L’Allemagne, égoïste ou pragmatique ?
Les Allemands ont-ils une indigestion d’Europe ? L’époque où ils se montraient  prêts à consentir à tous les efforts pour permettre à la machine européenne de tourner rond semble en tout cas révolue. Berlin fait comprendre aux Grecs que l’Allemagne ne paiera pas pour résorber leur dette publique abyssale, et évoque même l’idée d’exclure de la zone euro les pays qui s’affranchissent de toute discipline budgétaire. Une posture-plus qu’une politique- qui en dit long sur l’agacement et la déception des Allemands.
Les considérations de politique intérieure expliquent pour une part le raidissement de Berlin face au dérapage des finances publiques grecques.  Car même si elle est meilleure que celle de la plupart des pays de l’Union européenne, la situation économique et budgétaire de l’Allemagne n’est pas enthousiasmante. Le budget 2010 voté vendredi -il était temps !- par le Bundestag prévoit un endettement de plus de 80 milliards d’euros. Ce nouveau gouffre est lié aux baisses d’impôts décidées par la coalition CDU-CSU/FDP et aux mesures de relance de la croissance.
Dans ce contexte et même si le marché de l’emploi résiste mieux qu’en France, Angela Merkel ne peut en aucun cas se permettre de jouer les bons samaritains auprès d’Etats en déroute financière. L’opinion allemande jugerait hors de propos une telle générosité et le gouvernement associant conservateurs et libéraux  n’y survivrait tout simplement pas. D’autres pays européens ironisent sur une Allemagne à la fois donneuse de leçon et qui ne respecterait pas elle-même les critères de Maastricht. Or c’est justement parce que les Allemands ont conscience de leur propres difficultés qu’ils refusent de cautionner tout laxisme budgétaire chez les autres.
Conserver une monnaie  solide relève chez les Allemands -droite et gauche confondue- d’une obsession amplement justifiée par leur histoire. Au point que près de la moitié d’entre eux serait favorable à une réintroduction du mark si l’euro continuait à être fragilisé par les dérives budgétaires de certains pays. Car l’Allemagne n’a renoncé à  sa monnaie nationale qu’en échange d’un cahier des charges censé être respecté à la lettre. Aujourd’hui les intentions couchées sur le papier se sont fracassées sur la réalité et parfois sur la facilité. C’est aussi ce qui exaspère les Allemands dans la crise grecque.















29 mars 2010 Ã 13:31
La position nationaliste de notre gouvernement est complètement déplacée. Lorsque les Allemands de l ‘ Est comme Mme Merkel ont frappé à la porte de l ‘ Europe en 1989, qu’ aurait-on dit si Monsieur Delors avait réagit comme Merkel le fait maintenant.
8 avril 2010 Ã 11:52
Qui a payé la réunification de ce pays?. Les Allemands!, d’ailleurs, ils paient encore.
Et nous Français, infoutus de faire vivre dignement le pays, nous voulons donner des leçons!. Lamentble et honte aux politiques. Pourquoi devrais-je payer un défit que je n’ai pas creusé?.