avez déjà probablement lu sur cette dernière nuit de convention. A l’intérieur du stade l’ambiance était incroyable. Encore un de ces moment dans la campagne Obama où l’on voit passer l’histoire. Et on a beau avoir une accréditation “presse” autour du cou, quand le rappeur Will I am,  qui a mis en musique un discours d’Obama, fait chanter “yes we can” à 70 000 personnes, on se lève comme tout le monde.

J’ai discuté assez longuement avec 2 femmes noires, en attendant le début. L’une avait 80 ans. En gros, 40 ans d’une vie dans une Amérique ségrégationniste. Les 40 autres dans une Amérique qui fait se son mieux pour en sortir et arriver à cette soirée à Denver, Colorado.

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Contrairement à ces 3 derniers jours, il n’y avait pas que des délégués dans cette arène décorée assez pompeusement comme l’entrée du capitole, il y avait des familles, des gens ordinaires qui avaient parfois fait des centaines de miles pour vivre ce moment là. Songez que des écrans géants ont été installés dans toutes les grandes villes des Etats-Unis et qu’avec 35 millions de téléspectateurs devant leur télé, Obama a fait mieux que la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques.

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Ce qui était frappant: le silence pendant le discours. Le public n’a pas hurlé à chaque phrase, il a écouté Obama dérouler son discours. Et surtout son programme. Car c’est bien cela que l’on attend de lui désormais. Le temps de la séduction est passé. Il faut convaincre. Et plus seulement les démocrates.

McCain de son côté, grand seigneur, a laissé l’Amérique se focaliser sur son rival. Il a même sorti une pub télé particulièrement fine dans laquelle il félicite Obama. “C’est un bon jour pour l’Amérique dit il en gros, demain on repart en campagne, mais aujourd’hui, faisons une pause: félicitations”. C’est très bien joué. McCain devait révéler le nom de son vice président. Il ne fera tranquillement demain.  L’avant veille du début de convention républicaine.

Parce-que vous vous souvenez ? Il y a une autre Amérique…

Have a nice day.

Denver, jour 3: I love America

Jeudi 28 août 2008

S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas enlever aux Américains, c’est leur sens du spectacle. le “roll call” (le vote donc) qui a officiellement désigné Barack Obama candidat démocrate à l’élection présidentielle était un numéro exceptionnel. Un vrai show à grand spectacle.  Une superproduction comme seuls les Américains savent les faire. 

Le tour des états se fait par ordre alphabétique. “Aaaarizona ! You’ve got 67 votes, how do you cast them ?” Le représentant de l’état se lève. C’est un sénateur, un gouverneur, enfin le plus capé des démocrates de l’état, et avec une jouissance évidente, le plus souvent plein d’humour, il commence par vanter les mérites de son coin de terre et donne son vote. Les îles Samoa font cela moitié en anglais moitié dans leur langue; les états du sud ouest font un mélange avec l’espagnol, les iles Hawaï ont des colliers de fleur. C’est à la fois très sérieux et très léger. La procédure normale, c’est que lorsque le nombre de délégué requis pour être candidat est atteint, on proclame le vainqueur par acclamation. Et c’est fini.

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Cette fois, il fallait trouver quelque chose de plus fort pour que Clinton perde avec les honneurs. Le premier à marquer sa différence c’est l’Arkansas. C’est là que Clinton a fait son plus beau score aux primaires. L’Arkansas en prenant la parole, a fait un éloge appuyé de Clinton avant d’annoncer qu’à l’hunanimité et par souci d’union, tous ses délégués se rangeaient derrière Obama.

La Californie  passe son tour. Trop Clintonien, et trop haut dans l’ alphabet. L’idée était que le chiffre d’Obama monte doucement. La Californie aurait mis Clinton en tête, même pour quelques minutes seulement, ce n’était pas le but. Quand on passe son tour, on revient à la fin du dernier Etat de l’alphabet. L’illinois, l’état d’Obama,   passe son tour aussi. Nous voila arrivé au Nouveau Mexique.

C’est là que le spectacle commence: le Nouveau Mexique annonce qu’il donne ses voix à l’illinois. L’illinois répond qu’il donne ses voix à l’état de New York (celui de Clinton).  La foule subjuguée voit se lever Hillary. Elle prend le micro. Demande qu’on arrête de compter, et que l’on déclare Obama vainqueur par acclamation. La foule hurle de joie, Obama est déclaré candidat officiel, et la musique démarre à fond les ballons.

Tout a été scénarisé dans cette histoire. Les états qui symboliquement ont lâché toutes leurs voix, ceux qui ont passé leur tour et le grand numéro de la fin. Tout a même été négocié entre les 2 campagnes. Mais ça ne fait rien. Les Américains sont de grands enfants, ils veulent qu’on leur raconte des histoires qui finissent bien. Au fond d’eux même, j’imagine qu’ils savent bien qu’il n’y a pas de lapins dans les chapeaux mais ils font super-bien semblant d’y croire. Et d’ailleurs des fois je me demande si au fond d’eux même….

En tout cas, moi, je l’avoue: j’adore.

La “gueule” du jour ? My tribute to Hillary…

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Have a nice day.

Denver, jour 2: Comment j’ai raté le discours de Clinton

Mercredi 27 août 2008

Je vous ai raconté hier le coup du précieux sésame autour du coup, qui permet de rester une heure sur le “floor” de la convention. Une heure seulement. Et bien ça ne suffit pas. Il faut aussi savoir se transformer en anguille pour traverser la foule. Ce soir je suis restée à la porte. Ou presque.

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Certains délégués, invités, ou journalistes prestigieux (dont moi donc ?) sont restés dans les couloirs aussi. La salle était archi archi comble, les pompiers en ont fermé les acc_s.

Tout le monde voulait écouter Hillary. Entendre jusqu’à quel point elle pouvait soutenir Barack Obama. Elle a parfaitement rempli son cahier des charges. 12 fois elle a appelé à voter pour lui. Elle a même expliqué combien Michelle ferait une première dame parfaite. Contrat rempli. Obama qui arrive demain, mais devrait rester caché jusqu’à jeudi a appelé la Dame pour la remercier. Ensuite ? Ensuite, qu’est ce qu’on fait de ceux là:

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Ou pire encore, qu’est ce qu’on fait avec ce groupe là:

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Un sondage de USA Today qui ne vous a peut-être pas échappé, disait il y a 3 jours que 30% des électeurs de Clinton n’étaient pas près à voter Obama. 20% de ce nombre votera même McCain. Histoire de préparer la place pour Hillary en 2012.

30% de 18 millions, dans une élection serrée, ça fait beaucoup de monde.

Pour calmer la déception (ou la grosse colère) de ses électeurs, Clinton a déjà obtenu beaucoup. Son nom sera inclus avec celui d’Obama dans le “Roll Call”, le vote, qui aura lieu ce mercredi. Mais au lieu de rassurer les “Clintoniens”, ce vote crée des angoisses chez beaucoup d’entre eux.

Comme la situation est quasi inédite, chaque délégué avait hier sa version du vote:

Rumeur/idée/information/proposition/fantasme N°1: On allait d’abord se réunir dans un hôtel. Voter en douce. Voir ce que ça donne.

Rumeur/idée/information/proposition/fantasme N°2: (plus ou moins vérifiée dans Politico cette fois) on allait commencer le décompte et puis Clinton le stopperait symboliquement avant la fin

Rumeur/idée/information/proposition/fantasme N°3: Clinton “libère” ses délégués. Elle les autorise ou les engage à voter Obama. C’est l’info la plus crédible, elle circule depuis plusieurs jours.  

A tous les coups ça rique d’amener du monde sur le “floor” cette petite histoire de vote. Tout autant que le premier discours de Joe Biden, le vice président potentiel. Ou que celui de BILL Clinton cette fois. Il a  parait il, a refusé de montrer son texte à la campagne Obama avant de le prononcer.

D’ici qu’il annonce qu’il se présente !! :-))

Je vous laisse avec la déléguée du jour: 147 badges. Pas mieux.

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Have  a nice day.

Denver, jour 1, côté pile

Mardi 26 août 2008

Un petit tour à l’intérieur du “pepsi center” ou se déroule la convention… Tout autour de la scène, les délégués sont réunis dans ce qu’on appelle le “floor”. Chacun sous la bannière de son état.  © FS

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Pour entrer sur ce “Floor”, il faut un “passe” spécial que vous n’avez que pour une heure. Il tourne entre les journalistes, nous avons 4 passes pour 15 médias dans le coin ou nous sommes. Je vous laisse imaginer la foire quand Ted Kennedy a parlé. On ne pouvait plus bouger sur ce fameux “Floor”. Je n’ai même pas essayé d’approcher pour Michelle Obama. Et je préfére ne pas savoir comment on va se débrouiller quand Hillary parlera aujourd’hui.

Du coup, pour avoir des interviews avec les délégués, il faut aller vite. Et viser juste. Ma consoeur de RFI a eu l’idée de l’année, qu’elle a piquée aux Québéquois et que j’ai piquée à mon tour:

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Dur métier…

Have a nice day

Denver, jour 1, côté face

Mardi 26 août 2008

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Cela restera comme le grand moment de cette première journée. Ted Kennedy qui monte à la tribune, pendant que la foule agite des pancartes à son nom. Lorsqu’il tournait la tête, on voyait sa cicatrice. Un énorme barre sur son crâne. Kennedy va mourir. L’hommage en images juste avant sa prise de parole, avait quelque chose d’une nécro, mais voir cette légende de la politique américaine affaiblie par la maladie, captiver et survolter cette salle avait quelque chose de magique.

J’ai vu des gens en pleurs autour de moi. C’est lui, la surprise dont je vous parlait hier. le buzz de la convention avait annoncé sa présence, mais personne n’osait trop y croire. Kennedy a une tumeur au cerveau. Il doit subir chimio et radiothérapie. Il est venu à Denver contre l’avis de ses médecins. “Mais c’est ça la vie de cet homme”, disait une femme dans la foule. Kennedy a 76 ans. Il est particulièrement respecté y compris dans les rangs républicains.

Le vieux Kennedy a passé la main à la génération suivante. A elle de faire l’histoire américaine désormais.

Aujourd’hui, le programme du jour est de savoir surtout ce que va faire Clinton. Est-ce qu’elle va libérer de leur promesse ses délégués et leur demander de voter Obama ? C’est ce qu’elle semble dire depuis avant hier. Une manière de rendre la politesse à Obama. “Tu m’as autorisé à faire voter mes délégués ? Je te les donne”.

La baisse du candidat démocrate dans les sondages, le souci d’unité qui est le vrai but de cette convention 2008 poussent Clinton a faire encore un geste et montrer qu’elle est de bonne composition. On verra jusqu’à quel point ses délégués suivent.

On verra surtout si Hillary est vraiment prête à cela. Tous les délégués Clinton se réunissent cette après midi juste avant le discours de leur ex-candidate.

Hier encore dans les rues de Denver, des irréductibles de Clinton ont défilé pour dire qu’il n’atait pas question de voter Obama.  J’ai fait une Interview hier matin avec un journaliste du New York Times qui ne croit pas une seconde à la sincérité de Clinton. Pour lui, Hillary espère en secret une défaite d’Obama pour revenir en 2012.

Une famille qui passe la main, les Kennedy… Une autre qui n’arrive pas à s’y résoudre, les Clinton…

A demain

Have a nice day.

Heu… j’ai le droit de me plaindre ?

Lundi 25 août 2008

Avant de parler plus sérieusement de choses très sérieuses, je vous laisse méditer sur les conditions de travail des uns et des autres sur le site de la convention démocrate…

La cantine de CNN © FS

La cantine de CNN © FS

La cantine de Radio-France © FS

La cantine de Radio-France © FS

Pffff savent pas faire les choses simplement ces Americains !

Have a nice day

A vos marques

Lundi 25 août 2008

 © FS

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Dernier jour ce dimanche avant le grand démarrage de la convention.

Les plus de 4000 délégués sont arrivés. Ils ont eu droit à une grande fête hier soir avant de se mettre au travail… Les 25 000 volontaires sont là. Et les 15 000 journalistes aussi. On a tous l’air ridicule avec nos badges autour du cou que l’on garde partout, y compris presque pour dormir.
 Les protestataires eux, sont déjà au boulot, traditionnellement, le jour précédent l’ouverture les rues sont à eux. Elles le resteront d’ailleurs puisque les manifestations ne sont pas finies, sous les yeux des policiers casqués … Hier place aux anarchistes,  aux anti-guerre, aux révolutionnaires…

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Ce lundi c’est Michelle Obama le point d’orgue de la cérémonie d’ouverture, avec peut être une surprise forte en symboles aussi, dont je vous parlerai demain si elle se produit (!!!) Pour vous faire patienter, allez faire un tour sur www.myamericanprayer.com . Mieux encore à mon goût que Will I am et son “Yes we can” du début de la campagne. Un vrai bijou qui montre encore une fois combien s’il est élu, Obama devra être à la hauteur de ce qu’il inspire…

Have a nice day

Goood Morniiiig Denveeer !!

Dimanche 24 août 2008

  © ME Sprengelmeyer

© ME Sprengelmeyer

C’est parti ! La convention démocrate commence lundi à Denver. Ce samedi déjà, doucement, les rues ont commencé à se mettre au diapason… “Stars and stripes” à tous les étages, et autant de figurines Obama que de citrouilles à Thanks Giving !

 © ME Sprengelmeyer

© ME Sprengelmeyer

Les premiers discours ne commencent que dans la soirée de lundi; les délégués, les militants, les volontaires vont peu à peu remplir tous les hôtels de la ville dès ce dimanche soir… De mon côté je n’ai pas encore vu grand chose faute d’avoir encore autour du cou mon accréditation, précieux sésame sans lequel vous n’êtes rien ! A ce sujet d’ailleurs, les organisateurs s’inquiètent, visiblement, des accrédit’ il en manque ! Je n’ai plus en tête le nombre de journalistes que nous sommes, mais c’est sans précédent pour un événement de ce type.

Pour une ville comme Denver, vous imaginez, c’est les Jeux Olympiques cette convention !

Je viendrai ici vous raconter le plus souvent possible comme ça se passe côté pile et côté face. Une convention se déroule autant dedans que dehors. C’est le moment ou jamais pour les protestataires de tous poils de venir exprimer leurs opinions. Nous aurons des anti-avortement, des anti-guerre, des féministes, des anarchistes… jusqu’ à jeudi le dernier jour.

Au passage je vous présente “Doc Vote !”, un monsieur de l’Iowa traqueur de candidats… C’est typiquement le genre de fous furieux sympathiques qu’on trouve ici… Remarquez son badge “Joebama”. Nous sommes à peine quelques heures après les premiers mots du vice-président potentiel et les badge sont déjà là. Trop forts ces américains !!

 © ME Sprengelmeyer

© ME Sprengelmeyer

Sur le fond, et de manière assez inédite, c’est Michelle Obama qui ouvrira les festivités. “Nous sommes une famille Américaine”, dira t elle plus ou moins d’après ce qu’on croit savoir. “Voila cette famille Américaine que vous vous apprêtez à envoyer à la maison blanche”.

Obama lui, pendant les 3 premiers jours, c’est l’Arlésienne. Celui dont tout le monde parle mais qui n’est pas là. Il ne doit théoriquement apparaître que le jeudi soir, au moment du discours d’acceptation de sa nomination officielle comme candidat. Le bruit court qu’il pourrait passer une tête la veille avec son nouveau vice président…
A ce sujet, je ne me lasse pas de la présentation de Joe Biden par Obama ce samedi à Springfield. Ecoutez bien.

Est ce que tout au fond de lui, Obama, qui entre dans la dernière ligne droite, ne vient pas de nous dire: “Hou la la qu’il est grand ce costume que je me prépare à porter. J’ai peur”.

Have a nice day.

(Et au passage, un grand merci à mon ami Mike du Rocky Mountain News qui a bien voulu servir de photographe, le temps pour moi de racheter un cordon pour mon appareil photo.  L’original est bien entendu resté à New York… )