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Le blog de Christophe Lurie


Article(s) du 13 juin 2009

Saad Hariri, Premier Ministre du Liban ?

Samedi 13 juin 2009

Saad Hariri, riche homme d’affaire libanais et actuel chef de la coalition pro-occidentale est pressenti pour devenir le prochain premier ministre du Pays du Cèdre. Fils de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri, assassinĂ© en fĂ©vrier 2005, Saad Hariri s’est dit favorable Ă  un gouvernement d’unitĂ© formĂ© avec ses adversaires, entres autres ceux du Hezbollah. 

Saad Hariri après la mort dans un attentat spectaculaire de son père Rafic Hariri dirige depuis quatre ans la majoritĂ© parlementaire pro-occidentale, une coalition formĂ© par la communautĂ© sunnite, druze et une partie des chrĂ©tiens. HĂ©ritier d’une fortune colossale, partagĂ© avec frĂŞres et soeur, âgĂ© de 39 ans, Saad Hariri pourrait ĂŞtre, selon son propre aveu, le prochain Premier Ministre du Liban. La nouvelle assemblĂ©e nationale le dira dans une semaine, le 20 juin quand elle dĂ©signera le chef du gouvernement  (un sunnite) et le PrĂ©sident du Parlement (un chiite). Saad Hariri a affirmĂ© vouloir renforcer les liens diplomatiques avec la Syrie mais n’a pas Ă©tĂ© prolixe sur ces futures relations avec Damas. Depuis la mort de Rafic Hariri avec 22 autres personnes dans un attentat Ă  la voiture piègĂ©e, Saad Hariri n’a eut de cesse de rĂ©gulièrement accuser la Syrie d’être derrière cette opĂ©ration terroriste.

Un autre dossier Ă©pineux l’attend s’il devient Premier Ministre : l’arsenal du Hezbollah. Certaines des armes en possession de la milice chiite seraient bien supĂ©rieures aux capacitĂ©s dont dispose l’armĂ©e rĂ©gulière du Pays du Cèdre. 

Sur cette question qui empoisonne la vie politique libanaise depuis des annĂ©es, Saad Hariri s’est pour l’instant habilement Ă©loignĂ© de la polĂ©mique en affirmant que ce dossier doit ĂŞtre nĂ©gociĂ© dans la cadre du “dialogue national”, une sorte d’atelier de travail sur la stratĂ©gie de dĂ©fense nationale que supervise le PrĂ©sident de la RĂ©publique (un chrĂ©tien).

Mais bien avant la reprise de ce fameux et improbable “dialogue national”, il faudra former un gouvernement. Et ça, c’est loin d’ĂŞtre une sinĂ©cure. Les spĂ©cialistes tablent sur deux Ă  trois mois de nĂ©gociations, avant que chacune des forces politiques ne s’accordent sur le partage du pouvoir.