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Destruction massive par la faim

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« Chaque enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné« . Le vice président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme aux nations Unies, Jean Ziegler, n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, les pays riches, et les institutions internationales, ne mènent pas le combat contre la faim, qui pourrait être éradiquée, mais sont au service des industries agroalimentaires. Son livre « Destruction massive » (éd. Seuil), est un brûlot qui nous apprend par exemple que le FMI a conduit, par ses politiques douanières, Haïti a ne plus produire son propre riz comme il y a 15 ans, mais à l’acheter aux Etats-Unis à des prix devenus exorbitants.

Jean Ziegler était invité du 12-14. Ecouter la séquence : ICI

Un commentaire pour “Destruction massive par la faim”

  1. Pierre Blard dit :

    Bonjour Mr Thomasson,

    je vous félicite et vous remercie d’avoir osé invité Jean Ziegler sur France Info à une heure de grande écoute. Son analyse dénonce le rôle des institutions telles que FMI et Banque mondiale, bras armés de la finance et des multinationales qui engendrent surproduction au Nord et sous nutrition au Sud. Les mots employés étaient durs (assassinat des pauvres), mais ils n’en paraissaient pas moins justes tant la réalité est révoltante. Du coup j’ai cru que ma mâchoire allait se décrocher quand, une fois l’interview de Jean Ziegler terminée, vous avez passé la parole à votre correspondant à la bourse de Paris. Sans transition, celui-ci a interrogé un “analyste” financier qui faisait l’éloge des placements dans des fonds agro-alimentaires. Comment ne pas être saisie par l’ironie et la schizophrénie de cet instant journalistique ? N’avez vous pas eu envie d’avaler votre micro ? Sincèrement j’aurais apprécié que vous glissiez une petite phrase pour dénoncer cet appel aveugle à l’égoïsme et souligner l’ironie de la situation. A quoi bon donner 50 euros par an à “Action contre la faim” si dans le même temps nous avons placé notre épargne sur des produits financiers qui provoquent la faim ? J’ai bien peur que nous soyons encore longtemps prisonniers de cette schizophrénie.

    C’est la même chose au sujet de la “dette” : tant qu’on ne réformera pas le système de création monétaire pour revenir à la situation d’avant 1973, la dette ne disparaitra pas. Même privatiser ce qui peut encore l’être revient à reculer pour mieux sauter… le tonneau des Danaïdes ne sera jamais rempli. Il faut changer de tonneau.

    Cordialement

    Pierre Blard

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