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Le blog de Christophe Lurie


Article(s) de juillet 2009

Palmyre, l’oasis au coeur du dĂ©sert syrien

Jeudi 23 juillet 2009

Palmyre, la palmeraie et le temple de Bel © Christophe Lurie

Palmyre, la palmeraie et le temple de Bel © Christophe Lurie

Partir en vacances en Syrie, n’est pas une idĂ©e qui vient spontanĂ©ment Ă  l’esprit des voyageurs. Les candidats au voyage français partent volontiers au Maroc ou en Tunisie mais Damas, Alep ou Palmyre ne sont pas des destinations de tourisme qui viennent immĂ©diatement Ă  l’esprit.

La Syrie n’est pas de toute façon une destination de tourisme de masse. Le pays n’est pas Ă©quipĂ© pour cela et n’a pas l’intention de dĂ©velopper cette forme d’industrie.  Il n’en demeure pas moins que la Syrie s’ouvre de plus en plus. Cette annĂ©e, les français sont devant les espagnols et les allemands, question frĂ©quentation de ce pays que les Etats Unis ont longtemps classĂ© sur “l’axe du mal” selon les mots de l’ancien PrĂ©sident amĂ©ricain Georges W Bush. 

La Syrie est riche de centaines de sites archéologiques aménagés et hors saison il n’est pas rare de pouvoir visiter quasiment seul des lieux magiques et d’une beauté remarquable. Il existe de nombreux guides extrêmement bien documentés qui donnent une idée du potentiel de cette région du monde. Certains musées sont encore un peu poussiéreux mais méritent le détour ne serait-ce que pour se plonger dans l’histoire de l’humanité.  C’est dans l’oasis de Palmyre au beau milieu du désert syrien, dans l’une des plus vieilles villes du monde que j’ai rencontré un voyageur isolé. Un professeur de Lettres à Bordeaux qui raconte son besoin de se ressourcer perdu au milieu des vieilles pierres. Il ne regrette en rien cette évasion hors des sentiers battus, et sourit quand il se remémore les avertissements de ses amis qui voient encore la Syrie comme un réservoir de terroristes. Ce voyageur explique être émerveillé par la gentillesse et la douceur du peuple syrien. 

Les guides touristiques professionnels ont longtemps souffert et souffrent encore de cette image. Yousef, natif du plateau du Golan, aujourd’hui occupé par Israël, est l’un de ces guides, parlant couramment le français comme d’autres manient l’allemand ou le japonais et l’anglais, sait faire partager sa passion pour les richesses que recèle la terre syrienne. 

Les trésors de Syrie se sont ces milliers de sites archéologiques qui couvrent toute les périodes de la civilisation humaine. Et c’est un peu notre livre d’histoire que des chercheurs du monde entier viennent ouvrir. Le régime autoritaire de Damas ne fait d’ailleurs pas vraiment de difficultés aux archéologues étrangers qui supervisent chaque année des dizaines de programmes de fouille. Bassal Jamous est le directeur général des Antiquités à Damas. C’est lui qui signe les autorisations de chantier. Pas moins de 140 cette année et les découvertes d’importance ne sont pas rares. La semaine dernière plus de 17 000 tablettes d’argile ont été mises à jour. Dans l’une des premières forme d’écriture, elles relatent les échanges entre deux royaumes de la région explique avec gourmandise le Directeur des Antiquités. 

Pour voir ces trésors, il faut certes un peu transpirer. Mais ces souvenirs de voyage méritent l’effort.