Marathonsuperman
Lundi 29 septembre 2008Parti comme une flèche du centre-ville de Berlin, ce dimanche 28 septembre,  l’Ethiopien Haile Gebrselassie est arrivé sur le même rythme  à la porte de Brandebourg moins de deux heures et quatre minutes plus tard, après avoir parcouru les 42 kilomètres et 195 mètres du marathon. En battant de 27 secondes son propre record du monde établi l’an dernier sur le même tracé, il signe aussi sa troisième victoire à Berlin. Un marathon au parcours très plat qui favorise cette performance exceptionnelle. La course à laquelle participent 40.000 coureurs est aussi un évènement populaire qui réunit un million de spectateurs, dans une ambiance très  berlinoise. Donc extrêmement sympathique.
Longtemps après  que le héros du jour Haile Gebrselassie a répondu aux journalistes et pris sa douche, ils étaient encore des milliers à  franchir par paquets la ligne d’arrivée à la porte de Brandebourg. Toutes générations confondues, chacun à son rythme, beaucoup avec des écouteurs de mp3 vissés dans les oreilles. Un marathon normal, bien sûr. Mais ce qu’il y a de bien à Berlin, c’est que si le parcours plat permet à quelques uns des performances hors du commun, il offre aussi à la plupart des concurrents la possibilité de  finir l’épreuve en profitant vraiment de ce point de vue unique sur la capitale allemande débarrassée pour la circonstance d’une bonne partie de la circulation automobile.
Au delà du record du monde, le marathon était cette année béni des Dieux. Soleil et température idéale, au moins pour les tout premiers qui ont bénéficié d’un peu de fraîcheur matinale. Ensuite, il a fait presque trop chaud. C’est du moins ce que m’a dit un participant expérimenté - il court des marathons aux quatre coins de la planète depuis des années- et dont les auditeurs de Radio France connaissent aussi la passion pour l’aéronautique. Frederic Beniada a bouclé ce tour de Berlin en  3 heures 35 minutes et 31 secondes. Bravo. Et si moi aussi je courais le marathon l’année prochaine ?














