Le pari réussi de Fiorello superstar
Une situation absurde : Le PrĂ©sident du Conseil s’est intĂ©ressĂ© Ă moi. MOI, un saltimbanque. Pour me dire “Tu es une sur voie sans issue” sous entendu “sans aucun espoir de retour.”
Ainsi parle Rosario Tindaro Fiorello, dit Fiorello dans les colonnes du magazine Vanity Fair. 49 ans. Humoriste populaire, animateur télévisé très apprécié en Italie et dont le départ de la Rai pour Sky a provoqué de facto sa convocation immédiate au Palais de Silvio Berlusconi.
Mais avant d’Ă©voquer cette scène surrĂ©aliste, un rĂ©sumĂ© des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents.
Fiorello nait et grandit en Sicile. Très vite, une vocation d’animateur. Radio libre FM et G.O dans des clubs de vacances de seconde zone. RepĂ©rĂ© par une Ă©quipe milanaise de Radio DeeJay. La montĂ©e dans la grande ville du Nord. Emotion inoubliable, dans le taxi, l’adresse grifonnĂ©e sur un papier, Via Massena 2, il avait l’impression de dĂ©barquer Ă Hollywood. Refuse de s’enflammer, pense l’aventure provisoire, mais s’impose. On l’associe Ă Marco Baldini et le duo va devenir le plus cĂ©lèbre d’Italie. Les grandes heures de Radio 2 (Rai Radio) et Viva Radio 2 minuti Ă la tĂ©lĂ©.
L’humour : un mix de grosse farce, comique chansonnier, satyre et autodĂ©rision.
Puis vient l’Ă©pisode “Sky Italia interessĂ© par Fiorello”. Le groupe de Murdoch qui concurrence fortement le bouquet satellite de Mediaset (Berlusconi) est dans le collimateur du PrĂ©sident du Conseil. A peine la rumeur du “transfert” lancĂ©e, Mediaset propose des ponts d’or Ă l’humoriste qui les refuse. Alors Fiorello est aussitĂ´t convoquĂ© par Berlusconi dans son palais romain.
Ci dessous vidĂ©o Youtube, Fiorello raconte  le surrĂ©alisme de cette scène qu’il juge grotesque dans sa première Ă©mission. “Le chef du gouvernement qui cesse toute affaire courante pour convaincre un saltimbanque.” “L’arrivĂ©e au palais Grazioli, les gardes du corps avec oreillettes et voix chuchottĂ©es, fouille au corps grossière. L’ascenceur. Un salon immense pour attendre. Puis Berlusconi arrive, d’abord le sourire et la bouche, puis les cheveux, puis le petit corps pour un assemblage instantanĂ©.”
La conversation mielleuse. Berlusconi comme s’il parlait Ă un gamin “Alors tu es content ? Tu as vu, on fait le pont pour la Sicile ? Fini le bateau. Ce serait plus pratique pour voir ta mère ? Tu es content ? … puis Ă©nervement soudain “alors pourquoi tu vas sur Sky ?”… Gianni Letta, le numĂ©ro 2 du gouvernement fait les cent pas derrière : “mais pourquoi allez chez ces fourbes d’australiens? “… Enervement puis Berlusconi entre tristesse et tendresse “mais pourquoi tu me laisses tomber pour aller chez eux ?”. Entretien de 15 minutes ponctuĂ© d’un menaçant “Tu es sur une voie sans retour“.
Suivra une campagne de presse anti Fiorello : “Une fin de carrière” “La retraite dorĂ©e de l’humoriste”, “la mort clinique de Fiorello”, “Le Fiorello Show sera bientĂ´t le Fiorello Flop”. Emilio Fede, patron de tĂ©lĂ© berlusconienne “De toute façon, Fiorello ne me faisait plus rire depuis longtemps, il est fini”. Ou encore “Fiorello a encaissĂ© 15 millions d’euros, c’est le prix de la trahison nationale”.
Au passage, apprĂ©cions Ă quel point la rancoeur peut gĂ©nĂ©rer des esprits crĂ©atifs quand il s’agit de dĂ©velopper un sens de la formule.
 Pendant ce temps lĂ , Fiorello rĂ©ussit son pari. Son show est un succès. Un spectacle scĂ©nique enregistrĂ© dans les conditions du direct sous un chapeau dressĂ© Piazza Clodio. Un one man show. Fiorello chante, danse, bouge, parle, et trouve ses invitĂ©s cĂ©lèbres dans le public : de la prĂ©sidente de la Confindustria au joueur de tennis Djokovic en passant par le chanteur Mario Biondi. MĂ©lange de variĂ©tĂ©, talk show, humour et… théâtre. Oui, oui j’ai bien dit : théâtre.
Evidemment, Fiorello n’est pas un dramaturge, mais dans une Italie oĂą le théâtre contemporain peine Ă exister faute de volontĂ© politique, ce spectacle d’un genre nouveau comble un vide.
En Italie, pas de scène nationale, de Centre Dramatiques Nationaux ou de Centre ChorĂ©graphique. En 3 ans, j’ai vu mon premier spectacle de danse contemporaine lundi dernier. Et encore, il a fallu trouver son annonce, planquĂ© dans le programme d’un festival de musique : Sidi Larbi Cherkaoui belge Ă la renommĂ©e internationale. Non pas qu’il n’y aient pas de chorĂ©graphes italiens, Francesca Latuada a montrĂ© la voie, mais faute de moyens et d’espace, ils sont tous partis Ă l’Ă©tranger. Et lundi soir, dans les ruines de la Villa Adriana de Tivoli malgrĂ© une publicitĂ© discrète, le public a rĂ©pondu prĂ©sent. Preuve qu’il existe une attente.
Surtout ne pas donner d’espace aux jeunes auteurs contemporains, les Dario Fo ne sont plus très jeunes, et les subventions sont accordĂ©es seulement Ă la reprise de grands classiques. MĂŞme Begnini a succombĂ© en reprenant “Tout Dante”.
Fiorello est Ă des annĂ©es lumières du théâtre contemporain, mais conquiert un public qui souffre de son absence. En italien, on traduit le “théâtre d’auteurs” par “théâtre militant”, et c’est peut ĂŞtre cette parole militante au sens de rĂ©flexion qui explique le succès de ce Fiorello Show.
Fiorello calme “Pourquoi j’inviterai Noemi, la copine de 18 ans du chef du gouvernement ? Mais si je l’invite, je la massacre ! Ce sera pathĂ©tique. Ce n’est une gamine et lorsque les feux de la rampe vont s’Ă©teindre, elle va tomber en dĂ©pression. Dans une Italie oĂą le chomage progresse chez les jeunes, le rĂŞve des filles pour s’en sortir est de devenir show girl. Alors elles envoient leurs press book oĂą elles posent Ă moitiĂ© nues. C’est la tĂ©lĂ© berlusconienne qui impose ce modèle de sociĂ©tĂ©. Une fausse machine Ă rĂŞve qui nous enveloppe dans un papier glacĂ© oĂą la virtualitĂ© et l’apparence rĂ©gentent un quotidien rĂ©el”.
Pardon, mesdames et messieurs, mais lĂ , moi, je me lève et j’applaudis.















25 juin 2009 Ă
Le théâtre est broyĂ© par la tĂ©lĂ©vision, et toutes les scènes europĂ©ennes en souffrent de la mĂŞme manière. Les auteurs contemporains n’ont pas d’autre choix que d’aller chercher le public lĂ oĂą il se trouve, c’est-Ă -dire devant le poste. Et, en un sens, c’est motivant. Il y a des auteurs contemporains anglais très intĂ©ressants qui bossent pour la tĂ©lĂ©vision en ce moment. Mais la rĂ©alitĂ©, c’est que les tĂ©lĂ©visions europĂ©ennes sont beaucoup trop occupĂ©es Ă diffuser des Ă©lections de miss et des reality shows… Les auteurs trop polĂ©miques sont bâillonnĂ©s (pas pour les censurer… non… mais parce qu’ils ne se vendent pas assez bien) et les conditions matĂ©rielles d’existence des auteurs sont devenues dramatiques.
Le public existe, mais il est marginalisé et découragé.
Les subventions diminuent chaque annĂ©e comme une peau de chagrin. MĂŞme les auteurs talentueux - et primĂ©s - ne parviennent plus Ă produire leurs oeuvres. Je ne suis pas convaincue qu’un système comme celui des intermittents du spectacle en France soit une bonne chose. J’ai vu trop d’amis artistes trafiquer pour toucher le chĂ´mage. C’est dans la crĂ©ation qu’il faut insuffler de l’argent… Il faut permettre au spectacle vivant d’exister.
Evidemment les pouvoirs publics (en Italie et ailleurs) ont tout intĂ©rĂŞt Ă abrutir la foule avec des programmes TV dĂ©biles (pourquoi les italiens s’offusqueraient des moeurs de Berlusconi alors qu’ils sont conditionnĂ©s par les veline) plutĂ´t que de l’inciter Ă rĂ©flĂ©chir… Du pain et des jeux… Et bienvenue chez les ch’tis…
Par ailleurs, il y a en Italie une espèce de complexe Dario Fo… Comment Ă©crire après Dario Fo, sans faire du Fo? Et de toute façon, c’est très bien Fo, mais au delĂ de la farce, est-ce que le public Ă©coute vraiment? C’est très drĂ´le, très irrĂ©vĂ©rencieux… Mais après le rire, la pièce entraĂ®ne-t-elle une vraie rĂ©flexion? J’en doute.
Et pourtant… pourtant… Le théâtre demeure une expĂ©rience collective unique que ne pourra jamais remplacer la tĂ©lĂ©vision.
On vit dans une sociĂ©tĂ© sous perfusion de tranquillisants et d’antidĂ©presseurs, abrutie et moribonde, sans ambition, sans espĂ©rance et sans avenir.
26 juin 2009 Ă
“Le théâtre est broyé par la télévision, et toutes les scènes européennes en souffrent de la même manière”
Pas vraiment, en Italie la situation est un peu différente. Étant donné que le 90% du monopole est sous le contrôle direct du premier ministre, nous avons des auteurs intéressants qui passent à la télé parfois. Le théâtre sociale et celui de narration avec des auteurs comme Marco Paolini inspirent des nouvelles compagnies. Pippo Delbono représente un autre tendance encore, celle du théâtre danse, mais surtout du théâtre physique et d’émotions. Si les premiers se sont inspirés de Dario Fo, ce dernier vient du troisième théâtre de Eugenio Barba, l’Odin teatret en Danemark (http://www.odinteatret.dk/)
Pour la danse il a suivi le travail de Pina Bausch. Comme beaucoup de compagnies il a commencé dans un lieu d’expérimentation, squat artistique, pour arriver au Festival d’Avignon il y a quelques années. La compagnie de théâtre danse Raffaello Sanzio commence à être connue en France. Il s’agit encore d’un autre genre entre la danse et la performance, qui mélange les arts plastiques et la danse.
A’ Bergamo existe une école et un centre de documentation très riche sur le théâtre de expérimentation des années 70 à aujourd’hui, sur la danse orientale, orissi kathakali et barathanatiam. Ils reçoivent des subventions pour leur travail de recherche, mais ils se produisent soit dans leur locaux, soit dans des festivals internationales, mais jamais dans les théâtre officiels. Ils sont jumelés depuis leur début il y a 30 ans avec Eugenio Barba.
http://www.youtube.com/watch?v=bZaX_7gy2i8
http://www.youtube.com/watch?v=Q-44fWk1ezg&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=J5LUgNI41Iw&feature=related
A’ Pontedera en Toscane Grotowsky avait ouvert son école, à sa mort en 1999, le centre a rejoint la fondation Pontedera Teatro.
http://www.youtube.com/watch?v=dZJLe-naRkk&feature=related
Pour revenir à ces rares artistes qui peuvent continuer à se définir tels malgré leur passage à la télé il y a sans doute Ascanio Celestini qui utilise des enregistrements de personnes âges ayant vécu la guerre et de ces témoignages il a construit ces premières pièces.
http://www.youtube.com/watch?v=uJUdO4AsDMk
http://www.youtube.com/watch?v=MjzpljP9v-o&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=YT_TtzX35Bk&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=L76qpbzALQ8&feature=related
Artistes engagées que parfois vont à la télé, et franchement nous sommes très contents que un public televisivo comme celui italien puisse les voire. Ils n’iraient pas au théâtre.
Là il s’agit de Marco Paolini et de l’histoire d’un tragique accident d’un barrage qui a lâché et qui n’aurait jamais du être construit. Cinq villages ont été détruits et ils y eut 2000 victimes.
http://video.google.com/videoplay?docid=8879734850960378650
http://video.google.com/videoplay?docid=-3592861350239977598
La télévision italienne est la preuve plus évidente que l’Italie ne peut se définir une démocratie actuellement. Les journalistes subissent des pressions et doivent se plier aux dictat du président. Ainsi ils n’informent pas la population. Les journalistes protestent tièdement parce-qu’ils n’ont pas pu parler des histoires de lit du président, mais visiblement ça ne les choque pas de cacher la protestation à l’Aquila et ailleurs, ils n’ont pas protesté pour les vidéos de Gêne 2001 qui ont été censurés, etc
http://www.youtube.com/watch?v=LwtRxo4IYI4&feature=player_embedded
http://www.dailymotion.com/video/x9o0lf_tg1-il-caso-minzolini_lifestyle
(tiepida e un po’ viscida protesta )– protestation tiède et pour toutes les raisons ci-dessus plutôt visqueuse.
Pasolini explique très bien pourquoi il faut une vigilance sur la télévision. C’est un instrument de pouvoir extrêmement dangereux. “Tout ce qui tombe de la télévision tombe de haut”
http://www.youtube.com/watch?v=A3ACSmZTejQ
Who is Silvio Berlusconi
http://video.google.com/videoplay?docid=-7507586179468920585
(dure 1 heure…)
Je suis d’accord avec l’analyse finale de Alexandre Stille :
Permettre qu’un tel phénomène puisse exister signifie mettre en danger toutes les autres démocraties. Créer un précédent, pour cela il serait temps que des sanctions, des pressions soient faites pour qu’il démissionne.
Sinon il y aura la révolution, mais quand et comment reste bien un mystère avec toutes ces divisions et differences.
Pour l’instant on en rêve..
ou cette Italie que peut-ĂŞtre vous ne connaissez pas?
http://video.google.com/videosearch?q=ascanio+celestini+la+rivoluzione&emb=0#
http://www.youtube.com/watch?v=8YM7-Ap3ltQ&feature=related
http://www.deezer.com/#music/result/all/marco%20paolini%20mercanti%20di%20liquori
Et pour presque finir en bien, Fabrizio De André, Brassens italien, anarchiste anti-clerical, poéte illuminé et grand absent! De son vivant le pouvoir l’ignorait, aujourd’hui il le célèbre…je crois que ce fut le cas pour Brassens aussi.
A’ propos de fous et de psychiatrie.
http://www.youtube.com/watch?v=nuSkcLY0YQg&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=Qu3SX1gVX7M&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=3BUXgCsiWV0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=LVyM8i5mUAM&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=JgdYTM1zujQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=KKipvcV4soA
Banda Bassotti
http://www.youtube.com/watch?v=sSajxYpt6Ds
http://www.youtube.com/watch?v=ZG16yNAGdyY
99Posse
http://www.youtube.com/watch?v=xqVdSZuzago&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=_9OHZ-L3sA8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=_9OHZ-L3sA8&feature=related
Bandabardò
http://www.youtube.com/watch?v=v88Slqhqagc
J’ai mis quelques morceaux mais pas forcement les plus recents, ni de tous les artistes, juste pour bien faire comprendre que rarement le théâtre ou la musique d’un milieu de gauche n’est pas engagé. Il y a trop de matière à s’inspirer.
Prennez Emilio Fede, lui ce n’est pas un comique, on croit bien qu’il s’agit d’un humain, certainement pas d’un journaliste, son véritable drame est justement cette ambigüité qui le rend hilarant, son malgré.
Salvador Dalì disait : “La seule différence entre moi et un fou, c’est que moi je ne suis pas fou”
Emilio Fede pourrait dire : “La seule différence entre moi et un comique c’est que je ne suis pas comique” -
Tu n’es pas journaliste non plus Emilio….oui, vous ne le connaissez pas? Celui qui partage avec Saviano “la galère” d’avoir des gardes du corps, mais pour Fede c’est juste parce-que son salaire ne lui suffisait plus pour régler les notes au pressing pour les costumes aspergés de tartes ou tomates ou encore d’œufs, oui “va molto ultimamente” - que ses admirateurs lui offrent généreusement s’ils ont le bonheur de le rencontrer dans la rue.
27 juin 2009 Ă
Malheureusement, on ne peut pas rĂ©sumer la vitalitĂ© de la scène artistique Ă quelques initiatives et quelques artistes, aussi intĂ©ressants soient-ils (d’autant qu’ils sont dans leur ensemble mĂ©connus du grand public). La crĂ©ation artistique souffre considĂ©rablement en France, et pourtant on pourrait faire une liste encore bien plus longue d’artistes et de théâtres passionnants… Le problème, c’est qu’ils ne font plus le poids face Ă une culture kleenex de masse…
(Et si Brassens, comme De Andre, sont certainement des rĂ©fĂ©rences, le monde qu’ils observaient n’a plus grand-chose Ă voir avec celui dans lequel nous Ă©voluons aujourd’hui).
27 juin 2009 Ă
oui c’est vrai, la crĂ©ation artistique n’est pas aidĂ©e en Italie, mais ces 10 dernières annĂ©es, le festival Roma Europa (en octobre, novembre) et la Villa Medicis (avant qu’elle ne soit dĂ©figurĂ©e par frĂ©dĂ©ric Mitterand) ont proposĂ© des spectacles rares et variĂ©s (Akhram Khan, Sidi Larbi Cherkaoui, DV8, Ian Fabre en danse/ Romeo Castelluci et Peter Brook au thĂ©^atre, Franck Bedrossian et G.Griset en musique… et j’en oublie!!!).
28 juin 2009 Ă
Vous avez raison OOO… surtout de souligner la vitalitĂ© de Roma Europa, mais il s’agit de diffusions inhĂ©rentes Ă un festival ou un projet… Rares sont les lieux de diffusion en eux mĂŞme, mais le problème le plus important reste celui de la crĂ©ation et de l’artisite en rĂ©sidence…Aucune volontĂ© politique pour soutenir il teatro civile militante bref les dramaturges contemporains qui Ă l’image de toute la sociĂ©tĂ© italienne doivent se dĂ©brouiller avec les maigres moyens du bord
28 juin 2009 Ă
Il faut absolument Ă©couter l’intervention du metteur en scène de “Gomorra” sur l’Ă©tat sinistrĂ© de la scène théâtrale italienne dans le “Ciao Ragazzi” d’hier soir consacrĂ© Ă Naples. Le succès d’un spectacle ou d’un artiste ne doit pas faire oublier les grosses difficultĂ©s que rencontrent la plupart des auteurs et des artistes.
PS: “comme par hasard, on trouve la meilleure pizza du monde Ă 200 mètres de chez toi”. Ah ah ah… C’est du vĂ©cu…
Excellente Ă©mission… la sensation d’avoir passĂ© une heure Ă se balader en scooter Ă Naples. Merci.
28 juin 2009 Ă
Buonasera e grazie 10000!quelle emotion de retrouver Naples au travers de votre emission, Naples sous toutes (ou presque) ses facettes! super! j ai passe 4 annnees en Italie basée a Milan et Naples fut un veritable choc culturel, emotionnel pour moi.J y ai de tres bonnes amies. Merci de rendre a Naples ce qu elle merite! Concept de l emission: super*** et votre accent***: J adore! a la semaine prochaine malika
28 juin 2009 Ă
Un grand bravo pour votre Ă©mission Ă Naples.Un vrai moment de bonheur, qui Ă mon avis capte l”extraordinaire diversitĂ© de cette ville, loin des clichĂ©s que nous avons pu voir ou entendre jusqu”Ă prĂ©sent dans les mĂ©dias. (”Des racines et des Ailes” par exemple).
J”attends vos autres Ă©missions avec impatience.
Bien Ă vous, Alex
28 juin 2009 Ă
A tous ceux qui m’Ă©crivent aujourd’hui pour dĂ©plorer que ne soit pas techniquement possible d’Ă©couter l’Ă©mission sur le Net ou de la podcaster,
Vivant Ă Rome et ce problème dĂ©pendant d’un service technique spĂ©cifique, ma marge de manoeuvre est inexistante…
mais demain…
En fait, en regardant le site d’Inter, on s’aperçoit que ce problème concerne toutes les nouvelles Ă©missions de la grille d’Ă©tĂ©… Je pense (j’espère) que ce problème sera rĂ©glĂ© assez rapidement (peut ĂŞtre pas aujourd’hui dimanche ensoleillĂ©
Avec nos excuses,
Eric
28 juin 2009 Ă
On peut Ă©couter l’Ă©mission en la podcastant. C’est ce que j’ai fait ce matin, et ça fonctionne très bien.
28 juin 2009 Ă
Évidemment…grrr l’Ă©mission!!! Mais oui on peut l’Ă©couter en la podcastant, ouf..
et d’ailleurs MERCIIIIIIIIII Eric!
MĂŞme si c’est votre travail vous ĂŞtes admirable, sincère et….intellectuellement honnĂŞte! qualitĂ© rare chez les journalistes italiens
bravoooo
(posso mandare in vacanza il cervello ;))
28 juin 2009 Ă
OUF !
après plusieurs immersions dans les mĂ©andres de mon ordi sans succès apparent, je commençais Ă paniquer…je positive et j’attends tranquille que ce problème technique soit rĂ©solu.
28 juin 2009 Ă
XXX doit bosser à la CTU de Jack Baueur parce que moi avec ma superbécane informatique, le podcast de Ciao Ragazzi marche pas et pourtant je passe mon temps à tout podcaster.
28 juin 2009 Ă
On trouve l’Ă©mission en mp3 sur l’adresse suivante:
http://media3.radiofrance-podcast.net/podcast09/11102-27.06.2009-ITEMA_20186418-0.mp3
Moi-mĂŞme, je ne comprends pas comme je suis arrivĂ© lĂ … mais, promis, ça fonctionne!
28 juin 2009 Ă
“XXX doit bosser Ă la CTU de Jack Baueur ” - pas du tout je l’ai podcastĂ© aussi “en trois seconds et demi”
Le système demande de s’abonner, ce qui signifie que la page va rester dans le “marque-pages” - vous validez tout et magiquement vous aurez une fenĂŞtre Quick T avec l’Ă©mission…
J’ai un mac, mais gĂ©nĂ©ralement c’est plutĂ´t un problème..
buona fortuna
5 juillet 2009 Ă
“Evidemment, Fiorello n’est pas un dramaturge, mais dans une Italie oĂą le théâtre contemporain peine Ă exister faute de volontĂ© politique, ce spectacle d’un genre nouveau comble un vide.
En Italie, pas de scène nationale, de Centre Dramatiques Nationaux ou de Centre ChorĂ©graphique. En 3 ans, j’ai vu mon premier spectacle de danse contemporaine lundi dernier.”
Fiorella a beaucoup de talent oui et il est populaire en Italie grâce Ă la soit disante horrible tĂ©lĂ©vision italienne (bien sur la tĂ©lĂ© italienne est coupable de tous les maux, c’est “l’italie tout en nuances”, toutes les italiennes veulent devenir des velines Ă cause du chomage,de la tĂ©lĂ© tout ça) mais quelle horrible pays d’abrutis l’italie!
M.Valmir vous ne connaissez pas d’auteur italiens contemporains ? vous ĂŞtes mal renseignĂ©, l’ignorance est la mère des vices, certes la presse italienne dĂ©fend peu la culture italienne (encore une fois ne parlons pas de Berlusconi ou de la tĂ©lĂ©) et des gens comme Delbono ont surtout disons une reconnaissance Ă l’Ă©tranger.
Il faudra comprendre que l’Italie n’est pas la France, que la culture n’est pas centralisĂ©e, que tout ne passe pas dans la capitale, que non la culture ne doit pas ĂŞtre dĂ©finie dans les ministères (votre fameuse volontĂ© politique), non la culture ce n’est pas un système soviĂ©tique…
d’ailleurs les deux partis italiens qui se sont intĂ©ressĂ©s Ă la culture sont les communistes et les fascistes (et il valait mieux avoir la carte du parti pour travaillier) certes grace Ă Mussolini on a eu la mostra, cinecittĂ …
L’exemple français Ă la Jack Lang, Frederic Mitterrand couchĂ©s devant les puissants, mittrand, chirac, sarkozy, les artistes français on les entend surtout pour dĂ©fendre leur intĂ©rĂŞts et leur statuts, par contre pour la critique et la rĂ©flexion il n’y a plus grand monde car on ne critique pas ses maitres et ses sponsors.
Et 99% des français ne connaissent pas un seul auteur contemporain en danse ou en théatre, M.Valmir.
Je crois que le problème est l’Ă©ducation et la curiositĂ© des citoyens (et ce n’est pas du tout un problème italien mais global) mĂŞme dans la presse dite culturelle, il y a peu de curiositĂ©.
Et que dire des propos des artistes en eux mĂŞmes, les intellectuels italiens se complaisent dans une dĂ©nonciation permanente (comme si eux Ă©taient innocents) des autres, de la politique, du système, bref c’est le mĂŞme disque sur l’Italie depuis 50 ans
5 juillet 2009 Ă
@ “M.Valmir, vous ne connaissez pas d’auteurs contemporains ? Vous ĂŞtes “tete de mort” et tout ça comme dans les BD.
Chère Francesca,
Oui, j’en connais des auteurs de théâtre contemporains. Le problème, (il faut toujours que je rĂ©ecrive rien que pour vous), c’est l’espace qui leur est accordĂ© par les institutions qu’elles soient rĂ©gionales ou locales ou nationales c’est le mĂŞme problème. Pas d’espace, pas de promo, pas de mise en relief, pas de moyens. Pardon, mais ce sont bien les auteurs, les dramaturges, les metteurs en scène de théâtre qui sollicitent la reprise d’un modèle anglo saxon ou français. Après s’agit il d’un bon modèle, je n’en sais rien, mais ce n’est pas Ă moi de le dire. Mais vous ĂŞtes toujours lĂ pour nous Ă©clairer.
Sinon, grande nouvelle, je suis 100% d’accord avec vous sur leur l’Ă©ducation et la curiositĂ© des citoyens, et la facultĂ© de quelques artistes Ă se “tirer une balle dans le pied” avec des discours “fumeux”.