Comprendre l’Italie à travers ses nuances

Le blog de Eric Valmir


Une guerre civile au Vatican ?

religion

C’est en substance la question dans une tournure assez “choc” que pose le vaticaniste de la Repubblica dans un édito daté du 13 mars. A ne pas lire en page religion mais étranger, histoire de rappeler que le Vatican est un Etat et dans le cas précis, un Etat au bord de la “guerre” sous entendu civile aux dires de Marco Politi : “une curie à la dérive, un pape enfermé dans son palais et contraint à affronter des turbulences que même l’Osservatore Romano définit sans précédent“.

Le journaliste appuie son argumentation sur un extrait de la lettre de Benoit XVI envoyée aux évêques du monde entier jeudi dernier : “j’ai été attristé par le fait que même des catholiques qui au fond auraient pu mieux savoir comment sont les choses, ont pensé devoir me frapper avec une hostilité prête à l’attaque“.

Et cite le directeur de l’Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian qui fustige les manipulations et les instrumentalisations au sein même de la Curie Romaine, rappelant au passage que “ la Curie a un devoir d’exemplarité.” Les débats internes doivent rester internes.

Le coeur du cyclone : la levée de l’excommunication des quatre évêques lefebvristes. Le premier à en parler est le vaticaniste Andrea Tornielli dans “Il Giornale”.  L’information est confirmée deux jours plus tard par l’annonce officielle. Dans l’Eglise, des voix s’élèvent. Comment une telle procédure a-t-elle pu être lancée sans concertation ? Pourquoi Andrea Tornielli était il informé et pas les évêques du monde entier ? Ensuite vient l’affaire Williamson et l’onde de choc qu’elle provoque. La confusion est totale d’autant que le pape ne réagit pas.

Dans sa lettre aux évêques, Benoit XVI (c’est une première dans l’histoire de la papauté) reconnait des erreurs de communication, “manque de clarté dans la présentation du décret…/

… l’excomunication frappe les personnes, pas les institutions parce qu’un ordre épiscopal sans mandat pontifical représente le danger d’un schisme…/

… j’invite les évêques excommuniés à reconnaitre le concile Vatican II et à revenir vers nous…/

…. la levée de l’excommunication des quatre évêques a été rendue possible une fois que les intéressés aient reconnu le principe du pape en tant qu’autorité pastorale, malgré quelques réserves relatives au concile“….  

Toujours dans cette lettre, le pape Benoit XVI  détaille le fruit de son raisonnement

j’ai à coeur l’unité des croyant et je ne veux pas que la Fraternité Saint Pie X, 491 prêtres, 215 séminaristes, 117 religieux, 164 religieuses et des milliers de fidèles partent à la dérive loin de l’église“…

Et pour la première fois, le souverain pontife s’exprime sur l’affaire Williamson. “j’ignorais les déclarations négationnistes de Mgr Williamson et cette affaire a suscité à l’intérieur et hors de l’Eglise une discution d’une véhémence que l’on avait pas connu depuis longtemps…/

…   il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut acceder par internet aurait permis d’avoir rapidement pris connaissance du problème. J’en tire la leçon et à l’avenir nous devrons prêter davantage d’attentions à cette source d’information”.

Des mots écrits jeudi, trois semaines après l’inauguration du canal Youtube du pape dans un feu d’artifice médiatique. Et quand on s’étonne du fait qu’aucune santion n’ait été encore prononcée à l’encontre de Mgr Williamson, Benoit XVI précise : “les évêques bien que libérés de la punition ecclesiastique n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Eglise”.

Oui, il en faut de la pédagogie pour expliquer les lois écclesiales.  La tragédie brésilienne de ces derniers jours représente une illustration supplémentaire de “cafouillage” à la tête de l’Eglise. Samedi dernier, une enfant de neuf ans violée par son beau père tombe enceinte et se fait avorter : la fille, sa mère et l’équipe médicale excommuniés par l’archevêque Jose Cardoso Sobrinho. “l’avortement est un crime“. L’émotion gagne la planète.

Le Brésil est en plein débat sur la dépénalisation de l’avortement, comme l’étaient la France et l’Italie dans les années 70. Le Président Lulla est favorable, l’église brésilienne opposée, et cette affaire cristallise les passions du débat politique et sociétal.

Le cardinal Giovanni Battista Re, interrogé sur cette affaire, répond que “oui, pour un avortement, dans la loi de l’église, l’excommunication est une procédure de fait“, disons automatique. Traduction ensuite dans la presse : Le Vatican cautionne les excommunications prononcées. Ce n’est pas vraiment le cas, mais comme à saint Pierre de Rome personne ne bouge pour clarifier la situation, la polemique se développe. En France, des évêques protestent ouvertement.

Il faut attendre une semaine pour noter enfin une réaction : la Conférence Nationale des évêques du Brésil désavoue l’archevêque et nie les excommunications de l’enfant et de sa mère : “il faut tenir compte des circonstances“.  Paroles sages mais tardives et surtout toujours aucune réaction à Rome. Comme si personne n’était tenu informé de ce dossier.

Quelque chose ne fonctionne pas au sein de la Curie, note Marco Politi. Le pape est seul, non pas parce qu’il aurait des opposants, mais par choix personnel. Un mode de gouvernance sans un regard pour les signaux qui viennent de l’extérieur. Se crée alors un fossé avec le monde, mais plus préoccupant avec les catholiques et les représentants de la Curie déboussolés. Benoit XVI, c’est le Dogme, la doctrine, la chrétienté  et le dialogue inter-religieux. Les questions de société ne semblent pas le passionner.

Bien sur Marco Politi est réputé pour ses écrits à charge contre l’Eglise, “La chiesa del no” chez Mondadori, mais ce qu’il décrit parfois à l’excès détient un fond de vérité.  Les vaticanistes partisans de Benoit XVI le reconnaissent aussi : “Ce n’est pas un problème de communication, c’est un dysfonctionnement au niveau des prises de décision. On ne sait pas qui fait quoi.“. Conséquence,  les voix discordantes, les accusations qui blessent Benoit XVI deviennent de plus en plus audibles et donnent aux allées solennelles du Vatican une allure de tranchées où les murmures sont autant de venins qui symbolisent la propagation d’un malaise.

Restent les fidèles parmi les fidèles. Le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone répond à Marco Politi dans la presse italienne ce samedi 14 mars  : ” c’est faux le pape n’est pas seul. Benoit XVI a des amis

2 commentaires pour “Une guerre civile au Vatican ?”

  1. bruno dit :

    Benoit 16 a des amis. On dirait du Facebook. Pas certain qu’iil y ait beaucoup de fans of Benoit 16. En général quand on proclame haut et fort qu’on a des amis, c’est qu’on en a pas.

  2. brapha dit :

    je vous ecris vous site du vatican pour vous dire kavec toute largent ke vous avez gagnez sur le comte de jesus puiske il est censez ke vous etes de dieu avec ce tremblement de terre ki a u a rome en italie,il y a u perte denfants et des gens sans maison donnez de largent a ses gens la ki sont dans le besoin, parceke cette annee jesus vient vous cherchez tous en ce monde vous tous de satan,la justice de dieu arrive contre vous ,vous et jezabel ne porterons plus jesus comme une marchandise.tous les milliards deuro ke vous avez gagnez cai maintenant kil fo donner aux pauvres,et pour ceux ki croivent ke jesus a apparu ala reunion dans une eglise dites vous bien ke cai le faux ki a apparu ke jesus es deja dans un corp ki sest reveler depuis janvier 2007,et vous etes dans lannee de son retour dieu vous montrera si il avait dit de batir des eglises, mais un temple.

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