Palmyre, l’oasis au coeur du dĂ©sert syrien
Partir en vacances en Syrie, n’est pas une idĂ©e qui vient spontanĂ©ment Ă l’esprit des voyageurs. Les candidats au voyage français partent volontiers au Maroc ou en Tunisie mais Damas, Alep ou Palmyre ne sont pas des destinations de tourisme qui viennent immĂ©diatement Ă l’esprit.
La Syrie n’est pas de toute façon une destination de tourisme de masse. Le pays n’est pas Ă©quipĂ© pour cela et n’a pas l’intention de dĂ©velopper cette forme d’industrie.  Il n’en demeure pas moins que la Syrie s’ouvre de plus en plus. Cette annĂ©e, les français sont devant les espagnols et les allemands, question frĂ©quentation de ce pays que les Etats Unis ont longtemps classĂ© sur “l’axe du mal” selon les mots de l’ancien PrĂ©sident amĂ©ricain Georges W Bush.Â
La Syrie est riche de centaines de sites archĂ©ologiques amĂ©nagĂ©s et hors saison il n’est pas rare de pouvoir visiter quasiment seul des lieux magiques et d’une beautĂ© remarquable. Il existe de nombreux guides extrĂŞmement bien documentĂ©s qui donnent une idĂ©e du potentiel de cette rĂ©gion du monde. Certains musĂ©es sont encore un peu poussiĂ©reux mais mĂ©ritent le dĂ©tour ne serait-ce que pour se plonger dans l’histoire de l’humanitĂ©.  C’est dans l’oasis de Palmyre au beau milieu du dĂ©sert syrien, dans l’une des plus vieilles villes du monde que j’ai rencontrĂ© un voyageur isolĂ©. Un professeur de Lettres Ă Bordeaux qui raconte son besoin de se ressourcer perdu au milieu des vieilles pierres. Il ne regrette en rien cette Ă©vasion hors des sentiers battus, et sourit quand il se remĂ©more les avertissements de ses amis qui voient encore la Syrie comme un rĂ©servoir de terroristes. Ce voyageur explique ĂŞtre Ă©merveillĂ© par la gentillesse et la douceur du peuple syrien.Â
Les guides touristiques professionnels ont longtemps souffert et souffrent encore de cette image. Yousef, natif du plateau du Golan, aujourd’hui occupĂ© par IsraĂ«l, est l’un de ces guides, parlant couramment le français comme d’autres manient l’allemand ou le japonais et l’anglais, sait faire partager sa passion pour les richesses que recèle la terre syrienne.Â
Les trĂ©sors de Syrie se sont ces milliers de sites archĂ©ologiques qui couvrent toute les pĂ©riodes de la civilisation humaine. Et c’est un peu notre livre d’histoire que des chercheurs du monde entier viennent ouvrir. Le rĂ©gime autoritaire de Damas ne fait d’ailleurs pas vraiment de difficultĂ©s aux archĂ©ologues Ă©trangers qui supervisent chaque annĂ©e des dizaines de programmes de fouille. Bassal Jamous est le directeur gĂ©nĂ©ral des AntiquitĂ©s Ă Damas. C’est lui qui signe les autorisations de chantier. Pas moins de 140 cette annĂ©e et les dĂ©couvertes d’importance ne sont pas rares. La semaine dernière plus de 17 000 tablettes d’argile ont Ă©tĂ© mises Ă jour. Dans l’une des premières forme d’écriture, elles relatent les Ă©changes entre deux royaumes de la rĂ©gion explique avec gourmandise le Directeur des AntiquitĂ©s.Â
Pour voir ces trésors, il faut certes un peu transpirer. Mais ces souvenirs de voyage méritent l’effort.














