Le sheriff de Trevise privé de cartouches pendant 3 ans
Le maire sheriff de Trevise… C’est Giancarlo Gentilini lui mĂŞme qui s’est attribuĂ© ce surnom. Elu aux commandes de la ville Ă deux reprises, il a tenu la municipalitĂ© de 1994 Ă 2003.
Ne pouvant briguer un troisième mandat, il aurait du se retirer aux consultations Ă©lectorales qui ont suivi mais la liste dissidente qu’il a prĂ©sentĂ©e aux Ă©lections “Gentilini pour Trevise” l’a emportĂ©.
Ne pouvant occuper la fonction de maire, il est officiellement le numĂ©ro 2. Autant dire que Trevise est dirigĂ© par l’administration Gentilini depuis 15 ans.
Giancarlo Gentilini est rĂ©putĂ© pour ses dĂ©clarations homophobes et racistes. Le tribunal de Venise vient de le condamner pour “incitation Ă la haine raciale”. Interdit de rĂ©union et comitĂ© public pour 3 ans.
Les paroles visĂ©es par l’accusation ont Ă©tĂ© prononcĂ©es Ă la fĂŞte de la Ligue en Septembre 2008 Ă Venise. Le meeting incriminĂ© est celui qui suit en vidĂ©o (en italien)
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Les passages retenus par l’accusation : Je veux faire la rĂ©volution contre les extracommunautaires clandestins…/… j’ai dĂ©truit deux camps de nomades et je veux Ă©liminer les enfants de tziganes…/… je veux la tolĂ©rance Ă double zĂ©ro…
Sa rĂ©volution, il veut la faire aussi “contre les mĂ©dias, les services sociaux qui aident les Ă©trangers, les immigrĂ©s, les homosexuels, ceux qui se prononcent pour l’ouverture des mosquĂ©es et les musulmans qui amènent les maladies comme la vĂ©role et le sida”.
“La tolĂ©rance Ă double zĂ©ro”.
Si dans les faits, la tolĂ©rance Ă double zĂ©ro existait, il y a longtemps que ses paroles auraient Ă©tĂ© condamnĂ©s plus sĂ©vèrement. La dĂ©cision du Tribunal de Venise donnera peut ĂŞtre aux provocateurs de la Ligue l’impression qu’on ne peut pas toujours hurler au vent tous les messages de haine qui passent par la tĂŞte.
Giancarlo Gentilini, je l’ai rencontrĂ© dans son bureau Ă Trevise Ă l’occasion d’un reportage. L’homme m’a reçu avec une très grande courtoisie. Il m’a offert une casquette Ă son nom et une carte postale à son effigie qu’il a signĂ©e du “shĂ©riff”.
Au dessus de son bureau, il y avait cette inscription “après dieu, c’est moi qui commande”.
Le reportage s’attardait sur la manière dont la Ligue gĂ©rait les villes qu’elle avait gagnĂ©es aux Municipales. Verone, Citadella, Trevise… pour rester dans la zone :  Fermeture des phones centers, des vendeurs de kebab (raisons hygiène) et Ă Trevise l’accès de la ville interdit aux vagabonds et aux mendiants… Et surtout aux mĂ©ridionaux et aux immigrĂ©s clandestins.
Evidemment, beaucoup, mĂŞme au sein de la Ligue, mĂŞme chez les Ă©lecteurs de Gentilini haussent les Ă©paules. “Gentilini est exentrique, il fait un show, ce n’est pas le vrai visage de la Ligue“…
Mais qu’il est important de garder intact ce visage pour garder le socle Ă©lectoral de la première heure…
Mais qu’il est important, aussi,  de le dĂ©nigrer et le rĂ©duire Ă la marge pour donner l’illusion d’une Ă©volution et conquĂ©rir un Ă©lectorat plus modĂ©rĂ©.
















27 octobre 2009 Ă
J’ai pensĂ© Ă vous hier en voyant la nouvelle, me rappelant votre Ă©change avec ce monsieur (entendu dans ”Ciao ragazzi”). Une vraie bĂŞĂŞĂŞĂŞĂŞte ce shĂ©rif…
Amicalement
vV
http://italopolis.italieaparis.net/articles/trevise-gentilini-condamnation-haine-raciale-255/
29 octobre 2009 Ă
Définition du bouffon: « le principe orgiaque de la vitalité débordante, la parole inextinguible, la revanche du corps sur l’esprit, la dérision carnavalesque du petit face aux grands, la culture populaire face à la culture savante »
Quand il s’agit du bouffon de la Ligue Nord, Ă©videmment, c’est festival.
Mais bon, dans un autre genre, de notre cĂ´tĂ© des Alpes on a FrĂ©dĂ©ric Lefebvre… Et si le pouvoir l’a envoyĂ© au front, c’est parce que le bouffon, dans toute sa vulgaritĂ©, sĂ©duit une partie non nĂ©gligeable de l’Ă©lectorat.
Et je ne parle mĂŞme pas de SB.