Au secours, la population allemande rétrécit !
Posté dans: statistiques
Les chiffres que vient de publier l’office fédéral des statistiques sont très clairs. La population la plus nombreuse de l’Union européenne -82 millions d’habitants- est en passe de se réduire comme une peau de chagrin. Un recul démographique diagnostiqué de longue date. Et la contribution personnelle de la ministre allemande de la famille, Ursula von der Leyen, -sept enfants- ne suffit pas à inverser la tendance ni à convaincre ses compatriotes de fonder des familles nombreuses.
Sans vous accabler de statistiques, quelques chiffres résument à eux seuls la tendance au dépeuplement dont souffre l’Allemagne. Ici le taux de fécondité stagne à 1,4 depuis plus de trois décennies. A ce rythme, le pays comptera entre 65 et 70 millions d’habitants en 2060. Le nombre de décès, déjà supérieur à celui des naissances, devrait augmenter sensiblement au cours des prochaines années. Car c’est naturellement à vieillissement de la population que l’on assiste. Dans un demi-siècle, un tiers des Allemands aura plus de 65 ans.
Même si les femmes allemandes se décident à avoir plus d’enfants (littéralement on dit ici de façon charmante “recevoir un bébé”) la tendance ne peut plus être inversée. Et l’immigration ne suffira sans doute pas à enrayer ce phénomène de dépeuplement. Première conséquence, une diminution du pourcentage de la population active, par rapport au nombre de retraités. Donc vraisemblablement des cotisations sociales de plus en plus élevées et des allocations vieillesse qui s’effritent. Le deuxième résultat de cause à effet porte à terme sur l’affaiblissement de la puissance économique de l’Allemagne par rapport à ses voisins européens, mais aussi sur le plan mondial.
Ce scénario catastrophe qui paraît cohérent sur le papier est-il irréversible ? Pas sûr. Parce que les politiques natalistes et d’immigration peuvent être prises à bras le corps pour enrayer ce phénomène. En 2025, il y aura sur terre 8 milliards d’habitants. Parmi ceux issus des pays pauvres, beaucoup seront tentés -qu’on les y invite ou non- de s’installer dans un Etat européen dont les standards de vie sont élevés. Si l’Allemagne le souhaite, il lui suffira d’ouvrir les bras.