L’impossible intégration des réfugiés palestiniens au Liban
Lundi 15 juin 2009La Syrie, l’Egypte, pays qui possèdent une frontière commune avec Israël ont dénoncé le discours de Benyamin Netanyahou. La réaction libanaise au discours du Premier Ministre Israélien s’est traduite par une déclaration de Michel Sleimane. Le Président du Pays du Cèdre appelle la communauté internationale, Etats-Unis et Europe, à faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il accepte les initiatives de paix « justes ». Parmi les exigences formulées par Israël, l’exclusion de tout accord sur le retour des réfugiés palestiniens ruine pour le Liban toute forme de plan de paix. Depuis l’exode massif des Palestiniens en 1948, 400 000 personnes vivent aujourd’hui dans douze camps de réfugiés mais aussi parmi la population libanaise.
Le débat de l’intégration des réfugiés palestiniens au peuple libanais fait régulièrement rage à Beyrouth. Mais un des articles de la Constitution du Liban exclue de toute façon l’hypothèse de leur implantation définitive. Toute naturalisation des réfugiés semble également impossible car elle provoquerait un déséquilibre en faveur de la communauté musulmane sunnite dans un pays où la stabilité interconfessionnelle est un questionnement quotidien.
Le Liban à travers le communiqué de la Présidence exige l’application du plan de Paix adopté par la Ligue Arabe en 2002 qui prévoit notamment un règlement équitable du droit au retour des réfugiés palestiniens, mais surtout le retrait israélien de toutes les zones occupées depuis la guerre de six jours en 1967 et la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est comme capitale.
Ces deux derniers points restent cruciaux, tandis que l’intégration des réfugiés n’est qu’un épouvantail que l’on agite régulièrement au Liban, car intégrer les Palestiniens ferait le jeu d’Israël dit-on dans toutes les officines politiques, toutes confessions religieuses confondues.














