Lampedusa isola isolĂ ta
HĂ© !
Vous n’avez rien remarquĂ© ?
Ou plutĂŽt, il ne manque pas quelque chose dans le flux des bulletins d’infos cet Ă©tĂ© ?
On s’Ă©tait pourtant habituĂ©… non ?
Le lundi, une barque avec 340 immigrĂ©s s’est Ă©chouĂ©e Ă Lampedusa. Le mardi, une barque avec 256 immigrĂ©s s’est Ă©chouĂ©e Ă Lampedusa. Le mercredi, une barque avec 122 immigrĂ©s s’est Ă©chouĂ©e Ă Lampedusa, c’est moins qu’hier (moue dĂ©pitĂ© du prĂ©sentateur amateur des chiffres records qui lui permettent de forcer sa voix et attirer l’attention de l’auditeur ou du tĂ©lĂ©spectateur). Le jeudi, une barque avec 402 immigrĂ©s s’est Ă©chouĂ©e Ă Lampedusa (le prĂ©sentateur se sent mieux). Le vendredi, samedi, dimanche, c’est fĂȘte : des barques Ă foison avec des candidats Ă l’immigration serrĂ©s comme des sardines.
C’est ainsi depuis dix ans chaquĂ© Ă©tĂ©. Et en juillet 2009. Rien. Pas une barque, pas un immigrĂ©.
Un coup de fil aux autoritĂ©s maritimes du port de Lampedusa. “Nous ne sommes pas habilitĂ©s Ă parler Ă la presse“. Le ton est froid et sec. L’inverse de la gentillesse dĂ©ployĂ©e depuis des annĂ©es par les garde cĂŽtes pour emmener les journalistes au large et leur expliquer leurs missions. Mais lĂ , impossible d’avoir l’ information la plus Ă©lĂ©mentaire : le nombre de barques Ă©chouĂ©es ce mois ci.
On me renvoie vers le commandement de tutelle Ă Palerme en Sicile. LĂ , une rĂ©ponse : “A Lampedusa, plus un seul immigrĂ© n’est arrivĂ© en juillet, c’est terminĂ©, le problĂšme a Ă©tĂ© rĂ©solu“.
Un sifflement d’admiration. Le phĂšnomĂšne de l’immigration Sud/Nord, Afrique/Europe rĂ©glĂ© en un mois, sans le moindre effet d’annonce pour s’en glorifier. Je m’incline devant tant d’efficacitĂ© et d’humilitĂ© conjuguĂ©es.
Au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur, un des collaborateurs de Roberto Maroni : “Depuis que le 15 mai dernier, la Libye a dĂ©ployé des moyens policiers au large de ses cĂŽtes, plus aucun bateau ne part. Le gouvernement Berlusconi en signant des accords Ă©conomiques et financiers avec Tripoli a mis un terme au drame de l’immigration“. Donc, 5 milliards d’euros Ă©tait le prix Ă payer. Si on suit cette logique, elle sous entend que Khadafi (Gheddafi) avait les moyens de l’enrayer. Donc il aurait utilisĂ© le drame des flux migratoire comme moyen de pression pour obtenir ce qu’il voulait. Une monnaie d’Ă©change.
L’Office International pour les Migrations qui travaille aussi bien Ă Lampedusa qu’en Tunisie et en Libye dĂ©nonce rĂ©guliĂšrement sur les cĂŽtes nord africaines des maltraitances et des violences commises Ă l’intĂ©rieur des camps de dĂ©tention oĂč sont “entassĂ©s” les candidats Ă l’immigration venus du Sahel. On parle de sĂ©vices infligĂ©s et de traites d’ĂȘtres humains.
Plus aucune barque ne part…   Me reviennent alors en mĂ©moire les paroles du Cardinal Maradiaga prononcĂ©es aux cours de nos entretiens “Le Nord n’aura jamais assez de murs d’acier pour contenir l’avalanche des immigrĂ©s illĂ©gaux“… Une avalanche, ça dĂ©borde.
Un coup de fil Ă Pierluigi et Damiano, deux pĂȘcheurs de Lampedusa rencontrĂ©s sur place pendant l’enregistrement de “Ciao Ragazzi”. Alors, c’est vrai… plus aucune barque n’Ă©choue Ă Lampedusa ? Ils sont tous bloquĂ©s en Libye
“Oui et non, me rĂ©pondent ils… Pas une arrivĂ©e Ă Lampedusa, mais au large, les chalutiers croisent toujours des cadavres, des dĂ©bris…moins qu’avant… mais encore quand mĂȘme. On soupçonne les garde cĂŽtes de repĂȘcher des survivants et de les ramener parfois en Libye comme ce fut le cas en Mai. Tout est fait pour que les barques n’arrivent plus Ă Lampedusa. Mais au port et dans le village, on parle, on demande des comptes. D’autant que la nuit, les hĂ©licos ne cessent de tourner.”
Federico Miragliotta, directeur du centre de secours et de premier accueil de Lampedusa : “C’est vrai, la stratĂ©gie clairement dĂ©finie est que les barques n’arrivent plus Ă Lampedusa mais qu’elles contournent l’Ăźle“. Le 17 juillet, 122 immigrĂ©s ont dĂ©barquĂ© Ă Siracusa en Sicile. Et seront transfĂ©rĂ©s Ă ….
…. Ă Lampedusa oĂč le nouveau centre de dĂ©tention est quasi prĂȘt. Construit en un temps records. Dans un pays oĂč dĂ©sormais l’immigration clandestine est un dĂ©lit, Lampedusa sera l’Ăźle oĂč seront dĂ©tenus ces criminels d’un genre nouveau.
Les habitants de Lampedusa manifestent.
Le maire joue mĂȘme le porte parole de la cause “Nous ne voulons pas devenir un Guantanamo du clandestin, il y a d’autres moyens pour secourir ces pauvres gens“. Ce maire, Bernardino de Rubeis, vient d’ĂȘtre interpellĂ© le 21 juillet pour dĂ©tournement de fonds, mis en cause par un entrepreneur sicilien. On veut me faire taire, a-t-il dĂ©clarĂ© pour sa dĂ©fense.
Se taire, c’est une bonne idĂ©e. Les immigrĂ©s meurent toujours en mer, mais comme les autoritĂ©s maritimes n’Ă©mettent plus le moindre communiquĂ©, l’information n’est pas diffusĂ©e… Taire un problĂšme Ă©quivaut Ă nier son existence. Et ça marche !
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/ciao-ragazzi/















2 aoĂ»t 2009 Ă
ah tiens, j’aimerais bien voir des millions de clandestins envahir la maison de la radio par la seine tous les jours…
en peu de temps, on ira vous donner des leçons de morale sur votre égoisme et votre intolérance
2 aoĂ»t 2009 Ă
Comme souvent le procĂ©dĂ© est ignoble! Le dĂ©tournement d’attention semble une constante en politique.
Ainsi les dĂ©chets de Naples sont expĂ©diĂ© ailleurs (bateaux, trains,seul importe le fait qu’ils disparaissent au yeux de la presse et donc Ă la connaissance du monde), et on peut affirmer non sans satisfaction que s’il y avait un problĂšme “il est rĂ©glĂ©”!
Le G8 en Sardaigne, transfĂ©rĂ© Ă l’Aquila. Officiellement pour cristalliser l’attention mondiale sur l’ampleur de cette tragĂ©die (et au passage rappeler - faussement - que tout le monde est relogĂ© ou le sera bien avant l’hiver - comprendre: la gestion gouvernementale du “camping” gant fut irrĂ©prochable) mais Ă©galement pour en finir avec toutes les polĂ©miques autour de la Sardaigne et des penchants sexuels du “Cavaliere”.
Lampedusa Ă©tait devenu un de ces noms funestement “cĂ©lĂšbre” dans toute l’Europe; il Ă©tait donc temps de rĂ©soudre “le problĂšme” et comme souvent lorsqu’il est sans solution de faire “mine de” …
3 aoĂ»t 2009 Ă
Les habitants de Lampedusa vont pouvoir recommencer Ă vivre , comme ceux de Malte ou de Pantelleria . J’en suis heureux . Ce sont les plus belles iles de la mĂ©diterranĂ©e . Quant aux clandestins , rien n’empeche les pays qui le veulent , Ă organiser un pont aĂ©rien avec l’Afrique pour leur fournir un asile . Comme le rappelait un juriste le “droit Ă l’invasion” n’existe pas dans la constitution italienne .
Je ne voit pas pourquoi l’Italie ou d’autres , devraient accueillir toute la misĂšre du monde , pour paraphraser Rocard , notamment la misĂšre crĂ©e par la France au Maghreb et en Afrique noire .
3 aoĂ»t 2009 Ă
Bonjour,
J”essaie de ne pas rater vos Ă©missions et quand je ne peux pas les Ă©couter en direct, grĂące Ă l”internet, j”arrive Ă combler les manques oĂč en plus j”ai de trĂšs belles photos.
Je suis fan de votre Ă©mission, j”aime la façon dont vous abordez les sujets (Ă mi-chemin entre carte postale et originalitĂ©). J”aurais encore envie d”entendre “les petites gens” des patelins italiens.
Bravo pour votre travail
3 aoĂ»t 2009 Ă
CARO ERIC, TI SCRIVO DALL”ASSOCIAZIONE CARE FRANCE DI PARIGI DOVE LAVORO.
ATTUALMENTE MI OCCUPO DEL GRAND PRIX DU REPORTAGE HUMANITAIRE, PATROCINATO DAL FESTIVAL INTERNAZIONALE DI FOTOGIORNALISMO VISA POUR L”IMAGE QUEST”ANNO HA DECISO DI PREMIARE UN ITALIANO, LUCA CATALANO GONZAGA, PER IL SUO REPORTAGE SUL LAVORO MINORILE IN NEPAL.
NON SO SE QUESTO LEGAME TRA FRANCIA E ITALIA NEL SEGNO DELLA SOLIDARIETA POTREBBE DIVENTARE L”OGGETTO DI QUALCHE PAROLA DURANTE LA TUA TRASMISSIONE RADIOFONICA (CHE PURTROPPO NON RIESCO AD ASCOLATRE VIA INTERNET)…
ASPETTO UN CONTATTO MAIL PER INVIARE IL COMUNICATO STAMPA E TUTTO IL MATERIALE SUL GRAND PRIX!
A PRESTO E BUON LAVORO
SILVIA TOLVE
CARE FRANCE
GPRH@carefrance.org
3 aoĂ»t 2009 Ă
Bonjour Eric,
Votre approche des choses m interpelle toujours parce que vous avez un don pour mettre de la forme autour d un travail de fond accompli et reconnu de tous sur ce blog (c est du moins mon impression).
Je le ressens encore tres fort en ecoutant cette emission sur Lampedusa. L immigration clandestine est un douloureux probleme, difficile a traiter en raison aussi de reseaux criminels qui integrent les filieres.
Dans votre reportage et vos papiers, on retrouve toutes les donnees de la problematique sans oublier l aspect humain. Ceux qui perdent tout en quittant tout et qui vivent un calvaire. Et les populations locales desoeuvrees parce qu elles font tout pour aider ces malheureux (avant tout des victimes), sans recevoir la gratitude des autorites nationales.
Rien n est simple dans la vie et vous parvenez a exoposer tous les tenants et les aboutissants. Je voulais vous remercier pour ce travail de fourmi, courageux et laborieux.
Martial
San Fransisco
3 aoĂ»t 2009 Ă
Soit Francesca est d’une connerie absolue (l’idiote congĂ©nitale), soit ce qu’elle Ă©crit n’est que pure provocation, dans les 2 cas, rarement lu un commentaire aussi pitoyable
4 aoĂ»t 2009 Ă
Faut il que vous soyez bien malheureuse Francesca pour déblaterer ainsi.
En plus, je ne vois aucune leçon de morale donnĂ©e sur ce blog. A lire vos commentaires, j’en dĂ©duis que c’est votre marque de fabrique : mordre Ă tout crin mĂȘme quand ça n’a rien Ă voir avec ce qui est dit. Votre haine des gens et de la vie me fait pitiĂ©.
4 aoĂ»t 2009 Ă
Merci pour cette belle émission
surprise de ne pas trouver en liens
- FABRIZIO GATTI
Bilal sur la route des clandestins
éditions Liana Lévi
et en illustration musicale
- Gianmaria Testa
Da questa parte del mare
CD le chant du monde harmonia mundi
4 aoĂ»t 2009 Ă
J’ai entendu dire que vous aviez refusĂ© de faire un reportage sur le livre de Marco Travaglio “Papi”.
ça y est, vous vous ĂȘtes italianisĂ© au point d’ĂȘtre vous aussi Ă la solde de Berlusconi. Dommage !
5 aoĂ»t 2009 Ă
Au sujet de Papi,
Je n’ai rien refusĂ© du tout. Il s’avĂšre que le livre sortait le 20 ou 21 juillet. Si on m’accorde le droit aux congĂ©s payĂ©s, cette pĂ©riode coincidait au dĂ©but de mes vacances. J’ai simplement proposĂ© qu’on fasse Ă©ventuellement cette itw fin septembre et le service de presse m’a rĂ©torquĂ© que ce serait trop tard. C’Ă©tait un “coup” pour l’Ă©tĂ©…
Alors lĂ voyez vous, les “coups” ne m’interessent pas trop. Si un livre Ă©crit en un mois publiĂ© en juillet n’est plus d’actualitĂ© en septembre, quel est l’intĂ©rĂȘt ? C’est comme si on sortait un gros magazine Ă lire sur la plage. Je prĂ©fĂšre des pages avec du sens qui restent un “peu” dans la postĂ©ritĂ©…
Donc du coup, vous prĂ©tendez que je suis devenu pro berlusconi. On est encore une fois face Ă une vision manichĂ©enne. Berlusconi, on est PRO ou ANTI. Rien Ă faire, le juste milieu n’existe pas.
Pour revenir Ă Marco Travaglio, les auteurs de Papi ou les chroniqueurs d’Anno Zero, Ă©mission de tĂ©lĂ©vision qui a fait de l’Anti Berlusconi sa raison d’ĂȘtre : le problĂšme, c’est que leurs dĂ©monstrations ne s’adressent qu’Ă un auditoire dĂ©jĂ convaincu. On tourne en boucle, les anti Berlu ont leurs Ă©missions, leurs journaux et leurs livres, les pro berlu ont les leurs (bien plus important en nombres et en espace).
Autre Ă©lĂ©ments, les attaques des anti Berlusconi tournent ces derniers temps essentiellement autour de sa vie privĂ©e, de ses blagues, son Ă©ventuel recours Ă des rĂ©seaux de prostitution et de sa crĂ©dibilitĂ© Ă la tĂȘte du gouvernement. C’est comme tirer un feu d’artifice avec des pĂ©tards mouillĂ©s.
Voyez vous, Papi (quel pseudo original), ĂȘtre pour ou contre Berlusconi est un faux problĂšme. On focalise tout sur le PrĂ©sident du Conseil alors qu’Ă mon sens, il n’est que le pion d’un systĂšme. Un pion important mais pas l’Ă©lĂ©ment central. Silvio Berlusconi n’a rien de novateur mĂȘme dans ce qu’on lui reproche : il a mis en lumiĂšre (un entrepreneur privĂ© devenant chef du gouvernement = conflit d’intĂ©rĂȘts) un systĂšme clienteliste qui existait dĂ©jĂ avec la DĂ©mocratie ChrĂ©tienne mais un systĂšme Ă l’Ă©poque tapi dans l’ombre. L’Italie d’Andreotti annonçait celle de Berlusconi.
Vraiment s’Ă©triper autour de la figure de Berlusconi ne fait avancer aucun dĂ©bat.
Ce qu’il reprĂ©sente au sein d’un systĂšme Ă©tabli, est (Ă mes yeux) bien plus intĂ©ressant.
Je lirai “Papi” pour me forger une opinion mais puisqu’il sera “dĂ©modĂ©” en Septembre, pourquoi en parler ?
6 aoĂ»t 2009 Ă
Sur Marco Travaglio
Je ne sais pas si je lirai âPapiâ et ni, avant tout, si jâen suis vraiment intĂ©ressĂ©. Cela dit, son auteur mĂ©rite une particuliĂšre attention au vu de son travail, qui est une anomalie dans le panorama italien. Il doit sĂ»rement y avoir dâautres exceptions mais celle-ci est la plus visible. En rĂ©alitĂ© il ne fait rien dâexceptionnel si ce nâest rĂ©pertorier les faits, les circonstancier et faire un parallĂšle avec les normes juridiques en vigueur (ou en cours de modification), une vraie banque de donnĂ©es des 15 derniĂšres annĂ©es et parfois plus. Cela donne un vrai aperçu de la rĂ©alitĂ© italienne et je dirais, de sa âspĂ©cificitĂ©â. Probablement dans les pays voisins un tel travail finirait, Ă la longue, par devenir ennuyant et rasant ici, au contraire, câest un vrai noyau Ă sâĂȘtre former autour de ce style, et lĂ aussi ça en dit long sur la divergence italienne. Lâantiberlusconisme comme outil de travail ? pourrait-on relater ces annĂ©es en contournant cette piĂšce du puzzle ? Mais Ă vrai dire il ne serait pas correct dire que Travaglio sâattaquent quâĂ Berlusconi et Ă ses courtisans; dans ses chroniques quotidiennes, il est souvent bien cinglant Ă lâĂ©gard de lâopposition actuelle (ou majoritĂ© prĂ©cĂ©dente).
Quelques remarques ? peut-ĂȘtre manque-t-il de profondeur, dâune certaine analyse qui pourrait reussir Ă mieux cerner les tenants et les aboutissants ? peut-ĂȘtre un flou persiste-t-il sur un Ă©ventuel projet alternatif ? NĂ©anmoins si son but est dĂ©crire la dĂ©rive actuelle de la sociĂ©tĂ© italienne avec preuves et codes Ă lâappui, il est atteint, au lecteur ensuite de se faire une idĂ©e et une interprĂ©tation. Personnellement je trouve son travail indispensable et je lui suis trĂšs reconnaissant.
7 aoĂ»t 2009 Ă
Travaglio qui répertorie les faits ?
elle est bien bonne celle-lĂ , il choisit des faits, les manipule et les interprĂ©te, et il a un gros problĂšme pour faire des liens logiques et Ă©tablir des dĂ©monstrations…soit il enfonce des portes ouvertes soit il raconte n’importe quoi.
Ce type est hĂ©las la caricature du journaliste de gauche “Ă l’italienne”, faussement honnĂȘte, faussement d’investigation, ultramoralisateur alors qu’il n’a aucune honnĂȘtetĂ©, il a raison car il est de gauche, se croit libre car de gauche, indĂ©pendant car de gauche, joue les martyrs car de gauche alors qu’il squatte tous les mĂ©dias.
Bien sur qu’il s’attaque Ă la gauche comme je l’ai dit, car lui et tout ce systĂ©me de journalisme faussement d’investigation style repubblica espresso ont besoin de Berlusconi pour vivre et jouer leur rĂŽle de hĂ©ros, de martyr, de “combattants de la libertĂ©” sans risque.
Ces gens lĂ se comparent presque Ă des dissidents politiques d’une dictature alors que ce sont eux qui ont le pouvoir et qui sont dans les mĂ©dias, d’ailleurs on est en plein paradoxe : Berlusconi est calomniĂ© en permanence par la presse italienne et la libertĂ© serait en danger…passons.
heureusement que Berlusconi est vieux sinon avec des Travaglio et autres, on en aurait pour 50 ans.
on pourrait aussi faire le travail de recensement des milliers de conneries dites par Travaglio sur les Ă©coute tĂ©lĂ©phoniques qui sont des mĂ©thodes de la stasi et du kgb et non pas des dĂ©mocraties, sur l’impunitĂ© des chefs d’Ă©tat Ă©trangers ou des parlementaires europĂ©ens (selon lui cela n’existe pas), sur la concentration des mĂ©dias Ă l’Ă©tranger, bref encore une fois il nous fait le sketch du pseudo intellectuel italien qui crache sur l’italie et la compare aux autres pays europĂ©ens idĂ©alisĂ©s et parfaits (non non je caricature Ă peine).
Travaglio et ce type de journalisme sans raison et sans honnĂȘtetĂ© abruti bien plus les masses qu’autre chose…et n’Ă©lĂšve pas le dĂ©bat de l’information.
Bien sur que Berlusconi est criticable sur beaucoup de points, mais que lui reproche cette presse depuis 5 mois, de coucher avec des putes ?
Le média le plus indépendant serait celui qui parlerait de la derniÚre pute de Berlusconi ? voilà le journalisme selon la repubblica.
voilĂ le reste, l’important, l’avenir de l’italie est perdu dans toute cette merde de cette presse…quand on va sur le site de la repubblica, cela fait peur tellement c’est bĂȘte vulgaire du dĂ©but Ă la fin.
8 aoĂ»t 2009 Ă
Et je rajoute que le pouvoir italien de droite et de gauche doit faire face Ă une presse tĂ©lĂ©visĂ©e et papier infiniment plus nombreuse, violente et critique que la presse française l’est avec ses politiques…
aprÚs tout le probléme est la qualité de la critique et du débat.
9 aoĂ»t 2009 Ă
Vu quâil en est devenu, malgrĂ© lui, le sujet, petit aperçu de la âmĂ©thode Travaglioâ.
1994, premier succĂšs Ă©lectoral de Berlusconi, on parle de conflit dâintĂ©rĂȘt mais bien timidement, or la loi Ă©lectorale est claire en matiĂšre dâĂ©lĂ©gibilitĂ©. Loi de 1957, elle est toujours en vigueur et Ă lâarticle 10, alinĂ©a 1, prĂ©cise que ne peuvent ĂȘtre Ă©lus ceux qui:
1) coloro che in proprio o in qualitĂ di rappresentanti legali di societĂ o di imprese private risultino vincolati con lo Stato per contratti di opere o di somministrazioni, oppure per concessioni o autorizzazioni amministrative di notevole entitĂ economica, che importino l’obbligo di adempimenti specifici, l’osservanza di norme generali o particolari protettive del pubblico interesse, alle quali la concessione o la autorizzazione Ăš sottoposta;
La traduction serait-elle vraiment nĂ©cessaire ? Il est vrai quâavant les Ă©lections, Berlusconi, alors prĂ©sident de Fininvest (lâancĂȘtre de Mediaset) dĂ©missione et est remplacĂ© par Confalonieri mais:
Fininvest est une âsocietĂ per azioniâ, sociĂ©tĂ© anonyme, nâest pas cotĂ©e en bourse et la majoritĂ© des actions est possĂ©dĂ©e par Berlusconi et sa famille. Comme toute sociĂ©tĂ© anonyme la majoritĂ© des actionnaires nomment le conseil dâadministration, qui donc en dĂ©pend. Petite question: qui dirigeait, dans les faits, Fininvest, titulaire dâune concession accordĂ©e par lâĂ©tat et retenue dâintĂ©rĂȘt public ? Pour la rĂ©glementation des societĂ per azioni: Ă partir de lâart.2325 du code civil italien.
Jâai oubliĂ© un dĂ©tail…
AprĂšs chaque Ă©lection, une commission Ă©lectorale est nommĂ©e dans le but de dĂ©battre des cas de possible inĂ©ligibilitĂ©, mais cette commission est proportionnellement reprĂ©sentative des nouveaux Ă©lus (en 1994 pro-Berlusconi).Lâopposition, dâune maniĂšre complice et coupable selon moi, acquiesça, se bornant Ă remarquer que malgrĂ© tout Berlusconi Ă©tait lâexpression de la souverainetĂ© populaire, article 1 de la constitution.
Fin et cela fit jurisprudence.
En rĂ©alitĂ© il nâ y aurait aucunement besoin de rĂ©glementer les Ă©ventuels conflits dâintĂ©rĂȘt, fameux terrain de bataille de lâopposition, une loi vieille de plus de 50 ans les prĂ©voit dĂ©jĂ . Berlusconisme et antiberlusconisme ne sont que des aspects âthĂ©atrauxâ, la substance de la dĂ©rive italienne se situerait plutĂŽt dans ces interprĂ©tations trĂšs, trĂšs relatives du droit qui finalement font douter sur le fondement dâun effectif Ă©tat de droit dans ce pays.
9 aoĂ»t 2009 Ă
C’est marrant Francesca, moi je comprends tout ce que dit Jean Baptiste, et vous je ne comprends rien. Votre rĂ©ponse met mĂȘme en lumiĂšre la dĂ©monstration de Jean Baptiste.
Vous passez votre temps Ă agresser et une fois qu’on vous rĂ©pond, vous jouez les martyres non comprises. Il est lisible votre jeu.
Quand Ă votre dĂ©monstration Ă deux balles sur Berlusconi et la presse, vous voulez qu’on s’Ă©trangle de rire. Qui lit les journaux en Italie ? Le seul pouvoir, c’est la tĂ©lĂ©.
ET ça veut dire quoi “ĂȘtre neutre” dans votre language ? Dans la rĂ©alitĂ© italienne, c’est ne pas faire de vagues et ne pas parler de choses qui fachent, surtout les choses qui pourraient facher Monsieur Silvio.
Vraiment, vous ĂȘtes pitoyable
10 aoĂ»t 2009 Ă
Francesca, vous ĂȘtes un enchantement. Vous vous posez en victime et encore une fois pratiquez le dĂ©tournement pour Ă©riger en vĂ©ritĂ© vos petits principes personnels.
Continuez comme ça, je me délecte. Et qui croyez vous convaincre avec votre argumentation sur la liberté de la presse ?
Les derniÚres décllarations de Silvio Berlusconi sont éloquentes. La Rai ne doit pas critiquer le gouvernement et la Repubblica est un torchon. A peu prÚs votre discours.
J’attends avec impatience votre prochaine prose
10 aoĂ»t 2009 Ă
J’aime toutes les Ă©missions, l’ambiance, le style, et surtout la derniĂšre “le patrimoine” mais il n’est pas en tĂ©lĂ©chargement ?
Pourrions nous télécharger les anciennes émissions ?
Bravos Ă Eric, Sonya, Cyril, etc.
10 aoĂ»t 2009 Ă
Mais qui est cette Francesca ? Elle existe vraiment ? On dirait un outil de propagande et d’instrumentalisation
11 aoĂ»t 2009 Ă
@ Olivier
merci Olivier pour votre écoute.