Arriva “Natale a Rio”
Aiuto !!!!!
Après Natale in crociera, voilĂ Natale a Rio qui va dĂ©ferler sur les grands italiens Ă peine remis de La fidanzata di Papa, l’Estate al mare, ou encore Matrimonio alle Bahamas. La seule traduction de ces titres suffit Ă donner l’ampleur de leur contenu scĂ©naristique : Noel en croisière, Noel Ă Rio, la fiancĂ©e de Papa et mariage aux Bahamas. Du sous Max Pecas.
La sĂ©rie des Natale est une vĂ©ritable douleur tant la mĂ©moire de Vittorio de Sicca est ternie par les facĂ©ties de son fils Christian. De père en fils, la passion se transmet peut ĂŞtre, mais pas le talent. Dans la sĂ©rie des Pane Amore, comĂ©die tournĂ©e dans les annĂ©es 50, Vittorio forçait le trait juste ce qu’il fallait, Christian sombre dans une lourdeur sans nom Ă cotĂ© d’une pathĂ©tique Michelle Huzinker. (prĂ©sentatrice Ă la mode d’origine suisse, ex d’Eros Ramazotti, qui rigole tout le temps mais n’a pas d’humour, puisqu’elle attaque avec violence la vidĂ©o de cet humoriste qui la caricaturait).
http://www.wikio.it/video/605792
Et voilĂ la vraie Huzinker.
http://www.youtube.com/watch?v=KfgbRtBEm-o
Et aujourd’hui, c’est donc une actrice.
A l’heure oĂą l’on parle du renouveau du cinĂ©ma italien incarnĂ© par le succès international de Gomorra mais aussi du Divo (en France, le 31 dĂ©cembre)… Mais quel renouveau ? CinecittĂ ne tourne plus. Antognoni, Comencini, Ponti, Risi nous ont quittĂ© tous les 4 en deux ans; leurs disparitions gĂ©nĂ©raient des articles dans la presse internationale, ici rien du tout. Fin de journal Ă la tĂ©lĂ© et basta. C’est une autre Ă©poque. Quelques cinĂ©clubs romains tentaient des cycles “hommages” en vain pendant qu’on faisait la queue dans la salle bleue Ă©lectrique d’Ă cotĂ©, lĂ oĂą se mĂŞlent odeur de pop corn et pepsi,  pour voir Scusa ma ti chiamo Amore.
Et pourtant le public cinĂ©phile existe. Il est seulement dĂ©couragĂ©. A Venise, ville de la Mostra, il n’existe que deux salles de cinĂ©ma. A Rome, ville de CinecittĂ , Fellini, Scola, Comencini et Moretti, seuls trois cinĂ©mas pratiquent une politique de version originale avec sous titre “Il Metropolitan” via del Corso, Il Nuovo Olimpico et le Nuovo Sacher de Moretti.
Autre problème de taille, le financement. Les cinĂ©astes italiens rĂŞvent d’un modèle Ă la française façon CNC. Mais ici, rien Ă faire, la tĂ©lĂ© mange tout, finance une grande partie des projets avec droit de regard sur des scĂ©narios. Grosse comĂ©die bien lourde du dimanche soir, ou bleuette sentimentale pour adolescents attardĂ©s, ou alors cinĂ©ma alternatif indĂ©pendant mais souvent trop caricatural. Un cinĂ©ma de qualitĂ© existe en Italie mais on ne lui donne pas les moyens de s’exprimer.
Alors, on se disait il y a deux ans qu’avec la naissance du Festival de Rome, un Ă©lan allait peut ĂŞtre naitre. Mais mille fois hĂ©las, la dĂ©bauche d’argent n’ a servi qu’Ă alimenter un tapis rouge qui se voulait cannois avec les De Niro, Scorcese, Di Caprio. Très gossip avec le maire de l’Ă©poque Walter Veltroni qui transforme vite ce festival en machine de guerre politique. Une victime au tapis : le cinĂ©ma.
Veltroni n’est pas rĂ©elu. Le nouveau maire Gianni Alemmano taille dans les budgets. Fini Hollywood, ce sera le cinĂ©ma europĂ©en ou italien. Le tapis rouge est conservĂ©. Monica Belluscci fait semblant d’y croire avec Pierfrancesco Favino pour dĂ©fendre l’honorable “l’uomo che ama“. Mais tout sonne “cheap” sur ce tapis rouge. Personne derrière les barricades, pas de clameurs, pas de spectateurs… Et toute une politique Ă revoir… Pour ne pas laisser le cinĂ©ma au tapis.
Avec tout ce que celĂ comporte de subjectivitĂ© en matière de gout, ci-dessous les films italiens de ces dernières annĂ©es que j’ai apprĂ©ciĂ© et qui existent en dvd en France (choix grand public, je fais l’impasse sur art et essai)
La seconda volta di Massimo Calopresti, Anche libero va bene di Kim Rossi Stuart, Je n’ai pas peur di Gabriele Salvatores, Arrivederci amore ciĂ o di Michele Soavi (très dur), Souviens toi de moi di Gabriele Muccino (pour ceux qui ne croient pas au talent de Bellucci, ce film prouvera le contraire), Romanzo Criminale di Michele Placido, Nos meilleures annĂ©es di Marco Tulio Giordana, Buongiorno notte di Marco Bellochio… incontournable dans les classiques, mais ils sont si nombreux, 1900 de Bertolucci et plus lĂ©ger mais si fort Il sorpasso, le fanfaron de Dino Risi.
Enfin message perso, si quelqu’un d’entre vous a l’incompris de Comencini en DVD, mĂŞme en italien, surtout en italien…
















