Bienvenue à Berlin

Le blog de Bertrand Gallicher


Le cas Opel

Economie

Avec plus de 25.000 salariés en Allemagne, Opel en grande difficulté financière devient un enjeu politique majeur en cette période de campagne électorale pour les européennes, et surtout à quatre mois des législatives. Paradoxalement, au sein de la grande coalition CDU-CSU / SPD où l’on n’a plus grand-chose à se dire, ce dossier oblige à se parler. Même si les uns et les autres ne sont pas forcément d’accord sur la méthode à employer pour sauver l’entreprise, il s’agit de préserver autant que possible les emplois. La maison-mère General Motors, au bord de la faillite, n’est pas un interlocuteur facile.

Le ministre SPD des Finances Peer Steinbrück et son jeune collègue CSU de l’Economie Karl-Theodor zu Guttenberg côte à côte face aux caméras et aux objectifs des photographes, ce jeudi matin à l’aube, devant la chancellerie, après une réunion qui a duré la majeure partie de la nuit avec un émissaire américain, des dirigeants de General Motors et les repreneurs potentiels. Un front commun pour dénoncer l’attitude des Etats-Unis qui, laissent t’ils entendre, ne jouent pas le jeu. Peer Steinbrück est déçu par l’attitude des autorités américaines. Son coéquipier aussi.”Le Trésor américain aurait pu se donner plus de mal pour choisir son représentant” dit le ministre de l’Economie, qui qualifie les informations fournies par ledit émissaire de “secondaires, pour rester poli”.

Au delà des montages financiers complexes -la création d’une société fiduciaire chargée de gérer provisoirement Opel et qui bénéficierait de 1,5 milliards d’Euros de crédits publics- se pose la question du travail en commun avec les Etats Unis sur ce dossier. La grande crainte de Berlin est de voir les aides publiques disparaître de l’autre côté de l’Atlantique. General Motors a encore réclamé 300 millions d’Euros au moment où s’ouvrait cette réunion annoncée comme décisive. Cette nouvelle exigence a scandalisé le ministre allemand des finances.

La visite éclair de Barack Obama la semaine prochaine en Allemagne incitera t’elle les Etats-Unis à se montrer plus coopératifs sur ce dossier ? A Berlin, le gouvernement Merkel se montre très prudent, voire méfiant sur les intentions américaines. Non sans raison, comme l’a montré l’épisode de cette nuit. Restent les investisseurs potentiels -Fiat et l’équipementier canadien Magna- qui donnent de l’espoir, comme le dit Roland Koch le chef du gouvernement régional de Hesse où se trouve le siège d’Opel. Les Américains, eux,  lui inspirent plutôt de la colère.

Un commentaire pour “Le cas Opel”

  1. CARLIER dit :

    pourrais je recevoir le discours du Pasteur Fuhrer qui est exposé à la sortie du Temple de Leipzig ? j’ai écouté votre émission ce matin sur France Info et cela m’a touchée
    merci

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churchill

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