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Le blog de Christophe Lurie


Tirs de roquettes et regain de tension

Violence

C’est à partir de deux rampes de lancement en bois, totalement artisanales que deux roquettes de type Katioucha (peut-être trois) ont été tiré ce vendredi en milieu de journée en direction du territoire Israélien. Dans les minutes qui ont suivit l’artillerie israélienne a riposté. Huit obus se sont abattus dans des vergers sur les hauteurs de Qlaileh, un village de l’extrême sud du Liban d’où sont parties les roquettes artisanales. Ce village est situé à quinze kilomètres de la frontière avec Israël.

Aucune organisation n’a revendiquée cette action dirigée contre Israël, mais il est peu probable que le Hezbollah chiite en soi à l’origine. L’organisation radicale a toujours niée être à la source de ce type d’action isolée. En revanche, l’hypothèse d’un tir orchestré par un groupe palestinien n’est pas exclue. En Janvier dernier, lors de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza des tirs similaires s’étaient produit sans faire de dégâts ni de blessés.

Pour le Premier Ministre Libanais sortant Fouad Siniora ces nouveaux tirs de roquettes « visent à provoquer une tension et à entrainer le Liban dans une situation de crise ». Peu après la chute des roquettes et la riposte d’Israël les forces onusiennes de maintien de la paix ont renforcé leur patrouille dans le secteur et la route qui serpente parfois à quelques dizaines de mètres de la frontière était désertée hormis les véhicules blancs de la FINUL.

L’organisation onusienne qui a déclenché une enquête sur cet incident a appelé Israël et le Liban à ne pas prendre de mesure qui pourrait provoquer une nouvelle flambée de violence. Le 14 Août dernier au troisième anniversaire de la « Victoire divine » qui selon la terminologie du Hezbollah marque la fin des hostilités de l’été 2006, le secrétaire général du mouvement radical chiite Hassan Nasrallah avait clairement indiqué que son organisation se tenait prête pour un nouvel affrontement avec Israël mais avait, dans le même temps, écarté l’hypothèse d’une guerre toute proche.

5 commentaires pour “Tirs de roquettes et regain de tension”

  1. gillaizeau dit :

    qu’en est-il du rapport rĂ©digĂ© par un juif concernant le bombardement par les israĂ«liens de 22 jours sur la bande de gaza avec des bombes au phosphore sur les hĂ´pitaux, les Ă©coles et les maisons des civils, faits attestĂ©s par un mĂ©decin humanitaire qui se trouvait dans un hĂ´pital pour soigner les blessĂ©s Ă  ce moment lĂ  et qui Ă©tait qualifiĂ© de crimes de guerre voir crimes contre l’humanitĂ© ?
    Va-t-il passer Ă  la trappe ?

    Ch.L : Plusieurs rapports ont vu le jour depuis la fin de l’opĂ©ration “Plomb Durci”. Plusieurs ONG dont Amnesty International ont publiĂ© des rapports. Les faits dont vous parlez ne sont pas limitĂ©s aux bombardements et aux seules dĂ©clarations d’un mĂ©decin humanitaire mais aussi aux incursions terrestres, aux destructions et aux victimes.

  2. Antoine dit :

    Avez-vous envisagĂ© que ces tirs pourraient ĂŞtre similaires Ă  l’incident du Golfe du Tonkin ? De l’autre cĂ´tĂ© de la frontière, ils cherchent tout prĂ©texte pour bombarder et envahir le Liban.

    Ch. L: L’instrumentalisation de milices armĂ©es, de groupes extrĂ©mistes n’est certes pas Ă  Ă©carter. Il n’est d’ailleurs pas besoin de remonter aux Ă©vènements du Golfe de Tonkin en 1964 pour se poser des questions sur les agissements de certains groupuscules armĂ©es dans la rĂ©gion. Mais en ce qui concerne ces derniers tirs de roquettes, aucun Ă©lèment probant ne permet de porter des accusations fondĂ©es sur une volontĂ© d’escalade dans la rĂ©gion. (Les roquettes artisanales ont d’ailleurs bien failli retomber sur le sol libanais).

  3. Antoine dit :

    “Des roquettes tirĂ©es du Liban”. Mais qui est le vĂ©ritable commanditaire ?

    Ch.L : Je pense avoir Ă©tĂ© clair dans ma rĂ©ponse prĂ©cĂ©dente. Pour expliquer ces derniers tirs de roquettes, je pense qu’il n’est pas nĂ©cessaire de chercher une explication au delĂ  des frontières comme vous le suggerez avec insistance.

  4. Antoine dit :

    Ce qui est clair c’est que vous avez surtout tronquĂ© mon message, sans mĂŞme l’indiquer. Encore un journaliste qui fait joujou avec les citations.

    Quant Ă  mon insistance Ă  y voir une cause de l’autre cĂ´tĂ© des frontières, elle est fondĂ©e sur la plainte bidon qu’ils ont dĂ©posĂ©e Ă  l’ONU suite Ă  ces tirs. La manip’ parait tellement grossière. Libre Ă  vous d’ĂŞtre naif.

    Ch.L: Oui, certains contenus de certains messages (comme le votre) sont tronquĂ©s et sans faire de manière. Libre Ă  vous d’avoir votre propre blog oĂą vous pourrez donner libre court Ă  vos reflexions et oĂą votre identitĂ© ne sera pas dissimulĂ©e derrière un pseudonyme.

    Quand aux plaintes dĂ©posĂ©es Ă  l’ONU, elles sont frĂ©quentes, rĂ©gulières et finalement banalisĂ©es, lorsque la rĂ©solution 1701 est violĂ©e. D’ailleurs l’Etat Libanais proteste Ă©galement et rĂ©gulièrement auprès des Nations Unies en raison des incursions quotidiennes de l’aviation israĂ©lienne dans l’espace aĂ©rien libanais.

  5. Antoine dit :

    Indiquer qu’un message a Ă©tĂ© tronquĂ© n’est que de l’honnĂŞtĂ© intellectuelle et n’a rien Ă  voir avec des manières. (venant d’un journaliste, le terme de “manières” est Ă©tonnant). Vous combinez mauvaise foi, arrogance, mĂ©pris et condescendance. Quant Ă  mon identitĂ©, elle n’a aucune incidence sur mon propos. Nous discutons ad rem, pas ad hominem ou ad personam.

    Ch.L : Pfff !

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