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Le blog de Bertrand Gallicher


Relance : Pourquoi Angela traîne les pieds

Politique

A la veille de la présentation des mesures de relance économique que la Commission européenne doit proposer mercredi, le sommet Sarkozy-Merkel ce matin à l’Elysée  bute sur les différences d’approche entre les deux partenaires. Ces mesures, “la France y travaille, l’Allemagne y réfléchit” résume le président français. “Le risque est de confondre action et précipitation” répond la Chancelière, qui refuse de mettre la main au portefeuille pour financer le plan européen. Qu’est-ce qui chagrine tant Angela Merkel dans ce projet de relance économique à l’échelle de l’Europe ?

Les Allemands ont été les premiers mercredi dernier -et jusqu’à aujourd’hui les seuls- à chiffrer à 130 milliards d’Euros  le plan européen de relance économique qui sera présenté le 26 novembre à Bruxelles. Une indiscrétion du ministère allemand des finances, non confirmée par la Commission européenne, mais qui a permis au gouvernement Merkel de faire savoir, avant tous les autres, qu’il faudrait comptabiliser dans la participation allemande les 32 milliards d’Euros sur deux ans déjà engagés par l’Allemagne au profit de sa propre économie. Pourquoi tant de célérité ? Parce que Berlin n’a pas envie d’être la vache à lait de l’Europe ? Pas seulement.

Il y a d’abord une  réticence naturelle des Allemands envers les ponctions financières opérées par Bruxelles, pour des objectifs dont l’efficacité reste à démontrer. Etre la première économie de la zone Euro n’a pas que des avantages : C’est toujours le premier de la classe qui est sollicité. Le manque d’enthousiasme de l’Allemagne s’explique aussi par la crainte de voir ce plan de relance donner des ailes à Nicolas Sarkozy pour son projet de gouvernement économique européen, dont Berlin ne veut pas entendre parler.

Et puis les Allemands, fiers à juste titre du redressement de leurs finances publiques, ne sont pas emballés à l’idée de devoir sacrifier leur orthodoxie financière sur l’autel de la relance économique. Quoique. Sur ce point,  il y a débat entre ceux -comme le ministre CSU de l’Economie Michael Glos- qui réclament plus de pouvoir d’achat tout de suite par une baisse des impôts, et ceux -comme son collègue SPD des finances Peer Steinbrück- qui ne veulent pas toucher au quasi équilibre budgétaire, si difficile à réaliser. Une chose est sûre,  pas question ici de diminuer la TVA, dont le taux a été au contraire augmenté de trois points début 2007, sans grand effet négatif sur la consommation. Au moins un sujet sur lequel Berlin et Paris s’accordent.

Un commentaire pour “Relance : Pourquoi Angela traîne les pieds”

  1. Nicole Lamboley dit :

    On comprend les Allemands. De toutes les façons, puisque, paraît-il,(???) la France serait le seul état européen à ne pas connaître la récession, qu’ elle se montre donc généreuse, au lieu de se décharger sur ses voisins !
    Nicole Lamboley

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