Bienvenue à Beyrouth

Le blog de Christophe Lurie


Le Tara Océans mouille à Beyrouth

Environnement

 © christophe lurie / rf

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Tara Océans est un navire d’expédition scientifique internationale. Le voilier a jeté l’ancre au port de Beyrouth, l’une des escales en méditerranée de cette aventure partie de Lorient en Bretagne il y a trois mois. Un périple autour du globe de 150.000 km et de trois années attend le voilier Tara pour étudier l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins.

L’équipage de Tara a pour mission de prélever des milliers d’échantillons d’eau, d’algues, de planctons et de micro-organismes unicellulaires. A chaque escale, ces échantillons sont envoyés dans les laboratoires pour analyses. Emmanuel Rénaud, est l’un des scientifiques embarqués. Il a souvent les yeux rivés sur son microscope, installé à bord du voilier, avec cet objectif en tête : comprendre le fonctionnement de cette biomasse constitués de virus, de diatomées, d’organismes unicellulaires, ou encore de méduses microscopiques ou de coccolithophores (les spécialistes apprécieront !).

Tous ces organismes sont en fait à la base de la chaine alimentaire marine. « 98% de la vie dans la mer est unicellulaire et on ne sait pas vraiment comment fonctionnent ces éléments explique Emmanuel Rénaud, on ne sait pas si ces organismes seront capables d’absorber un surplus de CO² et de l’amener au fond des océans comme ils l’ont fait pour créer le pétrole ou si ils vont tous mourir à cause de ça ? Pour comprendre toute cette mécanique océanique, nous avons besoin de comprendre toute cette biodiversité ».

Cette mission Tara Océans mobilise en mer comme à terre des dizaines de chercheurs, des biologistes, des physiciens et des océanographes. Elle devrait permettre de mieux connaître l’impact du réchauffement climatique sur les océans et son impact sur le cycle du carbone et de l’oxygène. Au fil des escales, plusieurs équipes scientifiques vont se succéder sur ce voilier de 36 mètres un petit format comparé aux bateaux océanographes de plus de 50 mètres.

Et il faudra compter une dizaine d’année d’études et de recherches pour connaître les résultats de cette quête scientifique autour du globe qui se terminera question prélèvements en septembre 2012 à New York. 

Un commentaire pour “Le Tara Océans mouille à Beyrouth”

  1. Anne-Marie dit :

    <p>Bonjour,<br />
    À quoi bon maintenir ouvert ce blog ? Il ne s’y passe jamais rien : pour preuve la date de ce dernier article. Et pourtant il y a une actualité au Liban.<br />
    Quelle déception !<br />
    Cordialement tout de même.</p>

    Bonsoir ! L’actualité est traitée prioritairement sur les antennes de Radio France ! Ce blog est alimenté de temps en temps. Pas assez souvent, vous avez raison !

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